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Les anciens livres

Ananas
   Posté le 15-01-2005 à 21:12:54   

"Les créatures magiques et légendaires les plus connues" par Naïad Néant

Dictionnaire

Elément AIR : abnégation et engagement total, pureté

Alcyons n.m.pl. Oiseaux de mer considérés comme le symbole de paix et de tranquillité ()
Corbeaux n.m. pl. Petits corvidés à plumage noir tel que les choucas, les corneilles, les freux, les craves... ou, plus précisément, oiseau passereau au plumage noir pouvant atteindre une envergure d'un mètre, souvent appelé grand corbeau. ()
Hirondelles n.f. pl. Oiseaux de passage, de petite taille, au cou court, aux longues ailes effilées et à la queue bifide, qui paraissent au printemps et auxquels s'associent, de ce fait, de nombreux mythes et légendes.
Roc (Rock) n.m. Oiseau gigantesque et relativement intelligent. ( β )
Papillons n.m.pl. Les papillons sont des insectes pourvue d'ailes généralement colorées. Symbole de la légèreté ou de la bagatelle. ()
Papillons de *****
taille: 5 cm env.
Le mâle a une teinte rouge tandis ce que la femelle a une teinte bleue....
Arachné n.p. Lydienne, fille d'Idmon de Colophon, qui se vanta de tisser mieux qu'Athéna (dans la mythologie grecque) ou Minerve (dans la mythologie romaine) et la défia. Gagnant son pari sur la déesse, elle s'en attira le courroux. Elle fut transformée en araignée. ( β )
Harpies (Harpyes) n.f. pl. Monstres à tête de femme et à corps d’oiseau. Filles de Thaumas et d'Électre. Leur nombre varie selon les traditions. On peut citer Aellô, Ocypétès, Caelano, Podarge et Nicothoé.( α )
Pégase n.p. Cheval ailé, fils de Méduse et de Poséidon, frère de Khrysaor. Bellérophon en fit la conquête et terrassa ainsi la Chimère. Le cavalier périt lorsque, trop audacieux, il voulut partir à la conquête de l'Olympe et que Pégase, s'y refusa, le désarçonnant.( γ )
Sleipnir n.p. Merveilleux étalon a huit pattes d'Odin. ( β )
Licornes ( γ )

Elément TERRE – nourriciers, précepteurs

Amalthée n.p. Selon les sources, chèvre qui nourrit Zeus lorsqu'il était enfant ou Nymphe qui possédait cette chèvre. ()
Audumla n.p. Vache gigantesque. Nourricière des géants. ()
Heidrun n.p. Chèvre paissant dans les branche d'Yggdrasil et qui dispense aux guerriers d'Odin le lait dont ils se nourrissent. ()
Centaures n.m. pl. Un centaure est un monstre au corps de cheval, au buste et au visage d’homme. ( β )
Minotaure n.m. Créature à corps d'homme et à la tête de taureau née de l'union de Pasiphaé et d'un taureau blanc, cachée par le roi Minos dans un labyrinthe construit par Dédale et nourrie de jeunes gens. Thésée, avec l'aide d'Ariane, tua le monstre. ( α )
Méduse (Gorgô) n.p. Méduse, parfois nommée la Gorgone, est la soeur de Sthennô et Eurualè. Elle est la seule de ces trois Gorgones à être mortelle : Persée mettra fin à ses jours en lui tranchant la tête et de son sang naîtront deux enfants : Khrysaor et Pégase. ( α )
Sanglier de Calydon n.p. Monstre créé par Artémis en vue de punir Œnée de son impiété. Il dévasta ses terres, tua de nombreux héros avant d'être terrassé par Atalante et Méléagre. Le partage de sa dépouille causa une guerre entre les Étoliens et les Curètes. ( γ )
Satyres et Faunes n.m.pl. Dans la mythologie grecque, les satyres sont des créatures mi-homme mi-bête vivant dans les bois, poursuivant les Nymphes et jouant de la musique. Les faunes sont les correspondants romains des satyres. ( γ )

Elément EAU – pouvoirs, secrets et métamorphoses, grands mystiques

Charybde (Kharybdis) n.p. Charybde est un redoutable monstre marin qui engloutit la mer et la régurgite. ( α )
Scylla n.p. Monstre marin mi femme mi bête. Aimée du dieu marin Glaucos, la très belle nymphe Scylla fut transformée par Circé, jalouse, en monstre qui se fixa sur un écueil qui prit son nom. ( α )
Dauphins n.m.pl. Animaux aquatiques sociables évoqués par de nombreuses mythologies. Figures de sculpture antique. Attributs, en armoiries. ( γ )
Loups-Garou () 3 types
Hérissons n.m.pl. Petits mammifères insectivores dont la peau du dos est toute couverte de longs piquants. Sont également appelés ainsi, des animaux comme les oursins, les coquillages et les champignons qui présentent des piquants. ( γ )
Sirènes (Seirênes) n.f. pl. Monstres au corps de poisson ou d’oiseau, au buste et au visage de femme. ( α )
Nidhogg n.p.Serpent attaquant la troisième racine de frêne gigantesque supportant l'univers, Yggdrasil.()
Tatsu n.p. Dragon de la mythologie Japonaise. Divinité des eaux. Emblème du pouvoir. ( β )
Basilic ()

Elément FEU – guerriers purificateurs, fidèles gardiens des secrets

Phénix ()
Le phénix ou phoenix (qui se dit Phoinix en Grec) est un oiseau ressemblant au héron, qui symbolise l'immortalité et la résurrection.
Chiens n.m. pl. Mammifères carnivores domestiqués par l'homme - principalement pour la chasse et la garde - faisant l'objet de nombreux mythes. ( γ )
Cerbère n.p. Chien monstrueux, gardien de la porte des Enfers. ( β )
Anubis (Hermanubis) n.p. Dieu des morts et conducteur des âmes. Adoré sous la forme d'un chacal ou d'un chien, ou sous une forme humaine pourvue d'une tête de chacal. Il aida Isis à embaumer Osiris.
Dragons n.m. Usuellement décrits, dans la civilisation occidentale, comme des reptiles au museau de crocodile et aux ailes de chauve-souris, les dragons, selon les civilisations et les époques, ont épousé de nombreuses autres formes. ( α )
Chimère n.f. et n.p. Monstre issu d'Échidna et de Typhon, soufflant des flammes et ayant la tête d'un lion, le ventre d'une chèvre et la queue d'un dragon. Élevée par Amisodarès, roi de Carie ; Iobatès, le roi de Lycie, demanda à Bellérophon de tuer le monstre. ( α )
Griffons (Grypes) n.p. Créatures ayant une tête d'aigle et le corps d'un lion pourvu d'une paire d'ailes. Les Griffons garderaient le trésor d'Apollon dans les terres des Hyperboréens.
Sphinge n.f. Monstre à corps de lionne - le plus souvent pourvu d’ailes - et à tête humaine.
Sphinx n.m. Monstre à corps de lion - parfois pourvu d’ailes - et à tête humaine ou d'un autre animal. γ

le tout associé à, inspiré par et basé sur: Expressions et Proverbes, Etymologie, Zoologie, Héraldique, Mythologie romaine, Mythologie et symbolique biblique, Mythologie germanique, Géographie, Musiques, opéras, ballets, Mythologie grecque, Mythologie égyptienne, Mythologie japonaise, Mythologie arabe, Interprétation, Monuments et sites... "

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Le guide des ADEA, avec l'aide des élèves d'ECA

Papillons n.m.pl.

Les papillons sont des insectes pourvue d'ailes généralement colorées. Symbole de la légèreté ou de la bagatelle. ()

Papillons de *****
taille: 5 cm env.

Le mâle a une teinte rouge tandis ce que la femelle a une teinte bleue....
On peut en reconnaître deux types, la femelle, rouge, et le mâle, bleu.

Ces papillons ont pour caractéristique d'avoir un comportement de séduction prénuptial très avancé. En effet, en plus d'une danse de l'amour absolument magnifique, le mâle et la femelle jouent à un jeu basé sur l'attirance et la répulsion : la femelle a pour capacité d'émettre une substance qui refoule le mâle, tandis que le mâle émet lui une substance qui attire la femelle. Les effets sont brefs, mais répétés. On assiste alors à un jeu fabuleux entre les deux créatures.

Ces papillons peuvent faire bénéficier d'autres créatures de leur talent. Ainsi, un Humain ayant sur son épaule l'un de ces papillons verra son charisme envers le sexe opposé amélioré ou diminué selon qu'il porte sur lui le mâle ou la femelle.

Ces papillons n'ont malheureusement qu'une espérance de vie de 2 semaines, et leurs apparitions sont rarissimes....

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Centaures n.m. pl.

Un centaure est un monstre au corps de cheval, au buste et au visage d’homme. ( β )

Chiron n.p. Fils de Philyra ou de Saturne, Chiron est un centaure immortel, bon, sage et aux immenses connaissances médicinales. Il éduqua Achille, Jason, Asclépios. Involontairement empoisonné par Héraclès, il renonça à l'immortalité pour abréger ses souffrances.

Eurytion (Eurytos) n.p. Centaure qui, lors des noces de Pirithoos et d'Hippodamie, après s'être enivré, voulut ravir la fiancée. Il fut affreusement mutilé.



Minotaure n.m.

Créature à corps d'homme et à la tête de taureau née de l'union de Pasiphaé et d'un taureau blanc, cachée par le roi Minos dans un labyrinthe construit par Dédale et nourrie de jeunes gens. Thésée, avec l'aide d'Ariane, tua le monstre. ( α )

Les minotaures sont d'immenses créatures: beaucoup sont deux fois plus haut qu'un homme et de constitution bien plus imposante. Leur gigantesque tête de taureau est forte et horrible, et leur cornes sont effilées et dangereuses. En plus de leur tête de taureau, de nombreux minotaures ont également les membres inférieurs d'un animal.
Quand un minotaure décèle l'odeur du sang, une violence démente l'envahit et il s'acharne sur ses malheureux ennemis. Une fois l'adversaire abattu, il démembre la carcasse de ses puissantes mâchoires et engloutit des quartiers entiers de chair crue et sanguinolente. C'est cette soif de sang qui le rend si redoutable.

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Loups-Garou () 3 types

- Le rêveur :
L'esprit du loup ne sort que dans leur rêve. Dans leur rêve, ils sont des loups chassant et hurlant en meute.

- Psychique :
C'est un peu comme si un esprit de loup était dans un corps humain. Ils pensent et agissent comme un loup, mais il leur est impossible de se transformer physiquement.

- Physique :
Pour eux, la transformation physique est réalité. Bien sûr, la plupart du temps, ils conservent une apparence humaine car il est préférable de rester incognito. Ce type là est le plus courant.

Comment devient-on loup-garou ?

- Naître loup-garou :
On pense que ceux qui naissaient coiffés, avec une tache de vin ou des cheveux ressemblant à des poils de loup étaient des loups-garous. Parmi les Serbes et les Slovènes, ainsi qu'en Pologne, on disait que ces enfants avaient le don de double vue et de métamorphose. Bien que pouvant se changer en divers animaux, on disait qu'ils préféraient le loup hardi et assoiffé de sang.
On dit qu'un loup-garou peut provenir d'un accouplement entre un homme et un Garou, entre 2 Garous ou même entre un loup et un garou.

- Par morsure :
La croyance au loup-garou se retrouve dans les régions d'Europe côtières à l'océan Atlantique, où les loups-garous sont des humains mordus par ces êtres, ce qui provoque une transformation génétique chez la victime. Après cela, lors des nuits de pleine lune, les humains ainsi mordus se transformeront en un loup énorme doué de sens hyper développés, et chercheront sans merci pendant la nuit des victimes pour les dévorer sans pitié.

Caractéristiques du loup-garou

- Son côté humain :
On ne peut pas vraiment le différencier de l'humain, lorsqu'il adopte son apparence humaine. Il mène une vie très semblable à celle d'un humain. Il a souvent le même rythme de vie et les mêmes activités (travail, loisir...). Le loup-garou n'est pas immortel et possède une espérance de vie comparable à celle des humains.

- Son côté loup :
Ce n'est que lorsqu'il se métamorphose, que le mythe du loup-garou prend forme. L'homme devient alors un être hybride mi-homme mi-loup. Son corps recouvert de poil prend en général plus de volume. Sa force et certain de ses sens comme l'ouïe ou l'odorat se décuplent.

Une fois metamorphosé, il posséde parfois des pouvoirs magiques.

- L'influence de la lune :
Son influence est très grande pour tous les loups-garous. Elle donne l'énergie et l'espoir. Tous les loups-garous se rallient sous sa lumière, particulièrement lorsqu'elle est pleine. Elle bénéficie d'une sorte de vénération ou du moins de fascination de leur part. Contrairement à ce que l'on croit souvent, les loups-garous ne se transforment pas uniquement les nuits de pleine Lune, mais ils arrivent à contrôler leur transformation. Ils pourraient le faire en plein jour au besoin.

- L'appel de la nature :
Très proches de la nature, les garous ont souvent une affinité avec celle-ci, une sorte de compréhension innée de leur environnement. La plupart essayent du mieux qu'ils peuvent de préserver et protéger la nature.

Les loups-garous dans la société
Si les humains aiment vivre en famille et les loups en meute, les loups-garous forment des groupes que l'on nomme souvent clan. Dans les villes où ils sont suffisamment nombreux, ils s'organisent en clan. Sinon, ils demeurent solitaires tout en ayant des contacts avec les autres loups-garous des environs (quand ils connaissent l'existence des autres bien sur). Le clan se définit un territoire de prédilection pour ses rencontres. C'est un endroit où la nature a su garder son droit (un parc ou un terrain vague la plupart du temps). Dans les plus grandes villes, on peut retrouver plusieurs clans, chacun ayant son territoire. Mais, il n'est pas rare de voir ces clans s'associer pour ainsi éviter les conflits d'espace. Car les loups-garous restent des créatures territoriales, comme le loup.

Similitude avec les vampires
Les loups-garous se rapprochent des vampires. Créatures sanguinaires tuant et massacrant hommes, femmes et enfants. Souffrant de la même répulsion que les vampires pour les choses sacrées et l'eau bénite, ils étaient désignés comme créatures du Diable. Pourtant les loups-garous et les vampires se détestent et se livrent à une guerre sans merci depuis plusieurs siècles.
Un des points que ces 2 créatures ont en commun est la façon de les tuer, en effet ils craignent les mêmes choses (sauf la lumiére pour les garous).
Les deux créatures doivent cacher leurs véritables identités aux yeux des humains, s'ils ne respectent pas cette règle, ils peuvent être bannis de leurs clans.

Enfin, c'est évident, ce sont 2 creatures de l'ombre et préfèrent la nuit au jour.

Comment tuer un loup-garou ?
- Une des meilleure façon de se débarrasser d'un loup-garou était, semble-t-il, de le tuer grâce à une arme en argent (une balle de fusil le plus souvent).
- L'exorcisme restait une des seules façons de chasser l'esprit démoniaque du corps du malheureux maudit et ainsi peut-être sauver sa vie. D'ailleurs il craint tout les objets bénis et sacrés comme l'eau bénite par exemple.
- Le feu peut le terrasser ou du moins l'effrayer.
- La décapitation semble aussi être un moyen redoutable, il ne s'en remettra pas. Pour tout autre membre amputé, une faculté de se régénérer lors de la pleine lune suivante le requinquera.

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Sirènes (Seirênes) n.f. pl.

Monstres au corps de poisson ou d’oiseau, au buste et au visage de femme. ( α )

" Il vous faudra d'abord passer près des sirènes. Elles charment tous les mortels qui les approchent. Mais bien fou qui relâche pour entendre leurs chants ! Jamais en son logis, sa femme et ses enfants ne fêtent son retour : car, de leurs fraîches voix, les sirènes le charment, et le pré, leur séjour est bordé d'un rivage tout blanchi d'ossements et de débris humains, dont les chairs se corrompent. ". Homère

La première trace écrite de ces créatures des mers se trouve dans l'odyssée du poète grec Homère, dans l'épopée mythique d'Ulysse, il y a près de 3000 ans. Il n'en fait pas de descr1ption physique. Mais d'où lui vint cette idée de parler de sirènes, est-ce en entendant des récits de marins phéniciens, des contes orientaux ou de sa propre imagination. Il décrit dans cet ouvrage la seule arme que possèdent les sirènes et qui est leur voix.

Où résident-elles ?

Tous les liens mentionnés par Homère existent dans la réalité et peuvent être identifiés à la lecture de ses œuvres. Ainsi selon l'Odyssée, L'île des sirènes se trouve à l'Ouest, tout près de la terre de Circée. Hésiode qui vécut peu après Homère, désigne ce lieu par un nom : L'Italie. Le géographe Strabon et le poète Virgile suivent ce raisonnement : Scylla et Charybde se trouvant dans le détroit de Messine, ils recherchent Circée et les sirènes plus au nord, le long de la côte tyrrhénienne. Là ils découvrent, juste en face de Sorrente, 3 rochers nus : les Iles des Sirènes. Quoi qu'il en soit, le pré fleuri et le rivage couvert d'ossements sont situés, par la mythologie grecque, dans un lointain Occident, au-delà du soleil couchant, près du séjour des morts. Les sirènes vivent au bord de la mer qui, de tout temps, fut le symbole des enfers. Leurs chants résonnent comme une mélodie de l'au-delà, irrésistible mais fatal.

Une lutte à la vie à la mort

Ulysse ne fut pas le seul à avoir survécu à la rencontre des sirènes.
Les argonautes y ont été confrontés à leur tour pendant leur quête de la Toison d'or. Ils ont réussi à triompher grâce à Orphée : la délicieuse musique de sa cithare couvrit leurs voix et retint l'équipage.
De chagrin les sirènes se jetèrent à la mer.

On leur attribue une généalogie
Sophocle, poète tragique, désigne les sirènes comme les filles de Phorkys, au même titre que les Gorgones. Apollonios voit dans l'Achéloos, le dieu fleuve, leur père et dans la muse Terpsichore, leur mère. On raconte également que les sirènes naquirent du sang qui jaillit sur le sol lorsqu' Achéloos perdit une corne au cours du combat qu'il livra contre Héraclès.

Au fur et a mesure que s'enrichit la légende, s'estompent les traits démoniaques des sirènes. Elles deviennent les compagnes de Perséphone, fille de Zeus et de Démeter. Mais comme elles ne peuvent empêcher Hadès de l'enlever pour l'emmener aux Enfers, Déméter furieuse, les punit en les transformant en femmes oiseaux.

Par contre chez le poète Ovide, ce sont les sirènes elles-mêmes qui réclament des ailes pour partir à la recherche de Perséphone. Il ne reste donc plus grand-chose des monstres aux allures de vampires mentionnés dans l'Odyssée. Leur nom devient un lieu commun lié à l'envoûtement provoqué par la musique et la poésie.

Une queue de poisson ondoyante
" Les sirènes sont des filles de la mer qui séduisent les marins avec leurs jolis corps et leurs douces voix. De la tête au nombril, leur corps est celui d'une vierge et ressemble beaucoup à un être humain mais elles ont une queue de poisson couverte d'écailles grâce à laquelle elles se dissimulent dans les flots ". Aldhelm de Malmesbury (636 - 707).

Nous savons déjà, depuis l'Odyssée, que les sirènes vivent près de la mer et que leur magie réside dans leur chant et non dans leur corps. Leur forme n'a que peu d'importance. Ceux qui en font néanmoins mention parlent de femmes avec des attributs d'oiseaux. Longtemps cette image est demeurée intangible.

Vers le VIIIe siècle, un ouvrage sur les monstres, attribué au moine anglais Aldhelm de Malmesbury, en propose une nouvelle version. Une tête humaine avec une queue de poisson n'est pas un phénomène nouveau. Les Babyloniens connaissaient déjà des dieux dont le haut du corps était celui d'un homme et le bas, celui d'un poisson. Le moine affirme de plus, qu'elles séduisent les marins par la beauté de leur corps, mettant pour la première fois l'accent sur l'aspect visuel de la séduction. Elles n'envoûtent pas que par leur chant, elles sont aussi de jolies femmes.

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Basilic ()

Le mythe du basilic n'a rien à voir avec la plante du même nom, toutefois, il faut signaler que l'on attribue à la plante des propriétés magiques comme la guérison de coups et blessures.

Au Congo Central les feuilles du basilic sont utilisées pour conjurer des mauvais sorts et se protéger des mauvais esprits.

Basilic provient du grec basilicos qui signifie " petit roi ".

Mais dans l'antiquité, les écrivains désignaient un petit serpent dont la morsure entraînait une mort immédiate. Dans des textes en vieux français, on trouve le terme de basilicoq.

Mais intéressons-nous au basilic en tant qu'animal fabuleux :
Le basilic est un reptile connu pour avoir la faculté de tuer par un simple regard ou à l'aide de son haleine celui qui l'approche sans l'avoir vu et ne l'a pas regardé le premier.
La légende dit qu'il viendrait au Monde dans l'œuf d'un coq âgé de 7 à 14 ans. Cet œuf parfaitement rond, déposé dans du fumier et couvé par un crapaud ou une grenouille donne naissance à la " bête ". De cette légende découle son apparence puisqu'il est souvent représenté par un coq à queue de dragon ou par un serpent aux ailes de coq.
Cet être fabuleux est l'incarnation même du pouvoir royal qui foudroie ceux qui lui manquent d'égards. Il est aussi la représentation du danger mortel que l'on ne peut éviter à temps et dont seule la protection des anges divins peut préserver.
La légende ajoute qu'il est très difficile de s'emparer du basilic. Le seul moyen pour y parvenir serait de présenter un miroir face à lui de telle sorte que son regard, doué de puissance mortelle, se reflète et se retourne contre lui-même et ainsi il serait tué.

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Phénix()

Le phénix ou phoenix (qui se dit Phoinix en Grec) est un oiseau ressemblant au héron, qui symbolise l'immortalité et la résurrection.

Son nom vient du mot grec qui désignait la couleur rouge (couleur du feu) en référence à la légende sur sa mort et sa résurrection dans les flammes. Selon Hérodote il serait d'origine éthiopienne.

Le phénix est présent dans de nombreuses civilisations et symbolise pour chacune d'elle quelque chose :

- pour les égyptiens : Son origine vient de l'oiseau sacré égyptien Benu (dit Bennou, Bennu, Benhu) un héron cendré qui fut le premier être à se poser sur la colline originelle issue du limon. Il incarnait le dieu du soleil à Héliopolis, ses adorateurs racontaient qu'il n'apparaissait que tous les 500 ans.
On rapporte aussi que le phénix se nourrissait exclusivement de rosée et qu'il ramenait des herbes odorantes provenant de lointaines régions pour les poser sur l'autel d'Héliopolis, dans le but de les enflammer pour s'y réduire lui-même en cendres. Il renaissait 3 jours plus tard. Il était associé au cycle quotidien du soleil et au cycle annuel des crues du Nil. De là vient le rapport avec la régénération et la vie.

- pour les romains : Dans l'antiquité on décrivait le phénix avec un plumage doré et multicolore. Pour les romains, il était le symbole de la force vitale et toujours renouvelée de leur empire, c'est pour cette raison qu'on retrouve le phénix sur certaines pièces de monnaie et fresques de l'époque.

- pour l'église chrétienne : il est le symbole de l'immortalité de l'âme et de la résurrection du Christ.

-pour les chinois : il est un oiseau légendaire que l'on nomme "Feng-Huang", comme pour la licorne " Ky-Lin ", le Yin et le Yang se réunissent en lui.

- pour les juifs : Dans les légendes juives il se nomme "Milcham" et l'explication de son immortalité vient de Eve qui après avoir goûté le fruit de l'arbre interdit, réussit aussi à tenter les animaux et à leur faire goûter du fruit aussi. Seul l'oiseau "Milcham" ne céda pas à la tentation, pour cela l'ange de la mort, obéissant à Dieu, lui offrit pour récompense de ne jamais lui faire connaître l'expérience de la mort. Depuis cela, tous les mille ans l'oiseau brûle, il ne reste alors qu'un œuf qui se transforme en poussin et l'oiseau continue à vivre.

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Cerbère n.p.

Chien monstrueux, gardien de la porte des Enfers. ( β )

Principalement cité comme gardien des enfers (royaume d'Hadès), dans la mythologie grecque, ladite créature, connue sous le nom de Cerbère (Cerberus en anglais) était décrite au tout début comme un chien immense dénombrant une centaine de têtes. Au fils des ans, la légende fut toutefois modifiée pour en arriver à une bête quelque peu différente : toujours un chien, mais désormais à trois têtes, chacune crachant du feu, et doté d'une queue de serpent. Le Cerbère laissait passer les âmes vers le monde d'Hadès mais ne les laissait pas ressortir, tel était son devoir, et il va sans dire qu'il était difficile de faire agir cette bête contre sa volonté.

Seuls quelques-uns, en fait seules deux personnes à notre connaissance réussirent à passer la porte dans le sens contraire d'entrée : Morphée, qui le leurra grâce à sa lyre, et Hercules qui l'emmena sur terre. Si Saint-Pierre garde la clef du paradis, Cerbère n'a besoin que de sa physionomie pour repousser les âmes qui passeraient trop près des portes de l'enfer sans raison valable.
Selon les écrits, le dernier des douzes travaux d'Hercules/Héraclès (grec/romain) fut de dompter le légendaire chien à trois têtes. Hercules réussit, et l'emmena sur terre, le temps nécessaire pour prouver qu'il avait réussi sa tâche, le Cerbère n'étant probablement pas facile à détenir contre son gré. Peu d'histoires font part de la présence de Cerbère, pourtant encore aujourd'hui on en entend parler, quelques-uns maintenant considérés comme fous ont dit l'avoir vu, ce sont de sources peu fiables, mais c'est tout de même de ces sources que sont partis tout les mythes vampiriques et lycanthropes...

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Chimère n.f. et n.p.

Monstre issu d'Échidna et de Typhon, soufflant des flammes et ayant la tête d'un lion, le ventre d'une chèvre et la queue d'un dragon. Élevée par Amisodarès, roi de Carie ; Iobatès, le roi de Lycie, demanda à Bellérophon de tuer le monstre. ( α )

La première mention de la chimère apparaît au livre VI de l'Iliade d'Homère.

D’où vient la Chimère
La chimère est le produit difforme du monstre Echidna (femme serpent, engendrée par Gaia et Pontons ou selon la légende par Chrysaor et Callihrée. Elle a donné naissance à des créatures fabuleuses comme la Chimère mais aussi les Cerbères, le Sphinx, les Harpyes, l'Hydre de l'Erne.) Et de Typhon (fils de Gaia, monstre effrayant au corps couvert d'écailles et dont les 100 gueules vomissaient du feu).

Descr1ption de la chimère
La chimère était aussi effroyable que ses nombreux frères et sœurs, elle possédait la tête d'un lion, le milieu d'une chèvre et l'arrière-train d'un serpent ou d'un dragon selon les écrits. D'autre la décrivent avec 3 têtes, une de lion, une de chèvre sortant de son dos et une de serpent à sa queue, ou bien les 3 devant.
Cet être était énorme, vomissant du feu, terrorisait les habitants et dévorait tous les êtres humains qu'elle pouvait rencontrer. Elle fut élevée par le roi de Carie.

Sa mise a mort
Sa réputation fit craindre au roi de Lycie pour la vie de ses sujets. Ainsi demanda-t-il à Bellérophon de le débarrasser de cette créature. (Celui-ci avait réussi à dompter Pégase, le cheval ailé né du sang de Méduse lorsqu'elle eut la tête tranchée par Persée, grâce à des brides magiques offertes par Athéna).
Monté sur Pégase, il transperça, par ruse, l'animal de ses flèches enduites de plomb. Lorsque la chimère, pour se défendre cracha des flammes, il pointa ses flèches dans la gueule de la chimère et elle fut tuée par le plomb brûlant qui coula dans sa gorge. Tout porte à croire qu'elle était unique en son espèce, car la seule recensée est celle tuée par le héros grec.

Le paradoxe de la chimère
Pourtant paradoxalement, ce monstre hideux et redouté est devenu le symbole de l'irréalisable, de l'impossible, et le rêve souhaité mais hors d'atteinte que pour nous sont les chimères. "Qu'elles sont douces à caresser ces chimères ! Nous ne pouvons y résister. Mais, ce faisant, notre main n'effleure que l'absence et le vide. Ce pourquoi sans doute, Banville a écrit : Rien ne nous attire mieux que les sourires décevants de nos chimères".

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La manticore


La manticore est une créature au corps de lion à la fourrure rouge, et une tête d'humain, vivant dans les déserts et les jungles.

Cette créature fut découverte par Ctésias (historien et philosophe grec,né à Cnide ) au V siècle avant J.C .
Il la décrivit comme une bête ayant le corps d'un lion à la fourrure rouge, des griffes puissantes, une tête ressemblant vaguement à celle d'un humain, une machoire qui va d'une oreille à l'autre contenant trois rangées de dents coupantes comme des lames. Mais le plus terrible c'est sa queue qui est armée de piques empoisonnées. Il parrait qu'elle peut lancer ces fléchettes à plus de trente mètre,à chaque pique lancée une pique repousse. Elle a une taille d'environ 1m20-1m50 et un poids qui va de 500 à 600 Kg. La manticore vit généralement seule.

Cette créature est redoutable. D'une vitesse et d'une agilité incroyable, la manticore se nourrit de chair humaine.De nombreuses disparitions dans les fôrets ont été répertoriées. Lorsque la manticore tue un homme,elle mange tous ses habits et ses objets.
Au XIV ème siècle,de nombreuses campagnes de chasses à la manticore ont été organisées, mais sans succès.
C'est alors qu'il a été déclaré que la manticore n'existait pas, mais ce n'est pas prouvé.

Beaucoup de potions sont faites prétendument avec du sang de manticore. Surtout les poisons puissants et les potions paralysantes.
Ananas
   Posté le 15-01-2005 à 21:14:49   

"Sur les tours.... ", de Homaykaido Avril qui gagne 60 pps et 60 points pour sa maison

Mon ami Pether était formel : " C'est un raccourci " expliquai t'il, "nous serons au gymnase bien en avance."
C'est ainsi que je me suis retrouvée perdue, avec seul chemin qu'une route de terre boueuse, ou l'on glissait a chaque foullé, encadré d'un lac, le Homen, et une foret , le Aiji. Je crus distinguer une allée entre les chênes. Comme je fronçais des yeux, Peth me demanda ce que j'avais. Je lui répondit, d'un ton assuré:
" Il y a un chemin, on l'emrpunte?"
Pether secoua la tete, il ne voulait pas etre en retard au gymnase. Il me laissa toute seule, pendant que je regardais le sentier entre les arbres qui semblait s'ecarter du passage. Après mûres reflexons, je l'empruntai. L'allée était toute droite, encadrée par des murs de granit. Il me semblais marcher une eternité avant que la route tourne à gauche. Surprise, je manquai d'hoquetter. Devant moi....à une cinquantaine de mètres, se dressai une forteresse venue directement du Moyen-Age. Le donjon était entouré par une douzaine de tours drapées . Les douges constituées d'eau verdâtre, laissaient apercevoir quelques machoires de crocodiles. Le pont-levis était gardé par deux hommes, armés de lances et de glaives. Je vis tout cela en une seconde et c'est en un instant que, térrifié, je retournai vers le vrai chemin, entre le lac Homen et la foret Aiji. Puis, faisant comme si je n'avait rien vu, je continuai le chemin vers le gymnase, malgré les questions assaillantes de mon esprit, auquelles personne ne pouvait répondre. Le soir, dans mon lit, je réfléchi a tout cela, avant de tomber dans les bras de Morphée...et de me retrouver en pleine bataille. Et, pour la seconde fois dans la journée je me retrouvai sur une tour du chateau que j'avais observé cet après-midi, auprès d'hommes en armures, vêtus au temps du Moyen Age. Tous regarderent la ligne d'horizon. Je suit leurs regards éffrayés et je sus pourquoi tous le chateau s'était reveillé, s'habillant de cottes de mailles, montant aux crénaux et aux tours. Des milliers et des millions d'hommes deferlaient à quelques centaines de mètres pour attaquer la forteresse...La Guerre .
On crait près de moi " Nous sommes perdus! Il ont prit Homen et Aiji ! "
* Le lac Homen et la foret Aiji? Mais c'est chez moi, ça!*
Soudain, un garde s'approcha, il avait à peine mon âge ...
" Que faites vous là? Les femmes sont dans les cavernes...allez les rejoindre! "
Je répliquai qu'il ne pouvait pas me donner d'ordre, que nous étiâmes en temps de guerre. Il hocha lentement la tete, puis enleva son casque et son épée qu'il me tendit, puis repartit vers son lieu de garde, sans un mot.

Les ennemis prirent le pont-levis d'assault, entrèrent dans la cour...tuant tout être humain qui leur resistaient, détruisant les maisons. Je vit des hommes tomber sous les lames brillantes des sabres...Je sus alors...que l'on ne pouvait essuyer la bataille. Je m'élançai alors avec les autres...devalant la tour....me retrouvant face aux ennemis. Mon esprit avait mille injures à leur lancer, mais les insultes ne suffisent parfois pas... Je vis le garde qui m'avait prété son casque périr à coté de moi..Peut-être avec ses arcs...aurai t'il pu survivre....Je ne le sus jamais. Mais la rage, la colère sont des sentiments étranges. Tout autour de moi, je devinai les pensées de chaque soldat. Certains voulaient mourir au plus vite, abregeant ainsi leur souffrance. Les épées volaient dans le ciel noir où pas une étoile ne brillait, et à chaque fois qu'elle rétombait sur un soldat le sang se répendait, innondant les pavées déjà rougeâtre. Combien de fois je vis des hommes tomber, combien de fois moi même ai-je brandit mon sabre? Mes propres massacres prirent fins..quand je me sentit mourir. Peut-être étais-je morte par les glaives, ou bien morte par la fatigue que partageait les guerriers sur le champ de bataille . Les étoiles dansaient , devant moi, il y avait un miroir, incrusté de rubis et d'or. Puis, je passai de l'autre côté. Je me retrouvai dans mon lit, tremblante de sueur, fatiguée à l'extreme. J'étais à nouveau chez moi. Soudain, comme une inspiration, j'allumai la lumière et me precipitai vers les étagères. Je pris le livre intitulé "Les Grandes Batailles du Moyen Age". Je l'ouvrit...au hasard...je tombai sur un dessin de guerre, où au loin, on aperçevait une foret et un lac...L'inscription au dessus de l'image indiquait : " La grande bataille entre le lac Homen et la foret Aiji. Les Français ont attaqué les Anglais."
Je m'écroulai....J'avais donc tué mon propre peuple....Français....contre Anglais.
Ananas
   Posté le 15-01-2005 à 21:15:35   

Les anges, par Eubeul

"Pourquoi?"
Cette question résonnait dans ma tête. Milla venait de me la poser pour la 5° fois, et toujours, je ne voulais pas répondre.
"Si tu réponds pas, ze vais continuer à t'embêter." dit-elle d'un air déterminé.
Elle continuait. Au bout d'un bon quart d'heure, je finis par accepter de répondre. Je n'en pouvais plus.
"Alors? Pourquoi t'es ici?" me dit-elle, en s'allongeant confortablement.
Je pris une profonde inspiration, et commençait le récit tant demandé.

C'était au mois de juillet. Il faisait chaud. J'étais en voyage, à Berlin. Benoît était avec moi. Nous étions encore ensemble, encore amoureux, encore en vie...
Nous étions en promenade, la nuit, dans les petites rues de la ville. Tout était splendide: une nuit étoilée, une lune parfaitement ronde, deux amoureux seuls dans une rue. Enfin, c'est ce qu'on croyait. Au détour d'une rue, le rêve se brisa: attaque à main armée.
L'homme était seul. On ne voyait rien de son visage, à part ses yeux verts. Il parlait d'une voix rude. Il voulait mon sac. Benoît s'est interposé, mais l'homme n'était pas patient. Il avait pourtant prévenu Benoît, mais celui que j'aimais ne voulait pas se laisser faire. Ca a mal fini. Ils se sont battus. Benoit a réussi à arracher la cagoule de l'homme, mais ce dernier a tiré une balle dans le ventre de Benoît.
Il voulait me tuer aussi, mais le bruit du pistolet avait averti les habitants, et beaucoup étaient descendus. Il s'est enfui.
Benoît perdait beaucoup de sang. Il m'a regardé, a porté sa main a mon visage et a souri. "Je t'aime, et je t'aimerai toujours". Il a fermé les yeux. Il ne les a plus rouverts. Ma vie était fichue.

"T'arrête pas! Continue, s'il te plaît." Je m'étais à peine arrêtée pour reprendre mon souffle. La douleur de la mort de Benoît revenait, mais elle s'effaçait vite. Surtout depuis que...
"Continue! T'endors pas tant que t'as pas fini!" insistait Milla.

On m'a conduit au poste de police. Interrogatoire, portrait robot, et au revoir.Quelle gentillesse! Passage à l'hôpital, où on me confirme que Benoît est bien mort. Je le savais. On me fait remplir les papiers pour le rapatriement en France. Puis je rentre à l'hôtel, j'annonce la nouvelle à tout le monde. Des heures de pleurs au téléphone. Puis, au lit. Mais je n'avais pas envie de dormir. Pas encore.
Alors j'ai réfléchi, toute la nuit. Et j'ai fini par m'endormir. Et dans mon rêve, je me revoyais avec Benoît, heureuse. Puis il me disait qu'il m'aimerait toujours. Je me réveille en sursaut: le téléphone.
Je décroche: c'est la police. Ils ont retrouvé l'assassin, dans une petite baraque, mais ils ne peuvent rien faire pour l'instant. Je proteste, disant que cet homme est un meurtrier, mais ils ne veulent rien entendre: pas assez de preuves. Je proteste encore: un cadavre et mon témoignage devraient suffir! Mais non. C'est pas assez. Alors je raccroche, furieuse, et je me jette sur mon lit pour pleurer.
Puis je me lève. J'avais pris ma décision: s'ils ne voulaient rien faire, c'est moi qui allait venger Benoît.

"Et après?" Je me tourne vers elle. Elle est petite, elle a de longs cheveux blonds bouclés qui lui tombent sur les épaules. Elle a un regard profond, et ses yeux noirs me fixent intensément, comme pour voir à travers mon corps. Un vrai petit ange.
"Eh! Ze t'ai di de pas t'arrêter!" hurle-t-elle. Elle passe sa vie à me rappeler à l'ordre. Et ça m'amuse. Alors je prends tout mon temps, et je continue mon histoire.

Je suis allée dans les rues sombres de Berlin, j'ai acheté des armes: deux pistolets, deux dagues, un poignard. On ne sait jamais. Comme j'avais pris des cours pour manier les armes, ça facilitait la tâche. Puis j'ai aussi acheté une combinaison de cuir noir et des bottes noires. Tant qu'à faire, autant prendre la panoplie en un seul coup.
La nuit, je me suis équipée. J'avais mis mes affaires en ordre et j'avais laissé un petit mot. Au cas où, on ne sait jamais. Et je suis partie.
Les policiers m'avaient laissé l'adresse de l'assassin, c'était plus facile. Je suis arrivée vers minuit. Un vieil immeuble en ruine. Au moins, je ne risquais pas de déranger les voisins.
Je suis entrée. Personne. J'avançais dans le noir. Je montais les étages. Arrivée au 3°, j'ai entendu une conversation. Deux hommes. Je m'avançais doucement, et je les ai vu : ils étaient affairés autour d'une table où étaient posés toutes sortes de bijoux. Sans doute le butin.
Ils se disputaient. La lumière était faible, mais je percevais assez bien: l'un était grand, brun, mais maigre, l'autre petit, roux, plus costaud. C'était lui. J'attendais, il fallait qu'il sorte. Mais il ne venait pas. C'était trop long.
Alors je perdis patience: je j'ai lancé un caillou dans une autre pièce. Le bruit les a alarmé. Ca marchait. Le grand brun a changé de pièce. Le petit roux était resté là. C'était ma chance.

"Et après?". Incorrigible. Je lui ai pourtant dit que c'était impoli d'interrompre les gens. Mais rien à faire, elle se fiche de ce que je lui dis. Enfin, c'est ça la jeunesse!

Je suis rentrée dans la pièce. Il me tournait le dos. Je me suis avancée sur la pointe des pieds. Il ne m'entendait pas. Je l'ai projété brutalement contre le mur, et je lui ai mis ma dague sous la gorge et ma main servait de baillon. Je l'ai regardé droit dans les yeux. Il paniquait.
"Tu te souviens de moi?" lui ai-je demandé en chuchotant. Je gardais un air menaçant. Il avait peur. Il hocha la tête pour me dire que non. Désespérant.
"Tu as la mémoire courte! Alors, peut être que tu te souviens de mon copain! Tu sais, celui que tu as tué en pleine rue!"
Ses yeux se sont éclairés. Il se souvenait. Je pouvais le tuer.
Mais son ami revenait. Alors, pas de temps pour le faire souffrir. Un balle dans la tête suffirait.
J'ai pris le pistolet, et l'ai collé à sa tempe.
"Va en enfer!"
J'ai tiré. J'avais du sang partout, surtout sur le visage. J'étais soulagée.

"Alors t'es une tueuse! Mais tu devrais pas être ici dans ce cas!" s'exclame Milla.
"Et pourtant, j'y suis" dis-je calmement, sans détourner les yeux du nuage.
"Alors là, ze comprends rien!" rochonne-t-elle.
Mais je n'ai pas encore fini...

J'avais laissé tomber le corps, et je m'étais accoudée contre le mur. Je me remettais. Ce n'est pas tous les jours qu'on tue quelqu'un. Mais je suis restée trop longtemps. Je n'aurais pas dû.
J'ai entendu des bruits de pas, derrière moi, puis un juron. Je me suis retournée. C'était le grand brun. Il ne m'a pas laissé le temps de réagir. Il a sorti un pistolet de sa ceinture et a tiré. Dans l'épaule. Je hurlais de douleur.
Il s'est approché de moi. Il a souri, et m'a tiré 3 balles dans la tête.

Depuis, je vis ici, parmi les nuages. Je suis un ange. Comme Milla, comme Benoît.
Je me suis fait pardonné mes pêchés. Depuis, j'ai retrouvé Benoît. Il m'avait attendu. Il m'aurait attendu le temps qu'il aurait fallu. Je l'aime.
Milla est une petite fille, morte d'un cancer à l'âge de 9 ans. Benoît l'avait adopté à son arrivée, et depuis que je les ai rejoint, elle me considère comme sa soeur.

Une voix nous appelle: Benoît est revenu. Je me lève et lui saute au cou. Milla aussi. Nous rentrons chez nous, au Paradis.
Ananas
   Posté le 15-01-2005 à 21:16:50   

Contexte : L'histoire se passe dans un univers proche de celui des X-Men, mais différent. très différent.

Plasma, par Ben

1ère partie

Le bus de 9h15 arrivait au terminus, c'est-à-dire dans la petite ville de Schoenheim. Quelques voyageurs en descendirent. Il y avait un homme d’une cinquantaine d’année, chapeau sur la tête, avec un pas rapide se dirigeant vers la poste, située en face de l’arrêt. Une femme d’une trentaine d’année et son fils d’à peine 5 ans sortirent aussi du bus, et marchèrent doucement vers la maternelle. Enfin, 2 bonnes minutes après le départ des autres, le dernier client de la ligne de bus d’Alsace descendit.

C’était un jeune homme d’une vingtaine d’années. Il avait des cheveux teints en rouge vif et coiffés avec du gel en pics. Il portait des lunettes de soleil, ainsi qu’une barbe de quelques jours. Il était habillé d’un t-shirt noir à l’effigie du groupe de néo-métal Linkin Park, d’un jean délavé et sa ceinture était ornée d’un X presque tranché dans le métal. Il est à noté aussi qu’il portait une sorte de bracelet en cuir à la main gauche.

L’homme prit alors son sac sur son épaule gauche, et commença à marcher à travers la commune. Il semblait connaître cet endroit, mais il le redécouvrait aussi apparemment. Il marcha ainsi jusqu’au bar « Allez FCS », passant par les petites rues, rencontrant les boutiques de fleurs, de papeterie, de coiffure. L’étranger rentre alors dans le bar, dans lequel il n’y avait que 3 clients (un homme endormi sur le comptoir, une femme fumant la pipe et buvant une bière et un adolescent faisant ses devoirs) et le barman.
Le jeune homme commença à parler.

« Messieurs dames…
- Qu’est-ce que c’est encore que c’te gars-là ? (quand les paroles sont en italiques, cela veut devenir que c’est une autre langue, ici l’alsacien)
- Chais pas, Hans. En tout cas, il semble pas de chez nous…
- Qu’il est bon de rentrer au pays ! »

Le barman et la vieille fumeuse furent interloqués quand le jeune homme parla parfaitement le dialecte. Ils se regardèrent pendant quelques longues secondes, cherchant quoi faire et quoi dire. Ce fut finalement le barman qui parla, en français.

« T’es de chez nous, petit ?
- Je suis alsacien, ouais.
- Ben fallait le dire ! On croyait que t’étais encore un touriste ou un de l’intérieur…
- J’ai pas eu le temps…
- Bah, c’est pas grave. Hans, sert à boire au gosse. C’est ma tournée.
- D’accord, Josette. Un coca, gamin ?
- Une Heineken.
- T’as l’âge ?
- J’ai 20 ans.
- Et c’est assez ?
- En France, ouais.
- Bien. »

Le barman, Hans Hillger, servit au jeune homme son verre d’alcool. La femme reprit son occupation, c'est-à-dire qu’elle recommença à boire sa bière. Le propriétaire des lieux, n’y tenant plus, reprit la parole pour interroger l’étranger.

« Et tu t’appelles comment ?
- Ben.
- Ben comment ?
- Ben…Ben Parker.
- C’est pas de chez nous, ça…
- Mon père est Américain et ma mère Alsacienne. Mais j’ai été élevé ici.
- Et qu’est-ce que tu viens faire dans ce trou ?
- Visiter, et me ressourcer. D’ailleurs, si vous pouviez m’indiquer un hôtel…
- Je fais aussi hôtel, gamin. C’est pas le Hilton, mais c’est confortable et la Josette fait bien les chambres.
- C’est combien ?
- 15 euros la nuit.
- Ok, j’en prends une. Vous pourriez me l’indiquer ? Je veux déposer mon sac et prendre une douche. Le voyage a été long.
- Ma fille va s’en occuper. Josépha ? JOSEPHA ! »

Quelques secondes après que Hans eut lancé cet appel, une jeune fille d’une vingtaine d’années apparut derrière le comptoir. Elle était de taille moyenne, blonde, les yeux bleus, et très jolie. Elle jeta un regard inquisiteur à son père et ne regarda même pas Ben.

« Qu’est-ce qui a, papa ?
- Tu vas montrer la 2 à notre client.
- Ok. Vous me suivez ?
- J’arrive, mademoiselle… »

Ben finit sa bière, lâcha une pièce de 2 euros et prit son sac. Il suivit Josépha qui le menait dans l’escalier puis dans un long couloir rempli de portes menant à des chambres. Durant le trajet, la jeune fille engagea la conversation.

« Alors comme ça, vous allez dormir ici ?
- Oui.
- Vous restez longtemps ?
- Une ou 2 semaines au moins.
- C’est bien. Je serais contente de vous voir tous les matins. Vous avez l’air tellement séduisant… »

Le jeune homme ne réagit pas à cette remarque. Il était devenu comme un robot depuis l’apparition de Josépha.

« Je peux peut-être entrer et vous aider à prendre votre douche…
- Cela ira, merci. Je suis fatigué…
- Un autre jour, alors.
- Ok.
- A plus tard… »

Et Josépha descendit, après avoir adressé à Ben un baiser sur la joue. Celui-ci rentra dans sa chambre, ferma les rideaux et s’enferma. Là, il enleva ses lunettes, laissant apparaître ses beaux yeux marrons, et ouvrit son sac. Il en sortit un ordinateur qu’il alluma. Quelques secondes après, l’écran vira au bleu Ciel avec un X jaune au milieu, signe que la transmission avec la base était en cours. Finalement, la tête de Julio Esteban Richter fit son apparition.

« Ah, Ben, tu es arrivé ?
- Ouais, et ça me fait pire que j’imaginais.
- Ah ?
- Oui. Figures-toi que la famille de Josépha a racheté le seul hôtel de la ville…
- Oh…j’imagine que cela doit être dur. Tu l’as revu ?
- A l’instant. Elle a voulu qu’on prenne une douche ensemble, mais t’imagines que j’ai refusé.
- C’est certain. Enfin bon. Le voyage s’est bien passé ?
- Ouais, mais que c’était long ! Je crois que je me suis jamais autant ennuyé…
- Même à la cérémonie des diplômes du Manoir ?
- Ouais, même là c’était moins pire.
- Bon, t’as des infos sur le mutant que tu recherches ?
- J’ai pas encore cherché, j’t’ai prévenu de mon arrivée dès que je suis entré. Tu peux me redire ses caractéristiques et pourquoi je dois revenir dans mon enfer pour lui ?
- Encore ? Bon ok. C’est un mutant qui contrôle la noirceur, les ténèbres apparemment. Cérébro a failli s’autodétruire quand il l’a découvert. Son pouvoir semble énorme…
- …et comme on connaît le légendaire accueil que ma ville natale fait aux mutants, tu t’es dépêché de m’envoyer là où je me suis fait crucifier.
- Tu sais bien que si j’avais pu faire autrement…
- …t’aurais fait pareil. T’en fais pas, je le sais. Tu sais que je connais cette ville comme personne, et que moi seul peux retrouver ce gosse tant qu’il est encore en vie. Bon, j’dois y aller. A plus tard, Julio.
- A plus, Ben. »

La communication s’éteignit, et Ben ferma l’ordi. Il se leva, rouvrit les rideaux et regarda sa ville natale, celle où il fut tellement heureux et malheureux. Il observa l’église, le parc, la mairie, et son ancienne maison. Le jeune homme sentit l’émotion l’envahir, mais il l’arrêta : ce genre de trucs, c’était fini pour lui.
Maintenant, les sentiments ne faisaient presque plus partis de sa vie. Il avait fermé son cœur et son âme. Pourquoi ? Parce qu’il en a sûrement plus bavé que vous.

Ce jeune homme se nomme en réalité Ben Foster, ex-élève à l’Institut Xavier et membre des X-Men. Il est né dans cette ville il y a 20 ans. son enfance a été heureuse, de même que sa vie amoureuse : il fut fiancé à Josépha Hillger. Mais tout vola en morceaux le jour de ses 17 ans.
Ce jour-là, il fit exploser le garage de sa maison à cause de l’apparition de son pouvoir. Il peut en effet générer des rafales de plasma en absorbant l’énergie solaire. Ses parents furent horrifiés d’avoir un fils mutant. Ils en parlèrent au prêtre, qui décida que Ben était une créature du Mal à détruire.
Le jeune homme s’était enfui, mais avait été récupéré. On l’accrocha à la porte de l’église, et là on le tortura, on lui jeta des objets tous plus tranchants les uns que les autres sur son corps déjà bien maltraité. Son père et Josépha furent ceux qui mirent le plus de hargne à cette œuvre. Ben réussit à s’enfuir, et rejoignit quelques mois après la maison de Xavier, où il vécut de nouveaux drames après une attaque d’anti-mutants.

Après s’être remémoré sa vie, Ben vida son sac sur son lit. Il sortit son costume d’X-Man et le cacha sous ses habits. Il rangea à peu près ses affaires, remis ses lunettes et descendit.
En bas, il rencontra Josépha en train de nettoyer le parquet. Elle lui adressa un sourire provocateur qui voulait en dire long, et Ben répondit d’une façon polie en laissant entrouvert un espoir pour la jeune fille. Il était étonnant qu’elle ne l’ait pas encore reconnu. Mais il avait beaucoup changé. Le jeune homme brun, toujours bien rasé, habillé chez Armani et n’écoutant que du classique avait laissé place à un jeune rebelle aux cheveux rouges, arborant les blasons de groupes de métal. Son attitude et ses gestes étant désormais très distincts, seuls ses yeux auraient pu trahir son identité. C’est pour cela qu’il devrait toujours porter ses lunettes de soleil.

Ben sortit de l’hôtel et se dirigea vers l’église. Le jeune mutant était un catholique très croyant et très pratiquant. La première source d’information serait certainement le prêtre de la ville. Seul problème : c’est lui qui avait ordonné les tortures faites à l’X-Man, et même lui ne savait pas quelle réaction il aurait face à son bourreau.

Le père Werner marchait tranquillement vers son église. Il avait un peu bu chez un de ses amis (le maire, pour ne pas le nommer), et traversait la ville en zigzaguant. Peut-être était-ce dû aux 3 bouteilles de Riesling qu’il avait vidées avec Mr. Anstett, le maire…

Quand il arriva enfin vers l’endroit où il haranguait chaque semaine son troupeau de pieux pêcheurs (soit après 2 heures de marche), il eut quelques peines à ouvrir la porte et à entrer dans le bâtiment. L’église était une vieille bâtisse du 12e siècle. L’édifice était froid et humide, et il n’était pas rare de voir les prieurs habillés de blouson et de laine en été.
Werner rentra donc, et il fut accueilli par Germaine, celle qui s’occupait de laver l’église. Mais elle servait aussi au prêtre à se vider toutes les semaines. Elle le faisait de mauvais cœur, mais elle préférait cela au risque encouru par les enfants du village si elle ne se sacrifiait pas.

« Werner ? Ca va ?
- Gaaah….euh oui oui hips oui…
- T’es encore bourré, hein ? Du fourst ! (Face de pète !)
- Eh, schnek (escargot), tu me parles pas comme ça…
- J’te parle comme je veux : t’es trop bourré pour t’en rappeler demain…
- Mouais…
- Au fait, y a quelqu’un qui veut se confesser. J’vais lui dire de repasser…
- NAN ! J’vais m’en occuper…
- Dans ton état ?
- Ca va me faire aller mieux….
- Pauvre confessé…
- C’est ça. Allez casse-toi, charogne !
- Mais oui, mais oui…. »

Et Germaine alla continuer de rendre propre le bâtiment. Après quelques moments d’errance pour retrouver le confessionnal. Le prêtre s’installa à l’intérieur et commença ce qu’il devait faire.

« Gaahh…
- Ca va, mon père ?
- Ja, ja. Vous pouvez commencer mon…euh fils.
- D’accord. Mon père, pardonnez-moi car j’ai pêché.
- Euh…ah oui. Qu’avez-vous fait ?
- J’ai eu des pensées impures… »

Werner commença alors à sortir de sa légère léthargie. Le confessé avait dû penser s’être taper une ou 2 petites de la région. Ce devenait intéressant pour le père pervers.

« Continuez, mon fils.
- Et bien j’ai des envies de meurtres…
- Oh. Et sur qui ?
- Quelqu’un qui m’a fait beaucoup de mal. Quelqu’un qui m’a frappé, torturé. Quelqu’un en qui j’avais une entière confiance. Quelqu’un qui m’a condamné à l’errance car j’étais différent… »

Le prêtre commença à se sentir mal à l’aise. Ce que l’inconnu racontait lui semblait familier, et comme il était presque de nouveau en état normal, il avait hâte que cette confession se finisse pour aller retourner s’imbiber.
« Hum…
- …quelqu’un qui m’a fait crucifier sur la porte d’une église.
- Quoi ? Qu’avez-vous dit ?
- Tu le sais très bien, vu que c’est toi qui l’as fait…
- Hein ? Non, c’est impossible !
- Si... »

Soudain une main explosa le mince rideau qui séparait les 2 parties du confessionnal et prit Werner à la gorge. Le prêtre ne pouvait voir de son interlocuteur que deux yeux luisants dans le noir, tel un monstre des rêves d’enfants.

« Benjamin Alexandre ?
- Ne prononce plus jamais mon nom, ordure. Aujourd’hui je viens faire ce que j’aurais dû faire il y a des années…
- Non, arrête, tu ne sais rien...gaah....
- Je sais que c’est toi qui as monté la foule contre moi.
- Gasp…il faut que je t’explique…pourquoi j’ai fais cela…et aussi pourquoi…je t’ai envoyé chez Charles… »

Ben hésita alors, puis il desserra son emprise, lâcha le prêtre et laissa à Werner le temps de reprendre son souffle.

« J’ai à te parler. Mais pas ici. Suis-moi. »

L’X-Man accepta de suivre celui qu’il avait détesté le plus au monde pour le moment. Néanmoins, il était curieux d’apprendre ce qu’il avait à lui dire. C’est sans doute pour cela qu’il avait remis l’exécution à plus tard.

Werner emmena Ben dans ses appartements privés. Il le fit rentrer dans sa chambre, pièce de très petite dimension abritant un lit, une table en bois muni d’une chaise, et une armoire. Ah, et il y avait un crucifix attaché au mur. Le prêtre se posa sur le lit et se prit la tête dans les mains tandis que le jeune homme regardait par la fenêtre.

« J’attends tes explications.
- Hum ? Ah oui oui. Tu veux tout savoir ?
- A ton avis ?
- Oui, bien sûr. Tout d’abord il faut que tu saches que tu n’as aucune vraie raison pour me haïr.
- Ah bon ? C’est sûr que je devrais adorer celui qui m’a fait jouer à Jésus tandis qu’il se prenait pour les romains…
- Ne blasphème pas, Benjamin Alexandre ! Je ne te savais pas ainsi
- La solitude, la douleur changent tout le monde. Et je crains ne plus être celui qui croyait en Dieu et que vous avez connu.
- Ton apparence physique a aussi changée…
- Oui. Mais ne nous éloignons pas du sujet : vous êtes toujours en sursis.
- Bien sûr. Bon. Je pense que tu te rappelles la journée où tes pouvoirs sont apparus. J’ai su de suite que tu étais un mutant, et que les habitants voudraient te tuer. J’ai donc fait mon possible pour te sauver.
- Quoi ?
- Oui. Il faut que tu saches que je suis…j’étais un ami intime de feu Charles Xavier. Je suis en quelque sorte son informateur au sein de l’anti-mutanité française. Ce jour funeste où tu explosas ton garage, il a fallu que je me rabaisse au niveau de ceux que je déteste pour te sauver.
- Donc, en fait, si je suis bien, vous saviez que le village voudrait me tuer. Et vous avez choisi de me torturer à la place.
- Oui. Je pensais te libérer le soir même et t’envoyer chez Charles. Mais tu t’étais déjà enfui. Je n’ai su qu’il y a quelques temps que tu étais un X-Man par Josépha.
- Comment cela ?
- Elle suit beaucoup les infos. Il a été dit que tu avais perdu tes pouvoirs. Comme les X-Men.
- Je les ai retrouvés.
- J’ai vu cela. J’en suis heureux. Mais j’ignorais que tu avais survécu à l’attaque contre vous.
- J’ai eu de la chance. D’autres aussi.
- Ils sont plus voyants que toi.
- Disons que je me dois d’être plus discret que mes camarades.
- C’est vrai que ce sont des superstars…
- Je vois que vous voulez changer de sujet. Mais je n’ai pas fini. Pourquoi vous croirais-je ?
- Parce que tu as toujours su voir la vérité où elle est, Benjamin Alexandre.
- On m’appelle Ben.
- Bien. Que ? Aaaarggh... »

Une flèche venait de se planter dans le cœur du pauvre homme. Ben se précipita vers lui, mais il était déjà trop tard. Il regarda l’endroit d’où venait la flèche. C’était Josépha qui venait de tirer, et elle venait de refermer la porte de la chambre. Elle le menaçait de son arbalète rechargée. Ben laissa doucement tomber le corps du prêtre, se releva et la regarda droit dans les yeux.

« Josépha.
- Benjamin.
- Tu m’as reconnu ?
- Dès que je t’ai vu. On ne peut oublier sa première fois, très cher.
- Ne m’appelle pas comme ça.
- Comme tu veux, Benjamin. Sais-tu que je suis heureuse de te revoir ?
- Pourquoi ?
- Parce que j’ai enfin pu nous débarrasser de ce gêneur de Werner.
- Nous ?
- Oui. Oh, je ne devrais pas te le dire, mais après tout, tu as bien perdu tes pouvoirs. Tu n’es d’aucune utilité. Et j’aime parler.
- Je sais. Pourquoi l’as-tu tué ?
- Car il gênait notre plan.
- Quel plan ? Et qui c’est, nous ?
- Le village. Enfin, une grande partie. Nous allons régler le problème mutant, chéri !
- Et comment ?
- Nous avons enlevé un jeune garçon. Enfin un jeune mutant. On va le forcer à utiliser ses pouvoirs pour qu’il englobe le monde de sa noirceur.
- Mais tout le monde va mourir !
- Non. Seulement les mutants. C’est mon père et le Chimiste qui l’ont dit.
- C’est pour quand ?
- Ce soir. Bon, je m’ennuie, bébé. J’ai passé de bons moments avec toi. Surtout le dernier. Tu sais, à l’église ? Allez, bonne mort… »

Josépha visa Ben et allait presser la détente quand Ben se chargea d’énergie et tira un mince rayon dans l’arbalète qui explosa.

« Quoi ?
- La prochaine fois que t’as des infos sur des pouvoirs, vérifies-les. Enfin, t’auras pas de prochaine fois…
- NOOOOOOOOOON !!!!! »

Ben joint les 2 mains et fit exploser son ex petite amie, ainsi que l’église. Il n’eut aucun remord de débarrasser de la surface de la Terre une folle nymphomane. Il s’enfuit juste à temps pour survivre.

Après cela, il rentra à l’hôtel. Vide, bien sûr. Ils devaient sûrement en train de mettre en œuvre leur plan de dingue. Ils n’avaient plus d’obstacle, rien ne pouvait arrêter leur mécanique bien huilée.

Sauf Ben Foster, grain de sable de profession.

Ben était dans sa chambre d’hôtel. Il avait récupéré dans les appartements personnels de feu Josépha des enceintes et un lecteur CD géant, qu’il brancha dans sa chambre. Puis il la ferma à clef.
Il avait besoin de faire le vide dans son esprit, pour se concentrer sur son objectif. Il ouvrit l’appareil et inséra un CD gravé où étaient notés dessus : « Compil’ de Ben. Interdiction d’y toucher ». Ben pressa plusieurs fois le bouton pour faire avancer les chansons. Il avait décidé de ne pas écouter Sum 41, Limp Bizkit, Linkin Park ou Korn. Non. Il lui fallait LA chanson qui le motivait. Pain tit black.

Cette chanson des Rolling Stones n’était pas de la génération du jeune homme. Mais la BO de Full Metal Jacket lui avait plu dès qu’il l’avait entendu. Encore plus depuis qu’il avait vu comme ce qu’il considérait le chef-d’œuvre de Stanley Kubrick. Ben mit le volume à fond et fit en sorte que la chanson revienne au début quand la dernière note se ferait entendre.

L’X-Man sortit de son sac son costume et le mit sur le lit. Il resta là de longues minutes à savoir quoi faire. Encore se battre ? Encore tuer pour aucune récompense sinon savoir qu’on finira tué par un des siens ou sous les balles d’un raciste ? Vouloir sauver un monde qui nous hait sans que cela puisse changer ?
Ben voulait avoir une vie simple. Tranquille. Une femme, des enfants, un boulot stable. Mais il savait pertinemment que c’était impossible. La femme qu’il aimait était dans le coma depuis 2 ans. Et rien ne pouvait l’en sortir. Il mit son costume en kevlar noir et barré d’un grand X rouge, et ses doutes partirent en fumée. Il appuya sur l’appel d’urgence aux X-Men et récupéra sa compil, puis partit.

La ville de Schoenheim était juste au creux d’une colline utilisée par les habitants comme terre cultivable. Mais il y avait une forêt au centre, et personne n’osait y entrer. On murmurait d’étranges choses sur cet endroit. On le disait hanter, demeure du diable. Des sacrifices celtes y auraient été faits et l’odeur du sang de vierges y persisterait. Mêmes les enfants les plus intrépides n’osaient braver les interdictions pour aller dans ce lieu. C’était donc l’endroit idéal pour lancer sur les mutants une mort certaine.

Ben avait traversé toute la ville. Vide. Ils devaient tous être au lieu de rassemblement. Il avait découvert dans l’hôtel des plans, des notes, expliquant comment ils voulaient tuer les mutants. Il lut aussi des rapports de réunion du Front National de Libération Humain. Toute la population avait adhérée. Tout le monde sauf une personne : Madame Foster, retenue prisonnière au centre de la forêt. Et certainement tuée dans peu de temps. Cela donna un surplus de force au jeune homme qui roulait sur une moto retrouvée dans un garage fracturé quelques temps auparavant. La Harley Davidson dépassait facilement les limitations de vitesse, mais son pilote semblait vouloir dépasser les limites de la machine pour arriver au plus vite.

Le jeune homme arriva à l’orée de la forêt inhospitalière. Les arbres étaient noirs, la terre était noire. Le ciel était sombre au-dessus de cet endroit. Vraiment, un parfait décor pour Blair Witch, pensa Ben. Il laissa la moto à l’entrée. Elle lui serait inutile à l’intérieur, et cela risquerait de ne pas être discret. Alors que l’X-Man voulait l’être. Du moins, au début.

Ben rentra lentement dans la forêt, les branches lui égratignant le corps. Il marcha doucement dans la forêt, essayant de ne faire craquer aucune branche, ce qui pourrait signaler sa présence. Mais le jeune homme sentit vite qu’il ne pouvait plus avancer. Les arbres étaient trop rapprochés, et la terre commençait à avaler ses bottes en cuir. Il décida de rebrousser chemin.
Arrivé à l’endroit où était la moto, Ben décida de faire le point avant de continuer. Scott lui avait pourtant bien appris qu’un bon général fait toujours une halte pour réfléchir avant d’attaquer. C’était avant qu’il soit tué. Il ne l’avouerait jamais, mais Cyclope lui manquait quand même. Comme Hank, Charles, Kurt, Malicia. Ben soupira profondément. Ca faisait mal de remuer ces souvenirs. Très mal, donc le jeune homme arrêta.

Plasma, son surnom chez les X-Men, déchira les manches de son costume, et enleva tout ce qui le gênait. C'est-à-dire les gants, les coques aux épaules et l’émetteur dans la ceinture. Il avait toujours trouvé tout ça superflu, mais Rictor disait que c’était mieux ainsi. Et comme Ben ne voulait pas vexer son ami (et surtout pas se prendre la tête avec une dispute), il partait en disant qu’il porterait jamais ça.
L’X-Man releva la moto, la démarra et tira un rayon dans la forêt. Il appuya à fond sur l’accélérateur et fonça dans la « rue » créée dans la forêt.

Tous les habitants de la ville étaient rassemblés au cœur de la forêt. Ils étaient passés grâce à un passage connu de seuls quelques élus, ceux qui avaient faits venir le Chimiste et l’avaient installé au cœur de l’étendue sombre d’arbres. Ce sont eux qui avaient menés la population au travers de la forte végétation lugubre. Cela faisait ainsi 2 heures qu’ils étaient là, à attendre que leur sauveur les libère des mutants. Et cela faisait 2 heures qu’il ne se montrait pas. Soudain, ils entendirent une explosion. Des hommes allèrent voir ce qui se passait et revinrent en disant qu’une moto avait explosé, détruisant une partie de la forêt. Cela, plus le fait que Josépha ne revenait pas attisa une peur grandissante dans la foule.
Soudain, le Chimiste parut devant tout le monde. Il était habillé comme un médecin, le stéthoscope et le badge en moins.

« Mes amis, l’heure est arrivée ! Grâce à ma connaissance des mutants et grâce à la connaissance en machines de certains, nous allons pouvoir débarrasser la Terre des mutants !
- Monsieur, on signale des faits étranges…
- Je sais. J’ai entendu. Qu’importe ! La machine est en marche ! D’ailleurs, la voilà… »

L’homme enleva le rideau qui recouvrait la machine derrière lui. C’était une sorte de croix sur laquelle était accroché un jeune garçon inconscient. Un grand étui en métal était fixé au-dessus de la croix, et il visait le ciel. Le Chimiste expliqua qu’il allait absorbé l’énergie obscure du mutant et la diriger vers le ciel. Les nuages absorberaient cette énergie, et la déverserait dans la pluie, pluie qui tuerait tous les mutants qu’elle toucherait, car le pouvoir du gamin était de faire du mal à sa race grâce à son don.

« Mes amis ! Il est l’heure ! Soyez avec moi pour l’assaut final ! Priez avec moi ! »

La population tout entière se mit à crier « Mort aux Mutants ! Mort aux Mutants ! » pendant que le Chimiste calibrait la machine. Il était prit d’une folie furieuse, impatient de voir le résultat de son travail et de sa haine. L’homme regarda alors la machine qui absorbait l’énergie mutante. Tout se passait bien. La machine allait bientôt envoyer le tout dans les nuages. Et sa femme serait enfin vengée.

Mais quand la foule allait crier victoire, un tir de plasma sur l’étui détruisit la machine et leurs rêves. Tous se retournèrent vers l’origine du désastre. Ben était là. Debout. Sa main encore fumante. Avec un sourire crâneur aux lèvres.

« Vos plans sont ajournés. Rentrez chez vous et livrez-moi le Chimiste. Vous aurez rien.
- Plutôt crever, ordure ! Sale monstre !
- Si on a pas eu les autres, faut au moins l’avoir lui !
- Ouais ! tous sur lui !
- Ohoh… »

Toute la population se jeta sur Ben. Bien que puissant, il ne voulait pas tous les blesser. Il ne réussit donc pas à se défaire d’eux, et fut jeté dans un trou. On le recouvrit d’une plaque de métal, après avoir attaché Ben.

« Mes amis, nous avons perdu une bataille, mais pas la guerre. Nous avons toujours le mutant, nous avons toujours le savoir-faire. Nous réessayerons…
- Je ne crois pas, non.
- Qui a dit cela ?
- Moi. Julio Esteban Richter.
- Non, pas vous…
- Si si. »

Les X-Men avaient atterris il y a un ¼ d’heure. Le temps de trouver où était l’action et comment y aller, ils n’avaient rien pu faire pour aider Ben. Mais Rictor, Freezer, Feeling et Gambit allaient rattraper cette erreur.

« Rendez-nous Ben. Et certains survivront.
- Peuh ! Vous êtes des stars ! Vous ne pouvez nous tuer !
- Bien sûr que si.
- Bah. Nous verrons cela.
- Où est Ben ?
- Vous voulez le savoir, Monsieur Winter ? Il est avec le cadavre de sa mère…
- Quoi ? Vous voulez dire que Ben est en ce moment en face de sa mère MORTE ?
- Oui, mademoiselle Hirtgol. Nous l’avons tuée il y a peu. J’ai voulu rassembler la petite famille…
- Dieu vous protège…
- Pourquoi dites-vous cela ? »

Soudain, un cri inhumain sortit du trou où avait été enfermé Ben. Un rayon explosa la plaque de métal. Les relevés de pouvoirs de la machine s’emballaient, dépassant les limites du possible.

« Que se passe-t-il ?
- Vous avez tué le seul bon souvenir de l’enfance de Ben. Vous lui avez montré le cadavre. Vous allez mourir.
- Sauvez-nous !
- Non. Gambit ?
- Ouais ?
- Détache le gosse. On se casse.
- Ok, boss. »

Gambit prit l’enfant sur les épaules, bien que le masque recouvrant son visage l’empêchait de faire certains gestes. Les X-Men partirent, laissant la population muette de peur devant les restes fumants du trou, attendant quelque chose. Les mutants entendirent beaucoup d’explosions et de cris avant que leur ami ne revienne, les habits détruits, avec juste le haut du pantalon. Il rentra difficilement dans le Blackbird.

« Ca va, Ben ?
- Non, Thriss, non. Mais c’est pas grave.
- Tu les as tous tués ?
- Non. Seulement mon père. Et ses amis ?
- Ton père ?
- Le Chimiste. Il était partit depuis longtemps. En fait, après l’arrivée de mes pouvoirs. Il était allé étudier la génétique, et croyait avoir trouver une solution. Il était dingue.
- Y avait quoi dans le trou ?
- Un souvenir…juste un souvenir…
- Bon ok. J’te laisse seul.
- S’il te plaît. »

Ben se leva pendant que le jet s’élevait dans les airs. Il regarda son village rétrécir. Mais ce n’était pas vraiment les bâtiments qu’il regardait. Il voyait les fantômes de Werner et de sa mère partir en paix. Et il sourit.


2e partie

Le Blackbird survolait l’océan Atlantique et Ben était toujours perdu dans ses sombres pensées. Il avait comme toujours peur de rentrer chez lui. « Chez lui » n’était peut-être pas la meilleure appellation pour le Manoir de feu Charles Xavier. « Lieu de repos » ou « lieu où on dépose ses affaires » aurait été mieux. Certes, jadis, il avait considéré ce lieu comme chez lui. Mais ce temps était mort, endormi dans un coma sans espoir de retour. Comme Aloise.

Aloise Simpson avait été une élève du Manoir. Elle créait et contrôlait le feu quand elle était énervée. Ben ne la vit presque jamais se servir de ses pouvoirs. Il ne l’avait presque toujours vue que heureuse. Et lui aussi l’avait été. Car Aloise était la femme de sa vie.

Le jet se posa dans la cour du Manoir. Les journalistes étaient massés derrière de frêles barrières qui ne tarderaient pas à rompre dès que les X-Men sortiraient. Et c’est ce qui arriva quand Julio Esteban Richter descendit d’un pas souple et léger, le regard vers le lointain, le sourire aux oreilles. Il adorait la notoriété des X-Men, qu’il avait eu tant de mal à créer.
Rictor avait dû faire beaucoup de campagnes de pub, d’opérations autographes, etc. . Grâce à cela, son équipe était la chouchoute du monde entier. Ses exploits étaient retranscris sur toutes les chaînes. X-Men TV suivait les membres 24h/24. X-Men Magazine raconte certains potins et offre de multiples interviews et news aux fans. Le rêve de Charles Xavier était devenu une usine à fric. Mais personne ne trouvait rien à redire. Sauf peut-être Plasma, mais il se fichait totalement de cela pour l’instant.

Le jeune homme ne se mêla pas aux autres pour signer des autographes. Officiellement, seuls Rictor, Feeling, Freezer et Gambit étaient des X-Men. Spidergirl les aidaient parfois. Et Pulse n’offrait qu’une aide scientifique. Ben n’était pas, aux yeux du monde, un résident du bâtiment. C’est ce qu’il avait voulu. Et ce que Rictor avait accepté, par respect pour son ami et aussi en comprenant les bienfaits d’avoir une « arme fatale » dans sa manche.

Plasma sortit vite du jet, profitant du fait que ses camarades répondaient aux différentes interviews et que des robots déchargeaient le corps du jeune mutant inconscient qu’il était allé sauver. Il rentra dans le Manoir, et descendit rapidement vers le sous-sol. Ben avait passé un costume anti-froid dans le Blackbird, et même si il avait eu chaud durant le vol, il se félicita de son idée quand il parcourait les couloirs obscurs et glaciaux de l’endroit appelé infirmerie. Depuis la mort du Fauve, elle avait désespérément besoin d’un médecin, mais personne n’avait encore pensé à en engager un. Ben était toujours énervé à propos de cela, et on le comprend.

Le jeune homme ouvrit une porte fermée à clef. Il possédait la seule clef, et cela était mieux, pensait-il. Ce qui y reposait était trop important pour lui pour le laisser aux mains de n’importe qui. Il alluma la lumière, et prit un anorak qui était accroché au porte manteau à la gauche de la porte. La lampe fixée au plafond illumina un cileau en métal. Ben se rapprocha, l’émotion commençant à le gagner. Une larme coula de ses yeux quand il vit ce que contenait le cileau : le corps d’Aloise, qui était maintenu en vie grâce aux différentes machines qui étaient reliées à elle par les câbles du cileau. Le jeune homme resta là une heure, à regarder celle qui aimait soulever sa petite poitrine grâce à l’aide d’une machine. Finalement, il partit en écrasant ses larmes.

Rictor et les autres étaient dans le bureau du chef des X-Men quand Ben toqua et entra sans attendre de réponse. Il se posa sur son siège réservé, c'est-à-dire à gauche de Julio Esteban Richter, qui prit la parole.

« Bien, maintenant que nous sommes tous réunis, faisons le point sur la situation. Ben, je pense que tu seras heureux d’apprendre que le jeune mutant va mieux. Il est dans l’infirmerie et…
- Tu veux dire l’ex-salle de détente ?
- Hum oui l’ex-salle de détente. Il faudra quand même que tu acceptes que l’ancienne a été condamnée car elle n’a plus d’util… »

Ben lui lança alors un regard noir, si noir qu’on aurait dit l’encre d’une octopus.

« Hum bon, laissons. Je disais qu’il va bien, il dort pour le moment. Nous évaluerons ses pouvoirs plus tard. Il faut que nous parlions des mesures à prendre quand à la création d’une école pour mutants. Pour ou contre ? Emma ? »

Emma Hirtgol, Feeling. Superbe fille blonde aux formes plus qu’avantageuses, douée du pouvoir de contrôler et susciter les émotions d’autrui. Elle eut une brève aventure avec Ben, qui depuis lui tient rancœur pour une mystérieuse raison. Elle fut la seule à ne pas être durement touchée par l’attaque de l’école, et est devenue mannequin international. Aime flirter et s’amuser avec tout ce qui est humain.

« Je vote contre. J’ai pas envi de voir des gamins ici. »

« Thriss ? »

Thriss Winter, Freezer. Jeune homme aux yeux et cheveux bleus clairs, doué du pouvoir de créer et contrôler la glace. Il fut un de ceux qui furent les plus durement touchés par l’attaque : il était sous forme de glace lors du combat, et on bloqua télépathiquement dans son cerveau l’aptitude à revenir à un état normal. Il était depuis longtemps le meilleur ami de Plasma et d’Aloise, et était devenu le seul être à qui se confiait parfois Ben. Néanmoins, il était devenu plus dur et plus froid qu’avant, presque comme la glace.

« Je vote pour : Xav’ a créé cet endroit pour ça. »

« Rémy ? »

Rémy Lebeau, Gambit. Celui qui a eu le plus de séquelles de l’attaque. Son visage fut entièrement détruit par télékinésie, la peau se retournant sur elle-même. Le pauvre a souffert le martyre, et a refusé de s’alimenter et de parler durant de longs mois. Cela ne fait qu’un an (depuis la pose de son masque) qu’il est redevenu sociable et membre de l’équipe. Néanmoins, il n’est plus le séducteur que l’on connaît et est aussi impitoyable avec lui qu’on ne l’a été avec son visage.

« Je vote contre : les gamins auraient peur de moi… »

« Ben ? »

« Pour. Pour les mêmes raisons que Thriss.
- Bien. Match nul donc. La motion est donc rejetée.
- Et tu votes pas ?
- Je vote blanc, Thriss. Et tu sais que quand c’est match nul, c’est rejeté. C’est la règle.
- Règle à la con… »

Ben se leva après avoir dit ces derniers mots et claqua la porte. Il en avait marre de ces personnes qui se disaient ses amis et qui étaient plus occupés par leur popularité que par la santé des mutants dans le monde. C’est à peine si ils s’occupaient encore des mauvais mutants, préférant des bastons montées avec des mercenaires payés pour perdre rapidement. Ca l’écoeurait, et le jeune homme avait souvent pensé à partir. Mais il y avait Aloise qui était intransportable et qui était toujours entre la vie et la mort.

L’X-Man sortit du bâtiment et se dirigea vers le parc, où se trouvait sa maison. Comme il n’était pas officiellement membre de l’équipe, il ne pouvait vivre dans le Manoir qui était filmé par beaucoup de caméras. Il s’était donc installé dans une petite cabane qui lui allait très bien. Un lit, une armoire, un bureau, une télé, une PS2. C’est tout ce qui lui fallait. Il rentra tranquillement, sans crainte d’avoir été volé : celui qui le ferait aurait d’horribles souffrances. Tous le savaient. Il enleva son costume, jeta un regard triste vers son bureau où était posée une photo d’Aloise.

Soudain, ses yeux se remplirent de haine et de colère. Une explosion venait de se faire entendre. Un bruit qu’il s’était juré de ne jamais oublié, car c’est lui qui a fait d’Aloise ce qu’elle est aujourd’hui. Michael, alias Domane, était revenu finir le travail. Et cette fois-ci, Ben se jura qu’il serait assez prompt à réagir. Et que l’un d’entre eux ne verrait pas le soleil se coucher.

Michael venait de rentrer dans le Manoir quand les systèmes de sécurité l’avaient détectés. Les modules de combats se ruèrent sur lui, les armes lasers sortirent du sol et le pilonnèrent. Le mutant créa un champ TK autour de lui, ce qui le protégea des attaques. D’une pensée, il détruisit tout ce qui l’attaquait, et après un sourire, entreprit de détruire le Manoir et ses occupants.

Quelques minutes après que les modules soient sortis, les X-Men sortirent du bâtiment, près à en découdre, tout en espérant qu’il y avait encore des journalistes pour suivre leur combat. Heureusement, il y avait encore les reporters de X-Men TV, et ceux-ci se mirent de suite en action dès qu’ils virent sortir Rictor, Feeling, Gambit et Freezer.

Domane ricana en voyant que sa vue créait un malaise dans l’équipe. Freezer laissa paraître un frisson, et les yeux rouges du casque de Gambit luisaient d’une lueur féroce. Rictor semblait beaucoup moins maître de lui que d’habitude. Seule Emma semblait être comme d’habitude : cool.

« Alors, c’est comme ça qu’on accueille un ancien ?
- Quoi ? Tu oses te proclamer ancien ?
- Ben oui. J’ai vécu ici.
- Et tu as tué ici !!!
- Ouais. C’était fun.
- Tu oses ??? Gambit, Thriss, sur les côtés ! Emma, embrouille-le !
- Désolé, Julio.
- Qu’est-ce qu’il y a, Emma ?
- Il est meilleur au lit que toi…
- Quoi ? Aaaaaaarrgghhh…. »

Domane avait fait sortir des bouts de métal du sol dérrière Rictor, et lui avait lancé dessus. Le chef des X-Men tomba au sol, la colonne fracassée et un poumon perforé. Mais Michael le maintenait en vie, pour le fun. Thriss et Gambit étaient paralysés par ce qu’ils venaient de voir, et Emma se dirigea vers Michael. Elle mit sa jambe sur son entrejambe, et commença à lui lécher l’oreille.

« Si vous voulez pas avoir le même sort, ralliez-vous à nous.
- Pourquoi faire ?
- Pour dominer le monde.
- Crève ! »

Thriss se jeta sur Domane mais il fut stoppé dans les airs par la télékinésie de son ennemi. Freezer sentait une force qui l’étranglait et qui l’empêchait de parler.

« Aaahh Thriss…que vais-je faire de toi ? J’ai déjà bloqué ta faculté de revenir à ton état d’humain. Vraiment, je ne sais pas. Ah si. Je vais te briser… »

Michael se concentra durant de longues secondes qui parurent une éternité pour Thriss. Soudain, l’X-Man sentit son corps commencer à se disloquer, et d’un bruit sec des centaines de morceaux de glaces volèrent dans tout le domaine du Manoir !

Il ne restait plus que Gambit. Gambit, qui fut si beau et si séduisant. Gambit, défiguré à jamais, obligé de porter un masque pour le restant de ces jours. Gambit, ivre de haine. Le cajun sortit de sa manche un paquet de cartes, et les chargea d’énergie. Domane avait anticipé cette attaque, et lâcha Emma, puis fit apparaître un écran télékinésique. Mais l’attaque n’était pas pour lui : les cartes allèrent dans la direction d’Emma, qui ne fut pas assez vive pour les éviter. La jeune fille les prit de plein fouet, et les conséquences furent inévitables : sa tête explosa, ainsi que son bras droit. Son corps retomba dans un bruit sec, sous les yeux ébahis de Domane.

« Hein ? Tu l’as tuée ?
- Tu devrais l’envier : elle a eu une mort rapide…
- Oh, je vois : tu m’en veux toujours. C’est pas bien. Faut faire table rase du passé.
- Tu OSES ??? Tu te rends compte de ce que tu m’as fait ? Tu m’as défiguré ! Moi qui était le plus beau ici ! Tu vas le payer !
- Mais oui… »

Gambit courait vers Domane en dépliant son bâton quand celui-ci fit léviter les bouts de métal qui avaient attaqué Rictor. Il les fit rentrer dans les flancs de Rémy, qui resta paralysé de douleur. Ensuite, Michael arracha grâce à son pouvoir la tête du cajun. Il la prit dans ses mains.

« Tss Rémy, Rémy…toujours aussi égocentrique… »

Le jeune homme jeta la tête derrière lui, eut un regard pour le corps déchiqueté d’Emma et marcha vers le Manoir.

« Bien. Maintenant, occupons-nous de cette chère Aloise… »

Soudain, une rafale vint former un cratère dans le sol devant Michael. Le mutant se retourna, la haine et la colère dans ses yeux, et parla avant de s’être entièrement retourné.

« Encore un X-Man candidat au suicide ?
- Disons que X-Man n’est pas vraiment un bon terme pour moi…
- Hein ? Toi ? Vivant ?
- Oui. Moi. Vivant. Le contraire de toi. »

Les yeux de Plasma brillèrent du feu de l’enfer. Il concentra son énergie et tira deux rafales parallèles qui allèrent atterrirent dans le torse de Domane, qui ne fut pas assez vif pour les éviter ou créer un champ de force. Il tomba à terre, et de suite Ben fut sur lui, dévoré par la rage. Ses poings brillaient tandis que le jeune homme rouait de coups de poings son ennemi.

« Tu as tué Kurt ! Tu as tué Scott ! Tu as tué le prof ! Tu as défiguré Gambit ! Tu as maudit Thriss ! Et le pire de tout : tu m’as pris mon amour !
- Ben…ar…arrête…
- C’est ce qu’a dit Aloise quand tu l’as frappée ?
- N…non… »

Ben arrêta soudain. Domane avait le nez cassé et les dents de devant en moins. Plasma le prit par le col et le tint en l’air.

« Je devrais te tuer. Mais je ne veux pas m’abaisser à ton niveau. »

Le jeune homme lâcha l’être qu’il s’était juré de tuer. Mais il n’avait pas pu. Personne n’avait jamais eu de meilleures raisons de tuer un homme, mais il s’était abstint. Pourquoi ? Car sinon il n’aurait pas été digne de l’amour d’Aloise. Et Ben aurait préféré la mort plutôt que cela.
Plasma commençait à marcher vers Julio quand Domane l’attaqua télépathiquement. Il était en train de détruire sa psyché, de le lobotomiser.

« Ah, tu as voulu me tuer ? Tu ne veux pas t’abaisser à mon niveau ? Tu devrais, ça défoule… »

Michael détruisait tout ce qui faisait Ben. Néanmoins, son ennemi perdrait véritablement tout qu’à la fin du processus. Pour l’instant, il ne ressentait que la douleur de l’attaque psy.
Domane riait de joie, la joie du vainqueur, pendant que Plasma était à terre, incapable de bouger.

« Tu sais, quand tu seras un légume, j’irais voir Aloise. Elle est pas morte, nan ? Elle est jolie et bien foutue, si mes souvenirs sont bons. Mmh…une jolie fille…endormie…incapable de se défendre…j’crois que je vais pas résister à la tentation, mon cher Ben… »

Après que Michael ait prononcé ces mots, il vit Plasma lever la tête. Et il eut la peur de sa vie. Ce n’était pas Ben qu’il voyait. Non. C’était l’incarnation de la vengeance et de la haine. Mais le jeune homme ne tirait pas que là la force de se lever et de se battre. Il puisait aussi dans son amour pour Aloise.
Il réussit à lever un bras, tout en fixant toujours dans les yeux Domane. Soudain, il tira une rafale en plein dans la tête de Domane.

Après cela, Ben tomba, inconscient, mais avec le sourire, car il savait qu’il avait sauvé Aloise.


3e partie

Ben se réveilla en sursaut. Il avait de la sueur qui descendait le long de son front et de son dos. Il tenta de s’essuyer, mais remarqua qu’il était attaché par des sangles. Le jeune homme tenta de se détacher, mais n’y arriva pas. En faisant cela, il avait déclenché une alarme. Bien. On viendrait le détacher alors. Et il pourrait aller se soulager.

Un homme en blouse blanche apparut. Il ne dit rien, et se pencha sur une machine durant de longues minutes, puis commença à parler à Plasma.

« Bonjour monsieur Foster. Je suis le docteur Essex.
- Où je suis ? D’où vous connaissez mon nom ?
- Nous sommes à l’Institut. Et c’est monsieur Richter qui m’a dit votre nom.
- Julio est vivant ??? C’est impossible !!!
- Rien ne l’est. Nous sommes arrivés sur les lieux pendant que monsieur Richter se faisait frapper. Nous avons ainsi pu intervenir assez rapidement pour le sauver.
- Mais comment avez-vous réussi ? J’ai cru voir sa colonne détruite…
- Certes. Mais apparemment sa conscience est restée dans son corps, et nous avons pu faire redémarrer son cœur. Il est hors de danger, mais dans une chaise roulante.
- Ok. Et les autres ?
- Miss Hirtgol est morte, de même que messieurs Lebeau et Winter.
- Oh.
- Oui, cela est triste.
- Pourquoi suis-je attaché ?
- Vous avez eu des crises violentes, du fait de l’attaque psy de votre ennemi. Dieu merci, vous êtes de retour.
- Comment savez-vous pour l’attaque ?
- Je suis spécialiste de la médecine mutante. Je n’ai malheureusement rien pu faire pour miss Simpson.
- Ok…vous me détachez ?
- De suite. »

Le docteur détacha Ben, qui frotta ses poignets endoloris par les lanières en cuir. Il avait vraiment dû être bien agité pour qu’il y ait autant de marques. Le jeune homme descendit du lit en fer, habillé d’une blouse d’hôpital blanche. Plasma marcha alors vers la porte, et sortit. Il alla de suite se soulager de longues minutes aux WC.
Il se dirigea ensuite vers le vestiaire, où se trouvaient ses habits. Après s’être habillé, il sortit de l’ex salle de détente et alla vers le bureau de Julio.

Ben remarqua de suite que les caméras et micros avaient disparus du Manoir. Les X-Men morts, il n’y avait plus aucune raison de faire vivre X-Men TV. Le jeune homme pensa alors qu’il pourrait peut-être ré emménager ici. Enfin non. Cet endroit lui rappelait trop Aloise.
Plasma arriva devant la porte du chef des X-Men, toqua et entra sans attendre de réponse. Julio était dans son fauteuil roulant et regardait dehors. Il tourna la tête en direction de Plasma.

« Ah Ben. Tu es de nouveau sur pied.
- Hum toi aus…hum tu sembles aller mieux toi aussi, Julio.
- Oui….si on veut. Je suis content que tu ais arrêté tes crises.
- J’étais si dingue ?
- Pire. Mais bon, laissons cela. Parlons de l’avenir.
- L’avenir ? Ca fait longtemps que je n’en ai plus. Mais vas-y parle.
- Je pense que les X-Men n’ont plus de raison d’être. Il faut nous l’avouer : notre mission est un échec, et le rêve de Xavier une utopie folle.
- Oui, tu as raison. Que comptes-tu faire ?
- Il faut changer de méthode.
- C'est-à-dire ?
- La méthode pacifique n’a pas marchée. Nous allons obliger les humains à nous aimer. Aide-moi à les convaincre. Par la force.
- Hein ? Mais ça va pas ? Jamais je ferais ça !
- Je m’en doutais. Il va me coûter de te supprimer…
- J’vais pas me laisser faire… »

Ben allait tirer une rafale dans la tête de Julio quand un robot lui administra une décharge électrique dans le bas du dos. Le jeune homme tomba à terre dans un bruit sec, bruit qui ne pouvait le rire fou de Rictor.

Le robot prit Plasma sur ses épaules, et le mit dans le coffre d’une voiture. Il prit le volant et roula jusqu’à la casse de Westchester. Là, il plaça Ben là où les voitures étaient réduites en miettes. Il appuya sur le bouton ON, et reprit la route en attendant le bruit de la presse qui faisait son office.

Pendant ce temps-là, Julio alla doucement jusqu’au sous-sol grâce à l’ascenseur. Là, il se dirigea vers l’ancienne chambre de Domane, depuis abandonnée. Il avait pris soin avant de débrancher le robot Essex. Le chef des X-Men ouvrit la porte, et sourit en voyant Aloise et le jeune mutant accrochés dans une machine sortie tout droit d’un film de SF.
Le jeune homme ouvrit alors les yeux et vit le traître en train de rouler vers la console de la machine.

« Eh ! Pourquoi vous m’avez mis là ? C’est une idée du Chimiste ?
- Du Chimiste ?! Ah. Je vois. Tu parles du père de Ben. Non, non. Ce cher homme est mort, et n’était rien comparé à moi.
- Ah ?
- Oui. Il voulait tuer les mutants. Je veux les faire aimer.
- Comment ?
- Oh, c’est simple. Je vais me servir de toi et de ta camarade.
- Hein ?
- Oui. Les mutants sont détestés, tu le sais. Toutes les solutions pacifiques ont été essayées, sans succès. Il faut donc passer aux solutions moins pacifiques. Je vais obliger les humains à nous aimer et à nous léguer cette planète.
- Comment cela ?
- Et bien, c’est simple : je vais utiliser le pouvoir sur le feu de ta camarade et ton pouvoir sur les ténèbres pour faire brûler une partie de la planète et rendre noire l’autre grâce à divers récepteurs de ténèbres postés dans le monde. Ces récepteurs vont capter tes ténèbres et les mettre dans l’atmosphère. Ainsi, la population mourra de froid. Quand les humains verront les premiers dégâts, je leur enverrais un message pour leur dire que, s’ils veulent que ça cesse, ils n’ont qu’à me donner la planète.
- Hein ? Vous êtes fous ! Mais mon pouvoir n’agit que sur les mutants. Et de toutes façons, je suis pas assez puissant.
- Oui, c’est vrai. Mais je vous ai passés tous les deux sous une machine qui a augmentée vos pouvoirs. Tu es désormais en pouvoir de faire ce que je veux que tu fasses.
- Je ne le ferais jamais !
- Ah ? Qui te dit que tu as un avis ? »

Julio appuya sur un bouton et le jeune mutant (appelé Lionel Shuster), qui avait parlé en français avec le chef des X-Men, tomba dans les pommes. Rictor manipula encore la console, et le toit s’ouvrit. La pièce fut levée du sol, tel un ascenseur, et s’arrêta quand elle fut au centre du terrain de basket.
Le jeune homme en chaise roulante fit fonctionner sa machine, et on sentit une vibration. Les cheveux d’Aloise commencèrent à bouger, et Lionel semblait tordu par la douleur. Rictor s’était quelque peu reculé pour observer, observer comment il allait sacrifier deux innocents pour une folie.

Soudain, un bruit se fit entendre sur la console. Un voyant rouge venait de s’allumer, et le jeune homme se précipita pour voir ce qu’il se passait.

« Quoi ? Mais c’est impossible ? Il semblerait que les récepteurs de ténèbres dans le monde entier soient en train d’être débranchés. C’est trop rapide !!! Comment est-ce possible ? Personne ne peut faire cela !!! Et les flammes d’Aloise sont…gelées ??? Qu’est-ce qui se passe ? »

Soudain, une voix froide arriva aux oreilles de Julio.

« Ce qui se passe ? Tu t’es fait mettre en beauté, et ça ne fait que commencer… »

Julio fit tourner rapidement sa chaise, et il fit face à Plasma. Son regard ne trahit pas alors la surprise qui venait de se réveiller au fond de son être. Ben était donc vivant. C’était sûrement lui qui était en train de détruire le plan de Rictor. Mais comment faisait-il ? Comment avait-il survécu ? Autant de questions auxquelles le traître voulait connaître les réponses.

« Mon cher Ben, tu es vivant ? Tu m’en vois ravi. J’aurais plaisir à te tuer moi-même. Au fait, excuse-moi de ne pouvoir te regarder en face, ma taille a quelque peu baissée. Pas mes pouvoirs…
- Oui, oui. Si tu le dis. Mais tu es habitué à être en fauteuil. Cela ne doit pas te poser de problèmes.
- Quoi ? Tu es sûr que ça va ? Je n’ai jamais été en fauteuil. Et je ne le suis que depuis peu.
- Julio oui. Mais toi, Charles… »

Julio eut un choc en entendant le nom de l’entité qui le contrôlait. Ainsi, il savait ? Bien, cela rendrait la tâche plus facile de le supprimer.

« Ainsi, tu sais ? Intéressant. Depuis quand ?
- Depuis peu. Mais je m’en doutais. Que t’es-tu arrivé, Charles ? Pourquoi avoir ainsi changé ?
- Pourquoi ? Mais car on m’a tué ! Rappelles-toi quand Michael est venu commettre ses meurtres. Je fus tué dès le début. Je n’ai pas pu l’accepter.
- Et tu as donc transféré ton esprit dans celui de Julio ? Mais pourquoi lui ? Et pourquoi ?
- Oui, et j’ai choisi Rictor car c’est lui le chef des X-Men. Et cela pourrait toujours servir mes plans. Vois-tu, quand je suis mort, j’ai réalisé que ma méthode n’est pas la bonne. Les hommes ne nous accepteront jamais. Il faut nous imposer. Aloise va m’aider à cela.
- Aloise ? Mais tu sais bien qu’elle n’est…qu’elle n’est…plus en vie…
- C’est ce que je t’ai fais croire. En fait, Aloise vit toujours. Son âme aussi, du reste. Je la bloque télépathiquement pour qu’elle ne puisse rien faire depuis la bataille. J’attendais de trouver un mutant qui pourrait s’occuper de l’autre partie de la planète. Quand je l’ai vu, je t’ai envoyé et c’est grâce à toi, en fait, que je vais devenir le maître du monde. Mais tu ne seras plus là…
- C’est ça…. »

Julio/Charles mit ses mains sur ses tempes et se concentra. Maintenir Aloise dans le coma prenait déjà ¾ des maigres pouvoirs psys qu’il avait pu garder. Et maintenant il devait détruire la psyché du mutant qui avait toujours résisté à ses sondes et ses contrôles, du temps de sa splendeur.
Plasma, quand à lui, ne bougeait pas. Il semblait attendre l’attaque, impassible, ne regardant même pas sa bien-aimée, qui était si proche. Il ne fallait pas que les sentiments interviennent. Non, pas maintenant. Après, quand tout sera fini, il pourra lui dire combien il l’aime. Mais maintenant, il n’y avait rien de tout cela. Il n’y avait que la fureur de la vengeance prête enfin à se libérer. Enfin.

Soudain, la douleur arriva. Lentement, mais sûrement. Son cerveau brûlait du feu de l’enfer. Du sang coulait de sa bouche et de ses narines, mais Ben ne bougeait pas. Rictor/le prof souffrait lui aussi, mais prenait le dessus. Son ennemi tomba à terre, les yeux fermés. L’ex mentor des X-Men sourit. Plasma était à terre. Plus rien ne l’empêcherait de devenir le maître du monde. Il ne restait plus qu’à trouver comment son ex élève avait débranché les transmetteurs et gelé les flammes.

Pendant qu’il tournait sa chaise, Julio/Charles jeta un dernier regard à Ben, et crut voir un sourire. Soudain, celui-ci lança son bras en l’air et on entendit un énorme BAMF. Le sol se glaça aussitôt. L’ennemi de Ben se jeta sur son émetteur pour robots, mais vit qu’ils avaient tous été détruits.

« C’est…c’est impossible !!!
- Rien est impossible, Charly… »

Le prof regarda avec peur Kurt Wagner se téléporter avec Ben juste devant lui. Iceberg et Freezer arrivèrent sur deux toboggans de glace, en s’amusant à faire des loopings. Ino sauta avec la grâce d’un ninja d’un arbre pour atterrir à côté des autres. Rictor/le prof sentit la peur descendre vers la fin de sa colonne brisée.

« Vous êtes morts !!!
- Non. Domane n’a fait que perturber mon champ de téléportation. J’ai mis deux ans à trouver comment m’arrêter et me fixer sur terre, mais mes pouvoirs sont désormais sans limites. Mais j’ai réussi. J’ai erré sur terre, puis j’ai rencontré Ino et Bobby qui étaient partis de l’Institut. Ino, pendant la bataille contre Michael, a « vue » que tu transférais ton esprit dans celui de Julio. Elle a trouvée ça suspect, et elle et Iceberg sont partis pour essayer de trouver une solution pour sauver Rictor…
- Ensuite, grâce à ses pouvoirs qui ont beaucoup gagnés en puissance, Ino a captée que j’allais me faire aplatir par la presse de la casse. Kurt est venu juste à temps pour me sauver. J’ai tout expliqué aux autres, et ils m’ont montré les récepteurs que tu avais postés. Kurt les a détruits, et Bobby et Thriss ont gelés les flammes.
- Mais Thriss est mort !!! Explosé en mille morceaux !!!
- Ouais, c’est sûr que j’ai bien mangé. Mais Bobby a réussi à se refaire souder tous mes morceaux, et me revoilà !!!
- C’est bien…mais vous allez mourir !!! »

L’ennemi de l’Humanité lança alors une puissante attaque psy, qui mobilisa toutes ses forces. Mais cela ne fit rien : Ino avait créée un écran psy qui les protégeait tous. Acculé, seul, sans armes, Julio/Charles n’avait plus qu’une chose à faire : tenter le transfert de corps. Mais il n’avait plus assez de puissance pour tenter le changement avec ses ennemis. Il ne restait plus que le choix de Lionel, le jeune mutant accroché à la machine. Celui-ci venait de mourir à l’instant, des suites du drainage de pouvoirs. Bah, comme le plan était à l’eau, autant utiliser le corps du gamin, non ? Rictor/le prof sacrifia ses derniers pouvoirs psys pour pouvoir changer de corps, et ainsi pouvoir tuer ses ennemis avec le pouvoir du gamin.

Le transfert se passa très bien, la suite un peu moins. Kurt et Ben avaient prévus cette alternative, et quand ils virent que les yeux de Rictor étaient redevenus ceux d’un être sensé, tous se retournèrent vers le gamin qui recommençait à bouger. Avant qu’il n’ait pu activer son pouvoir destructeur sur les autres, les deux êtres de glace gelèrent son corps.

« Tu es fini, Charles.
- Oh que non, Kurt ! Je vais encore changer de corps, et je reviendrais pour vous tuer ! Tous ! Tu ne peux pas tuer ce gamin, Ben. Il vient de chez toi. De même que toi, Kurt, c’est contre ta religion. Et Ino, Bobby et Thriss, vous avez fait serment de ne jamais tuer personne !
- Tu viens de parler de nous comme des individualités. Or, nous sommes une équipe. Non, plus qu’une équipe. Nous sommes une famille… »

Plasma fit alors un tour sur lui-même, laissant passer l’os en feu que venait de lancer Rictor. Le corps du jeune le reçut en pleine tête, scellant la fin du professeur Charles Xavier, idéaliste devenu fou.

« …et en famille, on s’entraide… »

Après cela, Ben commença à partir. Il n’avait plus rien à faire. Il avait eu sa vengeance, et il n’avait pas renié ses valeurs. Aloise étais sûrement morte comme le prof. Il était un étranger pour les autres. Quand Plasma allait arriver à la porte du Manoir, il entendit une voix criée son nom. Cette voix, il l’entendait toutes les nuits en rêve. Il se retourna, et vit Aloise courir difficilement vers lui. Ben se précipita vers elle et la prit dans ses bras, caressant ses cheveux et son visage pour se persuader qu’elle était là, vivante, que ce n’était pas un rêve. Sous le coup de l’émotion, ses jambes arrêtèrent de le supporter.
« Tu es vivante…tu es vivante…tu es vivante…
- Oui, Ben, c’est moi, je suis là, je suis là…
- Promets-moi de ne plus jamais me quitter…
- Je te le promets, mon amour… »

Et les deux jeunes amoureux restèrent là de longs instants à s’étreindre, en profitant à fond de ces instants qu’il les avaient fuis depuis si longtemps. Les autres, pendant ce temps là, après quelques sourires, détachèrent le gamin mort, et conduisirent Rictor à l’hôpital le plus proche pour des examens.

Le 15 juin 2007, le mariage entre Aloise Simpson et Benjamin Foster fut célébré à l’Institut, sous la bénédiction du père Wagner, qui avait repris le rôle de père pour un jour. Thriss (qui pouvait redevenir humain maintenant) était le témoin de Ben, Ino celle d’Aloise. May avait arrêtée son rôle de Spider-Woman à Los Angeles pour venir à la cérémonie. Bobby s’était chargé de la déco, et même si il faisait un peu froid (tout était fait en glace), l’atmosphère était à la fête. Celle-ci dura loin dans la nuit. Ben et Aloise restèrent une heure entière à danser sur la piste de danse abandonnée, ne pouvant se détacher du regard de l’autre.
Ananas
   Posté le 15-01-2005 à 21:17:46   

L'Ange des Ténèbres , par Eubeul

Je m’appelle Eva. J’ai aujourd’hui 256 ans, 14 mois, 5 jours, 1h et environ 12 minutes. Je suis l’être vivant le plus vieux de cette planète. Enfin, si l’on peut dire que je suis vivante.
On m’appelle l’Ange des Ténèbres. Je suis née pour tuer. Je ne connais aucun sentiment : ni la peur, ni la fatigue, ni l’amour ni la haine…Un véritable cœur de pierre, une machine à tuer.
J’ai survécu parmi les âges, évoluant parmi les ombres des hommes. Car personne ne me voit, ne me connaît, ne sait qui je suis. On m’appelle parfois Dieu, parfois Satan, ou parfois le nom de quelconque démon. Mais jamais personne n’a su qui j’étais. Enfin presque jamais.
Je ne vous raconterais pas l’histoire entière de ma longue vie, car ce n’est pas l’intérêt, mais juste ce qui a contribué à ma chute. Car l’Ange des Ténèbres est mort, et est parti rejoindre l’âme de ses nombreuses victimes…

Londres. Une grande ville. Celle où j’ai passé une partie de ma vie. Et où je suis morte.
Je suis en haut de Big Ben. Il y a une vue magnifique : il fait nuit, les lumières sont allumées, les étoiles brillent, la pluie tombe drue et les éclairs zèbrent le ciel noir. Je contemple la ville. Le vent vient rabattre mes longs cheveux noirs sur mon visage. Je reviens à l’intérieur : il faut que ma tache soit accomplie cette nuit, car après il sera trop tard.
C’est là que j’habite, en haut du clocher. Plus personne ne vient ici, puisque maintenant, tout est automatique, et l’entretien ne vient qu’une fois par an.
Je sors mes armes, et réfléchis. Finalement, je vais prendre mon arc, ma dague et mes deux courtes épées, que je mettrais dans mon dos. Ce sont mes armes de prédilection, et je les prends quasiment tout le temps. Je n’aime pas beaucoup les armes à feu, car elles ne sont pas assez précises, elles font trop de gâchis.
Je m’équipe, et je descends. Je me dirige dans les rues de Londres, et personne ne me remarque. Les gens ne savent plus regarder, et c’est leur plus grand défaut. Et mon meilleur atout.
J’arrive à destination : une petite maison, dans une rue sombre. Ma prochaine victime se nomme Ben Anders : avocat, marié depuis 12 ans, deux enfants, un employé modèle. Seulement, il a péché. Il n’avait pas le droit de bafouer ainsi mon travail : il a été engagé pour l’affaire de mon précédent meurtre, celui du pédophile irlandais, et ma qualifié de tueur schizophrène et fou à lier. Il n’a rien compris. C’est un imbécile. Et c’est pour ça que je vais le tuer. Pour m’avoir insulter, et pour le plaisir. Car lorsque je ne repère pas de vices, je tue ceux qui m’ont bafoué. Et c’est ce qui va lui arriver.
Je m’approche, et rentre dans le jardin. Personne ne m’a vu : je suis une ombre vivante. Je me dirige vers la porte de derrière. Elle est verrouillée, mais c’est un jeu d’enfant pour l’ouvrir : de l’acide, et la serrure cède. Je pousse la porte. Je suis dans la cuisine. Je referme la porte. Il n’y a aucun bruit, tout le monde dort. Je m’avance doucement. Mes pas sont silencieux, on ne m’entend même pas respirer. Je m’avance, je monte les escaliers. A l’étage, il y a 4 portes : la chambre des enfants, la salle de bains, les WC et la chambre des parents. Je me dirige vers cette dernière. J’ouvre la porte. Ils dorment, chacun de son côté en se tournant le dos : pas de contact physique, donc je ne serais pas obligée de tuer la femme…dommage.
Je m’approche, et sors ma dague. Il dort. Il est brun, les cheveux courts, une petite barbichette sous le menton. Pitoyable. Je m’avance, et m’accroupis pour être à sa hauteur. Je sens sa respiration. Je sors un mouchoir de soie blanche, avec un ange noir dessiné dessus : j’en laisse un après chacun de mes meurtres. Une sorte de signature. Je lève la main, et d’un coup sec et précis, je lui tranche la carotide. Je mets le mouchoir sur la plaie, pour qu’elle absorbe le sang. Il est mort, sans avoir eu le temps de s’en apercevoir. Je me lève, et je sors de la maison.

Je suis de retour chez moi. Je pose mes armes, et m’étends sur mon lit. Je viens de tuer ma 998° victime. Presque 1000. Plus que deux, et j’aurais la conscience tranquille.
Mais les victimes potentielles se font rares : plus de pédophiles, de fous, de tueurs (à part moi, bien sûr), de violeurs ni d’escrocs. Rien. Le calme total. Et je n’aime pas ça. Mais pour l’instant, il faut que je dorme.

Le lendemain, journée ensoleillée. Je me réveille au son du clocher. J’ai l’habitude.
Après quelques minutes, je descends, et je me mets en quête d’un journal. Même en plein jour, personne ne me remarque. J’arrive à en prendre un, et je vois en gros titre : « L’avocat Ben Anders assassiné dans son lit ». Je parcours rapidement l’article : « La femme de Mr Anders l’a découvert égorgé dans le lit… Elle affirme avoir vu le diable entrer, ouvrir la gorge de son mari, et en retirer son âme… On a retrouvé un mouchoir en soie blanche avec un ange noir brodé…Le même que sur les 997 autres victimes depuis 2 siècles et demi… La police soupçonne l’Ange des Ténèbres… »
Le diable…Cette pauvre femme doit vraiment être sous le choc pour avoir des hallucinations pareilles. Elle dormait à poings fermés.
Je me demande ce qu’elle a ressenti lorsqu’elle a vu son mari égorgé, sans vie, les yeux fermés comme s’il dormait toujours…Et ce qu’elle a ressenti lorsqu’elle a réalisé que le tueur aurait pu la tuer elle aussi, mais qu’il ne l’avait pas fait…
Je fus tiré de ma pensée par un jeune homme.
- C’est une sale affaire ! Quelle cruauté ! Vous ne trouvez pas ? , me dit-il.
Je le regardais : c’était le premier homme qui m’abordait depuis que j’avais commencé à tuer. Il était roux, avait des yeux verts clairs, et parlait d’une voix chaleureuse. Je n’ai pas répondu, j’ai rangé le journal dans une des poches de ma veste en cuir, et je commençais à partir. Mais il me suivait, et continuait à me parler.
- Je m’appelle Franck Shaster. Je suis journaliste. Tenez, voila ma carte, me dit-il en me tendant un bout de carton.
Ce n’est pas croyable comme certaines gens sont déterminées. Je prends la carte, et la glisse dans ma poche. J’espérais quand faisant ça, il me laisserait tranquille. Mais non. Il continue à me parler.
- Je vois que vous n’êtes pas très bavarde. Pourriez-vous au moins me dire votre nom ?
Je m’arrête. Je le regarde, et dis d’un air sombre : « Je m’appelle Eva. »
Il sourit. C’est dingue comme certaines personnes sourient pour un rien.
- Merci. Je vois que je vous dérange un peu, donc je vais vous laisser.
Enfin ! Comme quoi, il ne faut jamais désespérer.
- Est-ce que je vous reverrais un jour ?
J’ai un petit sourire. Puis je hausse les épaules. Il me sourit. Je fais demi-tour et repars vers ma tour.

Arrivée en haut de la tour, je sors le journal de ma poche. Je vois un bout de carton tomber sur le sol. Je le ramasse : c’est la carte de Franck. Un journaliste…intéressant. Je m’assois sur mon lit. Un plan germe dans ma tête…Je pense que mes prochains meurtres seront médiatisés, et que mon nom sera connu et craint par tout le monde. Je vois déjà les titres des journaux : « L’Ange des Ténèbres a encore frappé…Personne n’est à l’abri…L’ONU en pleine réflexion sur les mesures à prendre…Une délégation mondiale dépêchée pour élucider ce mystère… »
Ça sonne comme une douce mélodie. Etre connue et craint par le monde entier ! Après ça, je crois que mon nom restera marqué dans les livres d’histoire…un rêve !
Mais qui sera ma prochaine victime ? Il faudrait quelqu’un de célèbre, de respecté… J’ouvre le journal, le feuillette en quête d’idées…
J’ai trouvé ! Page des sports : « David Beckham, le joueur du siècle… » Voila ma prochaine victime…
Il me reste à planifier le meurtre. Un jour de pleine lune…Dans sa maison…Voila qui risque d’être assez intéressant…

Le grand jour arrive. Je me prépare. Je mets ma grande épée à mon flanc gauche, ma dague à ma cuisse gauche, et mes deux courtes épées dans mon dos. Je descends, et me dirige vers la demeure de ma victime. J’arrive, et je vois qu’elle est très bien protégée. Heureusement que j’ai passé une grande partie de mon temps à étudier sa maison. Je passe par le jardin, comme d’habitude. Un petit coup d’acide, et le système d’alarme est désactivé. Pas très résistant. Je force la serrure, et je rentre dans la maison. Pas un bruit. Je monte à l’étage. Comme j’ai étudié à fond les plans de la maison, je m’y retrouve sans peine. Je pousse la porte de la chambre. Finalement, ils ne sont pas tous en train de dormir : Mr et Mme Beckham sont en pleine action… Ce sera encore plus intéressant pour les journalistes. Même si, au départ, je n’avais pas l’intention de tuer sa femme.
Je m’approche, je sors ma dague, et d’un coup sec je la plante dans la gorge de Beckham. Sa femme hurle, elle ne comprend pas. Et là elle me voit. Elle hurle encore plus. Et là, ma dague repart : un coup sec qui fait cesser ces hurlements.
Je me relève, contente de mon travail. Je prends leur téléphone, sors la carte de Franck, et compose le numéro. Après quelques sonneries, une voix ensommeillée me répond :
- Allô ?
- Franck Shaster ?
- Oui. C’est à quel sujet ?
- L’ange des ténèbres a de nouveau sévi.
Là, j’entends comme un sursaut à l’autre bout du fil. Et il me répond d’une voix parfaitement excitée :
- Où ça ?
- Maison des Beckham.
- Beckham ? Vous voulez dire…
- Oui. Le David Beckham. Et sa femme. Elle les a eu en pleine action.
- Mais, comment le savez-vous ?
- Parce que c’est moi qui les ai tués.
De nouveau un sursaut. Ça commence à m’amuser.
- Vous…vous êtes l’Ange des Ténèbres ?
- Oui.
- Mais…pourquoi ? Enfin, pourquoi m’informer de…
- Si ce scoop ne vous intéresse pas…
- Mais bien sûr que ça m’intéresse !
- Alors dépêchez-vous.
Et je raccroche. Ces gens normaux et leur méfiance…je ne supporte pas ça. Je décroche à nouveau le téléphone, et cette fois-ci, j’appelle la police. Je n’aimerais pas que Franck soit accusé de ce meurtre…avec cette fichue police, on ne sait jamais !

Je suis dehors, et la police vient juste d’arriver. Franck aussi. J’imagine leur tête lorsqu’ils vont découvrir les deux cadavres dans leur position…disons, un peu arrangée…
Je ne peux m’empêcher de sourire. Ce meurtre, au départ, était prévu pour me médiatiser un peu. Mais finalement, j’ai trouvé qui seront mes prochaines cibles : ces gens qui se croient supérieurs, et qui touchent plusieurs millions rien qu’en levant le doigt. Passer pour la protectrice du peuple. Défendre les pauvres et les opprimés. Voici l’image de moi que Franck devra dévoiler. Pas le monstre cruel et sanguinaire. Mais le « Robin des Bois » des temps modernes. Je lui dirais si jamais je le revois.

Le matin, comme à mon habitude, je descends de ma tour pour aller chercher le journal. Je le prends, et j’avoue que j’ai du mal à cacher ce petit sourire de satisfaction. Je parcours rapidement l’article : « David et Victoria Beckham, assassinés en pleine nuit par l’Ange des Ténèbres…retrouvés dans une position embarrassante…avaient des mouchoirs de soie blanche avec une ange noir brodé dans leur blessure… ». Et l’article et signé Franck Shaster.
Belle promotion. J’avoue que Franck est bon journaliste. De plus, il a essayé de montrer le côté juste de ce meurtre : « Mais quel est le mobile de l’Ange ? Pur sadisme, ou désir de vengeance ? Car étant donné le salaire des époux Beckham, on peut comprendre qu’un désir d’injustice ait germé au fond de cet Ange. De plus, cela coïnciderait avec la nature des précédentes victimes : pédophiles, tueurs en série… Alors, l’Ange Noir est-il un simple dérangé assoiffé de sang, ou un protecteur des pauvres, tout comme l’était Robin des Bois ? »

- Bel article, hein ?
Je me retourne, et je vois Franck Shaster, tout joyeux. Je souris. Il continue :
- C’est vrai, j’avais oublié que vous ne parliez pas…
- Peut-être que je ne parle pas, mais je peux encore me permettre de faire des compliments.
- Merci. A vrai dire, je ne sais pas pourquoi l’Ange m’a choisi moi.
Je réfléchis : soit je pars et le laisse en plan, ou alors je lui explique quelque chose, qui ne serait pas faux dans le fond.
- Peut-être que l’Ange a vu que vous pourriez lui être utile. Peut-être qu’il a vu que vous étiez sur la même longueur d’onde. Peut-être voyait-elle un idéal en vous.
Je commence à partir. Il me suit.
- Vous avez dit « elle » ? Pourquoi serait-ce une femme ?
- Et pourquoi serait-ce un homme ?
- Je ne sais pas.
- Demandez-le lui la prochaine fois.
- La prochaine fois ? Quelle prochaine fois ?
- C’est bien elle qui vous a informé du meurtre ? Je suppose qu’elle n’en restera pas là.
Il est perplexe. Je le vois froncer les sourcils. Peut-être que j’en ai un peu trop dit. Il va avoir des doutes, mais de là à se douter que je suis l’Ange des Ténèbres…
- Bien. Bien. Je vais vous laisser, j’ai à faire. J’ai été ravi d’avoir pu discuter avec vous Eva. Et bien au revoir !
Et il s’éloigna.

Arrivée dans mon clocher, je me sentais guillerette. Je ne sais pas pourquoi. Mais une image s’impose à mon esprit : Franck. Avec ses beaux yeux verts, sa douce voix…
Je me ressaisis. Il ne faut pas que je tombe amoureuse, en plus, d’un inconnu. Et puis, je ne connais pas l’amour, alors pourquoi serais-je « contaminée » maintenant ?
Je retrouve mes esprits, et je cherche dans le journal ma prochaine victime. Dur, très dur. Je ne trouve rien. Les journaux ne parlent plus que de mon meurtre. Et je vois les dossiers sur mon cas qui se multiplient : tel psychologue affirme ça, alors que tel autre dit ceci… et le pire, c’est qu’il sont très loin de la vérité.
Ça m’énerve tellement, que je m’allonge sur mon lit, et m’endors. Au moins, le sommeil m’apportera des idées !

A mon réveil, je ne trouve toujours pas. C’est désolant. Et ça m’énerve ! La seule pensée consolante, c’est que j’ai enfin fait mes 1000 meurtres. Mais ce n’est pas assez. Il faut plus, plus grand… Je repense au meurtre des Beckham, et l’idée vient toute seule.
Une équipe de foot. Entière. Une équipe, mais il faut encore savoir laquelle !
C’est Franck qui m’a mis la puce à l’oreille : son article suivant concernait une équipe de foot amateur. Son terrain d’entraînement ne se situait pas loin d’ici. Je crois que je vais aller y faire un tour ce soir…

Le soir arrive. Je me prépare : ma dague, mon arc, et mes deux épées. Et je fais la provision de mouchoirs en soie, car il ne m’en reste plus. Et, sans oublier, la carte de Franck.
Je pars, et quelques minutes plus tard, j’arrive au stade. La nuit n’est pas encore tombée, et les joueurs sont dans les vestiaires. J’arrive, et je pousse doucement la porte. Une odeur de savon et une bouffée de chaleur m’accueillent. Parfait, ils sont encore sous la douche. Ce sera divertissant. Je ferme la porte à clé, et la garde sur moi. J’entends leurs voix, et le son de la douche. Il fait chaud. Je m’approche doucement. Des gouttes d’eau se forment sur les murs. A entendre leurs voix, ils sont une douzaine. Je sors lentement mes deux épées, une dans chaque main. Je m’avance. J’arrive à côté des douches. Je vois leurs silhouettes. Je m’approche. Il y en a un qui sort de la douche. Au moment où il arrive à mon niveau, je donne un coup d’épée bien placé : sa tête tombe, son corps à côté.
Je prends la tête, et la lance dans les douches. Silence. Un cri de panique. Je les vois qui sortent des douches en courant, et aucun n’échappe à la lame tranchante de mes épées. Quelques minutes plus tard, ils sont tous morts. Un tas de chair humaine, dont le sang se mêle avec l’eau des douches. Je range mes épées, et souffle un peu. L’air est chaud, un peu irrespirable. Maintenant, il faut que je trouve un portable pour joindre Franck. Je me mets à fouiller les casiers, et finalement, je trouve ce que je cherche. Je l’allume, compose le numéro de Franck.
- Allô ?
- Mr Franck Shaster ? C’est l’Ange des Ténèbres.
Sursaut. Sa voix devient tremblante d’excitation. J’entends presque son cœur battre à plein régime.
- Vous vous souvenez de cet article que vous avez écrit sur le club de foot ? Celui qui est paru hier ?
Silence, respiration accélérée.
- Vous n’avez qu’à venir à leur terrain d’entraînement, je laisserai la clé des vestiaires sur la porte.
Pas de réponse.
- Bien, au revoir Mr Shaster.
Je raccroche. Décidément, il n’est plus très bavard au téléphone.
Je repose le portable là où je l’ai pris, et je commence à partir. Mais je sens quelque chose qui me prend par la cheville. J’ai juste le temps de me retourner pour voir un joueur de l’équipe, plein de sang, me faire tomber à terre. Il m’immobilise sur le dos, et se met à ramper sur moi. J’essaie de me dégager, mais je n’y arrive pas. Il ne faut pas que je panique, il ne faut pas que je panique.
Sa tête est maintenant à la hauteur de la mienne. Je sens son souffle saccadé, je vois ses yeux gonflés de sang, le sang qui a coloré son visage. Je sens ses mains autour de mon cou ! Il veut me tuer ! Pas de panique !
Je lutte de toutes mes forces, mais il est bien plus fort. Je ne veux pas mourir maintenant ! Et puis, une idée : ma dague. Je glisse ma main le long de ma cuisse, attrape le manche, tire la dague du fourreau, et la plante dans la nuque du joueur.
Son étreinte se desserre. Je reprends ma respiration. J’ai bien cru que j’allais y passer. Je le pousse sur le côté, et je me relève. Je m’appuie sur les casiers, et reprends mon souffle.
Mais j’ai perdu du temps. Alors, je prends 12 mouchoirs en soie, et les dépose sur les joueurs. Puis je me dirige vers la porte, sors la clé de ma poche, et la tourne dans la serrure. Un courant d’air frais vient me balayer le visage, et me rafraîchir les idées. Je sors, ferme la porte derrière moi, et laisse la clé sur la serrure, comme promis.
Je me retourne. Et là, je réalise combien j’ai perdu de temps : Franck Shaster se tient devant moi, immobile, paralysé par la surprise. Je ne cherche même pas à prendre le temps de m’expliquer devant lui : je fonce à toute allure, et disparaît avant qu’il dise quoi que ce soit.
Je ne m’arrête pas, je continue. Mes jambes me font mal, je ressens une douleur aigue dans le cou, mais peut importe, je ne m’arrêterai pas.

Epuisée, j’arrive en haut de mon clocher. Je m’étale sur mon lit. Je n’en peux plus. Après un moment de répit, je décide de me désarmer. Puis, je m’allonge sur mon lit, et pour la première fois de ma vie, je pleure. De grosses larmes : de peur, de peine mais aussi d’amour.

Le lendemain matin, je me lève. Mais il ne faut pas que j’aille chercher le journal. En tout cas, pas maintenant. Ca attendra ce soir. Je ne veux pas que Franck me voie, je ne veux pas découvrir mon nom et une photo prise à la volée, je ne veux pas que tout le monde hurle et qu’on vienne m’arrêter…Alors je vais attendre. Comme ça, il ne me verra pas.
Le soir venu, je descends de ma tour, et me dirige vers le kiosque où j’ai l’habitude de prendre mon journal. Je le prends, sans regarder personne. Puis je me dirige vers chez moi. Je le lirais là bas, je ne veux pas m’attarder ici.
Mais une main vint se poser sur mon épaule. Je me retourne : c’est Franck. Je recule, m’arrache à son étreinte, mais il est plus rapide que moi : il m’attrape la main, et la tient fermement. Il me regarde sans sourire. J’ai peur, peur de ce qu’il va me dire, de ce qu’il va faire de moi…La peur doit se lire sur mon visage. Il ne m’adresse même pas la parole. Il me tire à travers les rues. J’avais commencé à lutter, mais il a plus de force que moi. Alors je l’ai suivi docilement.

Après un bon moment de marche, nous sommes arrivés dans un endroit que je ne connaissais pas. Nous nous sommes approchés d’une maison. Il a sorti les clés, et a ouvert la porte. Puis il m’a tiré dedans. Il a fermé la porte derrière moi. Alors, il m’a lâché la main, et m’a regardé dans les yeux. Je ne savais pas ce qu’il y avait dans ses beaux yeux verts : de la tristesse, de la déception, de la colère, de l’amour… Je baisse les yeux, car je ne peux pas supporter ce regard. Je le sens qui s’approche de moi. Il prend de nouveau ma main, et me tire jusqu’à son salon. Il me fait asseoir sur un des fauteuils. Puis il se met en face de moi. Il me fixe, sans dire un mot. Ce silence est insupportable. Son regard aussi. J’ai envie de hurler, de partir en courant et ne plus jamais m’arrêter.

Puis, un soupir. Cela fait une éternité qu’il me fixe sans bouger. Je suis au bord de la crise de nerfs. Il s’avance dans son fauteuil.
- Alors c’était toi, dit-il simplement.
Sa voix aussi est insupportable. Ce mélange de tristesse et de déception est insupportable.
- Mais pourquoi ? Pourquoi continuer les crimes commis par un malade il y a deux siècles ? Qu’est-ce que ça peut t’apporter ?
Tiens, il me tutoie. C’est plus facile pour faire la morale. Je sais qu’il n’a rien à me dire, pourtant je sens les larmes me monter aux yeux. Je baisse la tête.
- Vous ne pouvez pas comprendre…
- Si tu ne m’expliques pas, c’est sur que je ne comprendrais pas.
Je ne veux pas lui expliquer. Je ne peux pas. Il se lève de son fauteuil, prend un pouf et vient se mettre devant moi. Il me prend les mains, et me regarde droit dans les yeux.
Je ne peux plus échapper à son regard. Alors je ferme les yeux, prend ma respiration, et commence à lui expliquer.
- Je ne sais par où commencer…
- Et bien, essaie par le début…
Je souris. Il me fait la morale, et il arrive à faire de l’humour…
- Et bien, je suis née il y a 256 ans…
- Ne te moque pas de moi Eva…
- Mais c’est la vérité ! Vous me demandez de vous expliquer, et vous n’êtes même pas capable d’accepter la vérité ?
Je commence à m’énerver. Il veut savoir, mais il ne veut pas accepter la vérité…
- Calme-toi Eva. Si tu le dis, je te crois. Continue.
Je relève la tête. J’ouvre les yeux, et regarde ailleurs.
- J’ai été créée pour tuer. C’est pour ça que j’ai vécu si longtemps. Je suis née comme n’importe quel être humain. Mais à ma naissance, j’ai été enlevée par un adepte de la magie noire. Il m’a lancé un sort, anéantissant de moi tous les sentiments, et prolongeant ma vie.
- Mais je croyais que la magie noire n’existait que dans les livres pour enfants…
- Ce n’est pas parce qu’Harry Potter combat les forces du mal dans les pages d’un bouquin, que ces forces n’existent pas…
Je savais qu’il aurait du mal à me croire. A vrai dire, à sa place, j’aurais eu la même réaction.
- Donc, tu es un produit de magie noire ? Un…un démon ?
Ce n’est pas possible comme les croyances des simples gens sont idiotes. On parle magie noire, et on arrive directement au démon.
- Non, pas un démon. Une machine à tuer. Et c’est ce que je fais depuis que je suis née. J’ai été élevée pour ça.
- Mais…dans quel but ?
- Dans le but de faire régner la justice. Pour l’instant, avant que je vous connaisse, je ne tuais que des pédophiles, des arnaqueurs, des politiciens véreux…Mais après, je me suis attaqué à des proies autres : des personnes qui touchent des millions en bougeant le petit doigt. Vous voyez le genre.
- Vous êtes la protectrice des faibles et des pauvres. Si on peut dire ça comme ça.
Je souris. Je savais qu’on était sur la même longueur d’ondes.
- J’ai tué exactement 1012 personnes. J’ai dépassé mon but initial…
Et là, je réalise ce qui va m’arriver. J’ai été « programmée » pour tuer 1000 personnes…
- Et, sans doute, à l’heure où je vous parle, je vis mes dernières minutes…
Je n’avais pas réalisé…C’est pour ça que je découvre de plus en plus d’émotions humaines ces temps-ci…Pour ça que je pleure, que j’aime, que j’ai peur…Je vais bientôt mourir…
Franck ne doit pas comprendre. Il lève la main vers mon visage, et essuie une larme qui coulait sur ma joue. Je ferme les yeux : le contact de sa douce main sur ma peau…j’en ai des frissons…Puis le contact se rompt, et j’ouvre les yeux. Il sourit : il est toujours au même endroit. Il me fixe toujours.
- Je vois…
Il se lève, et me tends sa main. Je la prends, et me lève à mon tour. Nous sommes tout près l’un de l’autre. Nos visages sont à quelques centimètres, et nous pouvons sentir nos souffles respectifs. Je le fixe dans les yeux. Lui aussi. Il écarte une de mes mèches de la main.
- Alors, tâchons de rendre ces derniers instants inoubliables…
Et il m’embrassa. Ce fut la première preuve d’amour que je reçus depuis ma naissance. Alors, j’y déversais toute mon âme, toute mon énergie. Je m’abandonnais dans ce gouffre sans fin…

Le lendemain matin, je me réveillais au lever du soleil. Quand j’ouvris les yeux, je ne reconnus plus rien. Je commence à panique, mais quand j’ai vu le corps de Franck, couché près de moi, je me suis souvenue. Cette soirée a sûrement été, et restera la plus belle de ma vie…
Je regarde Franck, qui dort paisiblement. Je ne peux pas rester là. Je dois partir. Je dépose un baiser sur les lèvres de Franck. Il remue un peu, mais il dort toujours. Je souris. Je me lève doucement, récupère mes affaires, et me rhabille.
Mais je ne peux pas partir comme ça, pas après ce qu’il vient de se passer. Alors, je dégote un bout de papier et un stylo, et j’écris : « Mon cher Franck, merci pour cette nuit superbe. Je ne l’oublierais jamais. Pourtant, mon œuvre n’est pas totalement finie. Ce serait trop dur à expliquer avec un simple bout de papier. Je ne sais pas si nous nous reverrons, mais je veux que vous sachiez que je vous aime de tout mon cœur. Eva. »
Ce n’est pas explicite, mais je ne peux pas faire plus. Il faut que je reparte le plus vite possible. Après avoir jeté un dernier regard sur lui, je repars, en faisant le moins de bruit possible…

Arrivée au clocher, je me laissais tomber sur mon lit. J’étais si heureuse que je ne pouvais m’empêcher de sourire. Je déplie le journal que j’avais pris la veille, et commence à lire l’article. Je ne peux décrire ma joie, surtout après avoir vu que Franck n’avait rien mis sur sa brève rencontre avec moi à la sortie des vestiaires. Je n’aurais jamais cru connaître un jour le bonheur, même s’il me conduit directement à la mort…

Je ne suis pas sortie de la journée. Mais le lendemain, je suis quand même descendue chercher le journal. A ma grande déception, je n’ai pas trouvé Franck. Etrange. Mais je comprends vite, lorsqu’en première page je trouve : « Le journaliste Franck Shaster, chargé des reportages sur les meurtres de l’Ange des Ténèbres, a été enlevé hier soir, chez lui, par un certain Vengeur. »
Je ne peux pas le croire. Franck…kidnappé…si j’étais restée avec lui, ce ne serait jamais arrivé ! Je ne peux pas continuer à lire ici…
Je rentre dans le clocher, et m’assois sur mon lit. Je déplie le journal, et continue l’article : « le Vengeur serait le père du n°8 de l’équipe de foot assassiné par l’Ange…il a laissé une lettre disant que si on veut retrouver Shaster vivant, l’Ange doit se rendre sur le quai n°3 de la Tamise…à minuit ce soir…sinon Franck mort…pas de journalistes…personne ne doit sortir…la police va quadriller le terrain… »
Je jette le journal de rage. Comment ? J’assassine une petite équipe de foot, et l’homme que j’aime se retrouve prisonnier par ma faute ? Comment ai-je pu être aussi stupide ?
Je sens les larmes couler sur mes joues. Il faut que j’y aille. Je dois y aller.

Le soir arrive. J’ai pris mes armes de prédilection, j’ai rangé mes affaires : je ne crois pas que je reviendrais…Une mauvaise intuition, rien d’autre…
Je pars. Il ne fait pas encore nuit. Il doit être 8h, ou 9h, mais pas plus. Je me dépêche.
Arrivée à l’endroit du rendez-vous. Il n’y a personne. Pas un chat. Tant mieux. Je vais me poser dans un coin, pas trop éloigné, pour ne pas me faire repérer.

Je n’ai jamais connu d’attente aussi longue ! J’ai vu une éternité passer entre mes mains, et les 12 coups de minuit viennent juste de retentir. Je sors de ma cachette, et me mets bien en évidence sur le quai n°5. J’attends, et personne ne vient. Je commence à me demander si ce n’était pas un piège…
Puis, un camion arrive. Je me cache derrière une pile de caisses. Un homme descend, et sort du camion une énorme caisse, avant que le bolide ne reparte. L’homme ouvre la caisse, et en tire une statue…Non, ce n’est pas une statue : ça marche…un homme ? Franck ?
J’entends des voix :
- Allez, avance !
- Non, je n’irais pas plus loin.
C’est bien la voix de Franck. Mon cœur se met à battre encore plus vite. Je me dégage des cartons.
- J’espère pour toi qu’elle va venir, sinon, tu connaîtras le même sort funeste que mon fils.
Il ne m’a pas vu.
- Vous attendez quelqu’un ?
Il sursauta en entendant ma voix, mais il reprit de l’assurance lorsque je m’approchais.
- Alors c’est toi, le fameux Ange des Ténèbres ?
Sa voix était enjouée. J’avais l’impression qu’il allait se mettre à rire. Je jette un coup d’œil à Franck, mais l’ombre des bâtiments m’empêche de voir s’il est en bonne santé.
- Vous le connaissez ? Ce petit journaliste de pacotille ?
- Non, je ne l’ai jamais vu. Pourquoi l’avoir pris en otage ?
- Voyons, ne faites pas l’enfant ! C’est votre « journaliste » attitré ! Celui qui a l’exclusivité sur vos précédents meurtres ! Alors, j’ai pensé que ce serait plus facile de vous attirez avec lui…
Et il avait raison. Seulement, il ne peut pas s’imaginer à quel point je tiens à ce journaliste…
- Et que voulez-vous de moi ?
Il se met à rire. Je m’y attendais…
- Ce que j’attends de vous ? Mais que vous payez pour le meurtre de mon fils ! Que croyez-vous, que je voulais vous épouser ?
Il se remet à rire. Ca commence à m’énerver. Je sors mes deux épées, car je sens que le combat approche.
Mais il est plus rapide que moi. Je ressens une douleur abominable dans le flanc gauche. Il a une arme à feu. Je regarde mon flanc : une rivière de sang coule le long de mon pantalon. Je relève la tête, et je le vois, mort de rire, pointant vers moi son 9mm.
- Tu te crois au Moyen-Âge ? L’époque de D’Artagnan est révolue ma belle…
Mais il n’a pas le temps de finir sa phrase : mon épée vole, et vient se planter droit dans son cœur. Il réalise, et tombe.
Mais une douleur atroce me traverse le thorax : il vient de tirer sa dernière balle. Elle est à quelques millimètres de mon cœur. Je tombe. Mais il faut que je libère Franck.
Je rampe jusqu’à ses pieds. Je sors ma dague, et tranche ses liens. La douleur s’intensifie. J’ai de plus en plus de mal à respirer. Franck a compris que mes forces me quittaient. Il se penche, pour que je puisse couper ses liens aux poignets.
Je lâche la dague. Je me retourne sur le dos. Je tousse, et du sang coule le long de ma joue. Je suis en train de mourir. Ça y est. Je vais retrouver mes 1013 victimes… en Enfer.
Je vois le ciel noir, illuminé par une centaine d’étoiles. La lune est belle, un beau quartier. Ma vue se brouille. Je respire très lentement.
Puis, je sens qu’on me relève. C’est Franck. Il me prend dans ses bras. Je vois son visage. Je souris, mais une quinte de toux me prend. Des larmes viennent se joindre au sang. Je lève la main jusqu’à son visage. Il la prend, et l’embrasse.
- Je t’en prie Eva, ne t’en vas pas. Pas maintenant. J’ai besoin de toi. Le monde a besoin de toi.
Non, le monde n’a plus besoin de moi. Il ne l’a jamais eu. Avec une grande difficulté, j’articule quelques mots :
- J’ai payé, pour mes crimes…pour tous ces meurtres…
Il se rapproche de moi. Je sens son souffle. Le mien est quasi-inexistant. Mon cœur ralentit.
- Je t’en prie Eva, accroche-toi !
- Je suis désolée…
- Mais je t’aime, je ne peux pas vivre sans toi !
- Moi aussi je t’aime Franck.
J’attire sa tête vers la mienne, et me donne à un dernier baiser. J’y mets mon amour, ma vie, mon âme. Je meurs…
Lorsque Franck releva sa tête, je n’existais plus. Il resta là, à attendre, mon corps dans ses bras. Je ne sais pas ce qu’il a raconté à la police. Mon corps a été enterré, et Franck vient s’y recueillir chaque jour. En tout cas, il n’a jamais cessé de m’aimer. Et je l’aime aussi. Je l’attends impatiemment…
Ananas
   Posté le 15-01-2005 à 21:18:31   

L'auteur : Tant pis, j'ose. j'aime beaucoup, comme vous l'aurez remarqué, lire, écrire, etc... mes lectures furent des plus variées, et je reconnais volontiers une affection particulière pour théâtre (récente et due à une participation à un projet sur Tchékhov). mais mon engoûment pour Shakespeare, n'est pas récent du tout. j'ai commis l'irréparable en tombant dedans après seulement 2 ans d'anglais... et ne m'en suis jamais remise... je connaissais les grands monologues "by heart"... ce temps n'est plus, fort heureusement, ma pauvre tête!
cependant, ça marque et voici une histoire que j'ai promis à quelqu'un et que je vous soumets d'abord. il s'agit d'un clin d'oeil appuyé, et ceux qui ont lu de Shakespeare autre chose que Romeo et Juliet, seront avantagés...

sur ce...


***

Mona, Desmona de son vrai nom, était assise... Devant son portable. En pleine nuit. Ce qu’elle faisait ? Elle chattait sur un forum rpg. Au lieu de dormir… Elle venait d’y rencontrer un jeune garçon, de son âge, extrêmement subtil… On entendait le bruit de ses doigts légers et experts parcourant le clavier… Un bruit, à côté, attira son attention. Ses doigts suspendirent leur course.

« Hmmm… encore des problèmes avec ton jules, pas vrai, Osth ?. »

Son demi-frère, de 4 son aîné…homo. Un grand gamin, celui-là. Et empoté, avec ça. C’est elle qui les avait mis ensemble… Osthern et Yahgo… Sur un coup de tête, après avoir repoussé les avances de ce dernier…

Elle « discutait » de nouveau avec son correspondant... Cash, Cain ?Elle ne faisait jamais attention aux noms, aux pseudos… Le jeu consistait maintenant à faire des rimes les plus osées et les plus théâtrales possibles…En respectant une histoire de base, Roméo et Juliette, pour cette fois ...

Ça devenait torride… passionné, enflammé, charnel…

Elle entendit un long soupir…à côté, les hostilités étaient oubliées, la réconciliation se faisait sur l’oreiller…

Elle sourit, avec malice.

« Tiens, en voilà une idée ! »
Et se mit à retranscrire ce qu’elle entendait à côté… Demain, tout le monde saurait que la scène décrite en telle page de tel forum faisait référence à … hum …un certain vécu…

Tout était de nouveau calme. Son web-copain était allé se coucher. Elle bâillait devant son écran.

Le lendemain, Osth, en entrant dans la chambre…
« Hé debout, Mona, viens voir , il y a un Shakespeare revu et corrigé, et ton rôle n’est pas des moindres! »

A l’écran on pouvait lire :

Tis destiny unshunnable, like deathhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhh



Mona ne bougeait pas. Elle semblait dormir sur son clavier… elle était parfaite en Desdemone.

Fin.

*extrait de Othello, acte 3, scène 3 : c'est là une destinée inévitable comme la mort. (et Iago et Othello sont en train de parler d'infidélité dans le mariage, alors que Desdemona s'approche pour plaider la cause de Cassio, pour le contexte.)

Par Naiad
Ananas
   Posté le 15-01-2005 à 21:19:16   

Neverending Game , par Naiad


Press ON/OFF button.
Start… Check...
Ecran bleu. Bienvenue. Jingle. Start Menu.

Virus. Modification du code. exe.

Ecrire sans lire ce qui précède...
Pourquoi? Par égoïsme. Parce que c'est ce qu'on fait tous un jour ou l'autre.

Parce que pour la première fois depuis des années je repense à quelque chose qui me dégoûte et qui me paraît pourtant évident. Le suicide. Sous sa forme la plus élaborée et la plus douloureuse qui soit : la vie.

Je suis en train de me suicider, mais personne ne l'a vu, ne l'a compris... je suis entourée de gens, et on me voit tout les jours à heurs fixes, souriant aux voisins, aux parents d'élèves... aux enfants... J'en ai tellement marre que j'aimerais accélérer le cours de mon existence vers sa fin logique, mais je me l'interdis, mon code me l'interdit... Dieu, que c'est long un code, toute une vie.

Chaque jour, je me tue un peu plus, je renie un peu de moi, de mes principes, ah c'est beau un principe... c'est vide surtout.

Mais qu'ai-je fait à mes parents pour qu'ils me fassent ce cadeau empoisonné?! Rien. Ils n'ont fait que ce pour quoi ils étaient programmés... et j'ai copié le programme... comme eux…

10101.......0000000000000000000000000000000... system error.


Reboot system. Restore...
J’ai survécu. Rapport système?
Duplications de programme réussies. Réponse test – optimal..

Je continue. Je souris, par politesse, par habitude. Parfois, le cœur y est, parfois, moins. Et parfois pas du tout. Simplement, si je ne m’obligeais pas à sourire, je ne pourrais pas résister à la tentation de la violence. Je l’exerce donc contre moi, avec le sourire. Et je fustige, tue et re-tue ce que j'aime le plus: douceur, candeur, illusions... Mal.

Compromissions. Toujours. Depuis que j’ai appris que le monde n’était pas en noir et blanc, je ne vois plus que les niveaux de gris. Chaque jour, je commets un acte contre moi-même. Mon moi idéaliste, adolescent et rebelle qui a voulu un autre monde, et qui pourtant a choisi de vivre, sans réaliser ses rêves, meurt un peu à chacun de ces actes.

Je ne peux pas mourir. L’exécution du code n’est pas terminée. Il doit encore évoluer, vers une autre génération de machines.

Je deviens obsolète. Peut-être serais-je recyclée…

Restart.

Are you sure...

/YES/ / NO/
Ananas
   Posté le 15-01-2005 à 21:19:57   

Elemental War , par Ben

La soirée était chaude pour la saison, mais un petit vent venait apporter une touche de fraîcheur à l’air. Les deux jeunes gens marchaient main dans la main. Ou plutôt l’adolescent avait sa main dans le gant de cuir de sa petite copine. Ils déambulaient tranquillement, amoureusement. Ils étaient heureux. C’était le début d’une magnifique soirée, pensa la jeune fille, bien loin de ses soucis habituels.

Robert Drake et Marie étaient des mutants, des êtres différents. Nés avec un code génétique différent de celui des êtres humains, ils s’étaient vus dotés il y a peu de pouvoirs surhumains, pouvoirs qu’ils avaient décidés de mettre au profit d’un rêve, celui du professeur Charles Xavier qui désirait voir un jour les hommes et les mutants vivre en paix. Mais rien n’était simple, les mutants étant haïs par la population, des lynchages étant de plus en plus organisés dans le monde entier. Néanmoins, Bobby et Marie croyaient toujours au rêve. Mais pas ce soir. Ce soir, c’était une soirée spéciale, bien loin des tracas des X-Men, l’équipe qu’avait formé Xavier pour assouvir son rêve.

Ce soir, c’était l’anniversaire de Malicia, le nom de code de Marie. Elle fêtait ses 17 ans, Bobby ayant le même âge. Ils étaient jeunes, beaux, amoureux. Leur vie aurait été parfaite si Marie n’avait pas un problème avec son pouvoir. Elle pouvait absorber les souvenirs, les peurs, les comportements des êtres humains, et les pouvoirs des mutants par simple contact avec sa peau. Mais elle ne contrôlait pas ce pouvoir, ce qui faisait que personne ne pouvait la toucher. Et cela la rendrait énormément triste, triste de ne pouvoir embrasser et prendre dans ses bras l’homme qu’elle aimait.

Mais ces sombres pensées étaient bien loin de hanter la jeune fille avec autant de force que d’habitude. Cette soirée était parfaite, elle était avec Bobby, ils avaient eu le droit de sortir en ville (permission de minuit), ils pouvaient faire ce qu’ils voulaient. En marchant dans Soho, Marie prit son courage à deux mains et posa la question qui lui brûlait tant la langue depuis leur départ de l’Institut.

« Bobby, où est-ce qu’on va ?
- Ahah…c’est une surprise !
- Chéri, s’il te plaît !
- Non, non ! Je veux voir la surprise dans tes yeux quand tu verras où on va passer la soirée… »

Malicia fit semblant de bouder, mais s’arrêta vite, elle ne pouvait détacher ses yeux e Bobby, son prince charmant, l’homme de ses rêves. Qu’il était beau et séduisant ! Toutes les filles de l’Institut lui couraient après, mais c’était elle qu’il avait choisit, malgré son pouvoir…

Quelques minutes plus tard, les deux mutants arrivèrent devant un grand restaurant connu, The Angel, connu par toutes les stars de New York. En fait, toutes les stars de New York voulaient venir y manger. C’était le nouvel endroit à la mode, et son jeune propriétaire gagnait assez d’argent pour s’acheter un petit pays africain.
Marie fut stupéfaite quand Bobby s’arrêta, et quand un majordome s’approcha d’eux, en ouvrant la porte du restaurant apparemment désert.

« Bobby…ne me dis pas qu’on va manger là…
- Si, ma chérie.
- Mais…mais…comment as-tu fait ?
- Ahah ! Secret professionnel ! »

Bobby sourit, et Marie rentra devant l’invitation de l’employé. Les deux adolescents rentrèrent dans un somptueux palace, avec des objets, des peintures, des tapisseries tels qu’ils n’en avaient jamais vus. Ils étaient autant surpris qu’heureux. Le majordome leur montra une table, la seule au beau milieu d’une immense pièce. Marie s’assit avec Bobby en face d’elle.

« Mon dieu, Bobby…cela a dû te coûter une fortune…
- Nous n’allons rien payer ce soir, chérie.
- Quoi ?
- Tu as bien entendu. En fait, le patron du resto est un vieil ami de Jean, et de moi aussi, on a été au lycée ensemble. Et il a eu la gentillesse de nous prêter l’endroit et son équipe pour ce soir…
- Comment il s’appelle ?
- Warren. Warren Worthington.
- D’accord…oh, merci pour tout Bobby ! Ca a toujours été mon rêve d’être dans un endroit comme ici !
- Chérie, j’ai quelque chose à te dire…
- Quoi, Bobby ? »

Le jeune homme rassembla son courage avant de parler à la jeune fille. Cela faisait plusieurs semaines qu’il voulait lui dire qu’il l’aimait. Il en avait pris conscience lors de l’attaque de l’Institut par Stryker et ses hommes. Ce soir-là, quand il avait failli la perdre, il s’était rendu compte à quel point il avait des sentiments pour elle, et il avait aussi découvert la grande place qu’elle avait prise dans sa vie.

« Chérie, je voulais te dire que… »

Mais il n’eut pas le temps de finir sa phrase. La salle n’était éclairée que par des bougies, dont la majorité étaient disposées sur la table des deux adolescents. Bobby remarqua alors que les flammes semblaient grandir, et bougeaient d’une façon anormale. Il comprit instinctivement ce qu’il se passait, et voulut crier à Malicia de fuir. Mais il n’en eut pas le temps.

Les flammes se regroupèrent en immense feu qui flottait en l’air, avant de s’attaquer à la jeune fille, qui fut soufflée par les flammes loin de la table, heurtant le mur. Le jeune homme se précipita vers elle, craignant le pire. Etait-elle morte ? Comment lui faire un massage cardiaque ou l’aider, alors ? Mais il fut rassuré quand il la vit respirer. Faiblement, mais elle respirait quand même. Néanmoins, elle était en piteux état. Son visage était noir, elle avait des brûlures un peu partout, et était inconsciente. Le soulagement fit place à la colère. Bobby se releva, et se retourna, les larmes dans les yeux.

« John !!! Je sais que c’est toi !!! Viens ici, espèce de lâche !!!
- Lâche, lâche, lâche, que voila un vilain mot…attention, l’élève modèle se dévergonderait-il ? »

Un jeune homme aux cheveux châtains sortie de la cuisine. Il portait un jean délavé avec un t-shirt rouge vif, qui contrastait sérieusement avec le complet noir et la chemise blanche de Bobby. John Allerdyce jouait avec son briquet, s’amusant à l’allumer et l’éteindre.

« Pourquoi as-tu fait cela, John ? Pourquoi avoir attaqué Malicia ? Pourquoi avoir rejoint Magnéto ? POURQUOI ???
- Baisse d’un ton, veux-tu. J’ai fais cela par vengeance.
- Quoi ? Mais on t’a jamais rien fait !
- C’est ça…t’es l’élève parfait, Bobby. Gentil, bosseur, qui fait fi de ses problèmes avec ses parents pour continuer le rêve de Xavier…t’as le respect et l’admiration de tous, t’es l’élève modèle, parfait…t’as une vie de rêve…
- Mais t’as craqué ! Que tu m’en veuilles pour ça, ok ! Mais pourquoi t’en prendre à Marie ? C’est entre toi et moi, merde !
- Elle avait qu’à pas tomber amoureuse de toi…mais de toutes façons, tu vas crever…et après je vais la tuer…ou bien je demanderais à Magnéto de m’aider…paraît qu’il peut annuler son pouvoir…elle et moi on va s’amuser, si tu vois ce que je veux dire… »

Bobby sentait la colère monter en lui. Ses mains commençaient à se glacer, et ses larmes devenaient solides, ne coulant plus de son visage.

« Ordure…espèce de sale envieux ! Tu aurais pu avoir la même chose que moi si tu pensais pas que tout t’étais dû ! T’es encore pire que Magnéto ! Tu mérites pas de vivre !
- Peut-être, mais c’est toi qui va y passer… »

Pyro alluma son briquet, agrandit la flamme, et la projeta vers Bobby, sûr de le tuer tant le feu était grand et semblait sauvage. Mais le jet de flamme s’arrêta net en l’air, passant lentement de la couleur orange au bleu/blanc. John semblait surpris, surpris que Bobby ait pu faire cela. Mais ce qu’il vit après le stupéfia encore plus.

Bobby Drake n’était plus. A sa place, il y avait un être entièrement recouvert de glace, comme une sorte d’armure. Tout son corps était recouvert de glace, et si on regardait bien, on pouvait voir les larmes gelées sur son visage. Mais l’heure n’était pas aux pleurs pour lui. C’était l’heure de la vengeance.

Profitant de l’effet de surprise, Iceberg projeta un immense rayon de glace, qui atteint de plein fouet son rival, qui fut projeté à l’autre bout de la pièce. Pyro tenta de se relever, mais une nouvelle rafale le cloua au sol, tandis que le mutant glacé s’approchait lentement de lui. Quand il fut devant lui, Bobby s’accroupit et le regarda dans les yeux, remarquant que du gel s’était formé sur ses sourcils. On pouvait voir la peur dans ses yeux, là où il y avait avant un sentiment de supériorité.

« Malicia est dans le coma. Tu as voulu la tuer. Tu as voulu tuer la femme que j’aime. Je devrais te tuer pour ça. Mais c’est les êtres comme toi qui font cela. Je ne suis pas comme toi. Casses-toi, va rejoindre Magnéto. »

Tout être sensé et lucide aurait accepté avec joie l’offre d’Iceberg, conscient qu’il ne pouvait le battre. Mais Pyro n’était apparemment pas un être sensé. Il se releva difficilement, fit mine de partir, mais alluma discrètement son briquet, et lança une gigantesque flamme vers son ancien camarade. Celui-ci ne fit que lever sa main droite et de lancer un petit jet de glace, ce qui eut pour effet une nouvelle fois de geler les flammes.

John eut définitivement peur en voyant les pouvoirs dont faisait preuve Bobby. Conscient du danger, il courut vers la sortie, mais quand il arriva à la porte, elle était gelée ! Il se retourna, et il vit que Iceberg avait gelé le bâtiment en entier rien qu’en posant sa main contre le mur ! Et le mutant se rapprochait de Pyro…

« Bobby, attends, on peut s’arranger…
- Pas d’arrangement possible…tu as eu ta chance… »

Le mutant renégat ne pouvait plus bouger, tétanisé par la peur. Comment le frêle Bobby Drake avait-il pu se métamorphosé en cette créature froide et invincible ? La blessure de Malicia avait dû agir comme un choc psychique, libérant tous ses pouvoirs…Mais Pyro arrêta de penser à cela, priant pour que sa mort soit douce…

Iceberg arriva au niveau de John, et posa ses mains sur les épaules du jeune homme. Soudain, Pyro sentit son cœur se raidir, surtout ses jambes et son ventre. Il ferma les yeux, de peur de voir ce que Bobby lui faisait. Soudain, il sentit que le mutant avait enlevé ses mains de lui. Il rouvrit alors lentement les yeux. Il put voir alors que Iceberg avait repris une forme humain, et qu’il portait avec une grande douceur Malicia, se dirigeant vers la sortie et l’Institut pour la faire soigner. John remercia alors le ciel de s’en être sortit vivant, et il voulut sortir lui aussi. Mais il ne put pas. Il baissa alors les yeux et vit que ses jambes et son ventre étaient prisonniers d’un glaçon géant…
Ananas
   Posté le 15-01-2005 à 21:20:54   

Point of break , par Ben

La cuisine était calme en cette aube nouvelle. Les instruments ne bougeaient pas, immobiles, propres. Tout était d’un calme parfait, tandis que les rayons solaires rentraient doucement dans la pièce blanche, dont une grande table rectangulaire occupait une grande place. Les habitants de la maison dormaient encore, rêvant à leurs phantasmes secrets, ou bien à un rêve illusoire mais pourtant si beau…

Soudain, alors qu’il était encore tôt, et qu’aucun bruit ne filtrait dans le bâtiment, la porte de la cuisine s’ouvrit discrètement. L’inconnu rentra rapidement dans la pièce. Il était habillé d’un jean bleu délavé, et d’un survêtement en kevlar avec un grand X dessus. Il s’avança vers le frigo, l’ouvrit, sortit une bouteille de lait et en but d’une façon brusque. Puis, après s’être essuyé la bouche, il s’assit à la table après avoir sortit une boîte de céréales, une cueillere, un bol et la bouteille de lait. Il commença lentement à manger en repensant à sa vie.

Sous des couverts de gloire et d’aventures folles, Robert Drake n’avait pas vraiment eu une existence facile. D’abord, son pouvoir mutant le mit au ban de la société. Puis, son père le rejeta. Il devint seul, jeune, sans famille, sans rien. Grâce au professeur Xavier, il est devenu un X-Man. Il avait un but, une famille. Il put en faire s’épanouir.

Il trouva un frère, Warren, des amis pour la vie. Il avait tout ce qu’il avait désiré, sauf une chose : l’amour…il n’avait jamais eu une relation stable et épanouie. Les femmes l’avaient toujours fui, son caractère immature et changeant jouant en sa défaveur. D’abord, ce fut Jean…puis plein d’autres…Opale aurait pu être la bonne, mais il recherchait la perfection…et la délaissait souvent…

Et maintenant, ses pouvoirs commençaient à devenir incontrôlables…mais pourquoi tant de haine ? Il n’avait rien fait de mal…il avait toujours essayé d’être le plus gentil, le plus marrant. Il avait essayé de compenser son manque de confiance en soi et de reconnaissance par son humour. Jusqu’à maintenant.
Son univers était en train de tomber en morceaux. Sa vie, c'est-à-dire ses pouvoirs, devenaient une sorte de cancer. Et il voulait s’en débarrasser, avoir un corps normal, pas une poitrine de glace…mais si il perdait ses pouvoirs, il ne serait plus X-Man. Ce qui veut dire plus de but, plus d’amis, plus de Warren…plus de vie…

Et pour affronter cela, il était seul. Il n’osait pas se confier aux autres. Ils avaient d’autres chats à fouetter. Le prof devait surveiller Caïn (dont Bobby se méfiait beaucoup). Warren était heureux avec Paige. Kurt se posait des questions sur sa religion. Logan était dans une mauvaise période rebelle. Scott et Jean avaient des problèmes de couples. Hank avait des problèmes sur son orientation sexuelle. Et les autres n’étaient pas assez proches de lui…à part Annie.

Annie était une l’infirmière de l’équipe. Elle était belle, intelligente, et surtout elle savait pour le problème du jeune homme. Seulement elle filait le parfait amour avec Alex…

Soudain, la porte se rouvrit, et le cadet des Summers entra dans la pièce, visiblement fatigué. L’homme blond aux yeux bleus portait un pantalon de pyjama gris, dont les ficelles pendaient devant. Il avait aussi un t-shirt noir, et il avait comme chaussures des baskets blanches. Havok avait l’air très fatigué, et avait des difficultés à ouvrir les yeux. Il s’assit difficilement, tandis que Bobby le fixait avec une attention particulière.

« Salut Bobby…
- Alex.
- Ça va ? Pff, t’es déjà levé.
- Ouais… j’arrivais pas à dormir.
- Pourquoi ? Des problèmes ? En tout cas, moi j’ai très bien dormi !
- Ouais, je sais…j’ai entendu…
- Ah ? On a été trop bruyants ?
- Ouais…
- Ben désolé…
- Comme si tu l’étais vraiment… »

Alex enleva alors ses mains de son visage, et fixa surpris Bobby.

« Qu…quoi ? Qu’est-ce que tu veux dire ?
- Tu le sais très bien…qu’est-ce t’as contre moi, Summers ?
- Mais rien !
- Arrête de jouer à ça ! D’abord tu prends ma place de benjamin de l’équipe, puis tu me prends Lorna, puis après tu prends X-Factor !!! Et maintenant c’est Annie ! Mais putain je t’ai fais quoi, Alex ???
- Mais ça va pas, Bobby ! T’as craqué ! Ecoute, si tu vas pas bien, je peux…
- Y a une chose que tu peux faire, Alex…
- Ah ? Quoi ?
- Mourir !!! »

Iceman gela alors sa chaise et la lança sur Alex, qui se la prit de plein fouet, et fut projeté en-dehors du bâtiment par-delà la fenêtre qui était derrière lui. Il mit quelques secondes à se relever, du sang coulant de sa lèvre inférieure et de la partie droite de son front.

« Bobby, arrête…
- Ta gueule, Alex !!! TA GUEULE !!! »

Bobby, qui s’était entièrement gelé, tira deux rafales de glace sur Havok, qui eut juste le temps d’activer son pouvoir pour détruire les deux rafales. Alex n’avait jamais beaucoup aimé Bobby. Mais là, il n’allait pas bien. Et il fallait l’aider, même si la première réaction du mutant aurait été de massacrer le glaçon…

« Bobby, tu vas mal, j’peux peut-être t’aider…
- Mais tu vas fermer ta gueule ! Est-ce que tous les Summers sont aussi chiants ??? Vous savez pas quand il faut vous taire, nan ?
- Bobby…
- TAIS-TOI !!! »

Bobby se créa une luge de glace, et surfa jusqu’à l’endroit du jardin où se trouvait Havok. Il créa autour de lui un dôme de glace. Mais quelques secondes plus tard, la création d’Iceman explosa en morceaux, sous le pouvoir d’Alex. Celui-ci tira quelques rafales vers Bobby, qui les évita. Le cadet des Summers commença alors à courir vers le fond du jardin, pour éviter que d’autres personnes soient blessées.

Quand ils furent assez loin, c'est-à-dire dans le jardin à fleurs d’Ororo, Havok se retourna pour voir où était celui qui le traquait. Mais il ne vit rien. Il enclencha son pouvoir à fond, des ronds jaunes de plasma apparaissant sur sa poitrine et ses mains. Il attendait, les sens en alerte.

Mais il ne vit pas l’attaque venir…il sentit soudain une grande douleur dans sa poitrine, et son pouvoir se bloqua rapidement. Il avait beaucoup de mal à respirer, son corps battait la chamade. Soudain, ses jambes ne purent plus le porter, et il tomber à terre, du sang sortant de sa bouche.

Il releva la tête, et vit Iceman approché, toujours en glace.

« Bo…Bobby…
- Tu me supplies, Summers ? Tu me demandes grâce ? Après tout ce que tu m’as fait ?
- Je t’ai rien fais…va voir un psy…t’as tout ce que tu veux…Bobby…
- Tout ce que je veux ? Ah ! Mon pouvoir débloque, je n’ai pas l’amour ni le respect des autres ! Mais ne m’appelle plus Bobby…
- Bobby… »

Iceman leva sa main, et commença à replier ses doigts. Le cœur d’Alex battait de plus en plus rapidement, et l’homme ne pouvait plus parler. Il sentait un grand froid en lui, il ne pouvait plus bouger…

« Robert Drake est mort…il ne reste plus qu’Iceman… »

Et l’homme en glace replia tous ses doigts brusquement, ce qui eut pour effet de geler le sang d’Havok, et donc cela entraîna sa mort…Alex était mort, Bobby pouvait enfin prendre Annie et avoir la place qu’il méritait…

BIP BIP BIP BIP BIP BIP BIP

C’était le réveil de Bobby qui sonnait, le tirant d’un rêve étrange. Le jeune homme s’assit dans son lit, et essaya de se rappeler de quoi parlait ce rêve. Mais au fur et à mesure qu’il essayait, il oubliait encore plus…bizarre, pensa-t-il.

Le mutant se leva, et s’habilla, mais sans grande hâte. Après tout, il était le premier levé, et il n’avait pas bien dormi…
Ananas
   Posté le 15-01-2005 à 21:21:38   

... , par Eubeul

Lentement, la lame en acier se rapprocha du poignet blanc. La jeune fille frissonna au contact froid du poignard, et le retira vivement. Ce frisson parcourut son corps, hérissant ses cheveux et lui faisant contracter son corps.
Avec détermination, la lame s'éleva une deuxième fois. Elle vint à nouveau se coller contre le poignet...sauf que cette fois, même le plus extrême des frissons ne parviendrait pas à la faire retirer.

Sa décision était prise: elle ne pouvait plus rester dans ce monde. Tous ces gens, souriants, aimables, remplis d'amour et de haine...elle ne le supportait plus. Tous ces problèmes liés à l'adolescence l'avaient fait craquer : elle ne supportait plus les histoires de coeur douloureuses, les cours stressants, ses amis plus hypocrites les uns que les autres, ses parents toujours présents sans l'être vraiment...
Il y avait certes certains amis qu'elle aimait plus que tout, qui l'aidaient lorsqu'elle n'allait pas bien, qui la soutenaient et lui donnaient tout l'amour qu'elle désirait...Jamais elle ne serait capable de leur rendre la pareille...Si elle le faisait, c'était avant tout pour leur épargner de compatir à sa douleur, pour les soulager d’un poids énorme qu’elle détestait par-dessus tout leur infliger…
Le pire, c’était cet amour caché dont elle entretenait le feu en son sein depuis trop longtemps…Elle avait tant espéré que cette histoire commence, et lui apporte tout le bonheur qu’elle espérait, mais malheureusement, celui qu’elle aimait la détestait. Elle le voyait dans son regard, lorsque leurs yeux se croisaient accidentellement. Elle ne cessait de chercher dans ce beau regard noisette une lueur d’amour, mais elle n’y trouvât jamais que de la haine ; une haine profonde, viscérale, impossible à effacer… Ses amies avaient essayé de lui faire oublier ce jeune homme, de lui faire croire qu’il ne la détestait pas…mais elle n’y avait jamais cru.
Son cœur saignait trop pour qu’elle n’achève pas ses souffrances. Elle voulait mettre un terme à son existence, libérer son âme et son esprit de tous ces poids futiles, faire cesser le saignement douloureux de son cœur…

L’acier entra en contact avec la peau, et s’enfonça doucement dans la chair. Elle sentait le métal entrer en elle et la délivrer petit à petit. La peau cédait sous la pression du poignard, les chairs se fendaient, les tissus se déchiraient…Une goutte de sang jaillit alors sous la lame : elle brilla un instant sur la lame froide, puis glissa lentement sur le poignet de la jeune fille avant de tomber avec grâce sur la moquette. Elle s’imbiba dans le textile, formant une légère tache vermeille sur un fond entièrement rose.
La jeune fille sourit, ravie de voir que l’heure de la Délivrance arrivait à grands pas. Elle appuya un peu plus sur la lame, et serra les dents lorsque la douleur commença à se faire sentir. Mais elle ne renonça pas pour autant : elle forçait doucement sur la lame, rompant les chairs, coupant les nerfs, laissant le sang dévier de sa trajectoire normale…
Le sang avait à présent formé une tache beaucoup plus importante sur le sol. La jeune fille commençait à avoir la tête qui tourne, et ne se sentait plus très bien…Cela n’allait pas assez vite…
Prenant son courage à deux mains, elle enleva le poignard de son poignet. Elle s’assit bien droite, et ferma les yeux. Elle prit une grande inspiration, et se planta le poignard dans le cœur : la douleur ne dura qu’un instant, puis ses yeux se fermèrent. Son corps s’effondra sur le sol. Les battements de son cœur ralentirent, sa respiration s’arrêta…La vie la quitta définitivement lorsque son cœur se contracta une dernière fois…

A côté de son corps sans vie, on retrouva un petit mot griffonné de sa main :
Je ne veux pas vous faire de mal, juste vous soulager d’un poids. Je vous ai toujours aimé, même si je ne l’ai pas toujours montré. S’il existe un autre monde, un monde après la mort, alors je vous y attendrai. Je veillerai sur vous tout comme vous l’avez fait. Ne m’oubliez pas, mais ne me pleurez pas : je ne vaux pas la peine d’être pleurée, juste de ne pas être oubliée. Ne faîtes pas de moi un martyr, jusque quelqu’un comme les autres, mais qui a craqué. Ne cherchez pas à savoir pourquoi, j’ai toujours été compliquée. Sachez juste que vous n’y êtes pour rien : la vie était déjà pour moi une épreuve, et je n’ai pas su la surmonter. Alors faites-le pour moi : ne vous stoppez pas à cause de moi, continuez la tête haute et fière, et puissiez vous dire en arrivant là-haut, à mes côtés : « J’ai essayé ; je ne me suis pas arrêté, et j’ai continué… ».
Ananas
   Posté le 15-01-2005 à 21:23:11   

Une nuit ...

On s'est rencontré
Tu m'avais remarqué
Et tu es venu me proposer
De passer mes journées

On s'est croisé
On s'est loupé
Mais un soir étoilé
On s'est acroché

Cette nuit d'été
Tout a commencé
Tu m'as touchée
Tu m'as embrassée

Tu m'as aimée
Mais le jour d'après
On a du se quitter
Et tu m'as oubliée

Ananas
Ananas
   Posté le 15-01-2005 à 21:23:44   

Tout pour toi

Tu m'as regardé, et mon visage s'est illuminé.
Je ne t'imaginais pas comme ça, mais c'était toi!
Tu avais l'habitude des enfants,
Mais pour toi, j'étais plus que ça.

Tu m'as regardé dans les yeux,
Et j'ai croisé ton regard plein d'amour et de désespoir
Il faut toujours espérer, et ne jamais regretter.

La vie vient comme elle vient
Il faut la vivre mon amour,
Vis-là avec moi !

Je voulais entrer dans ta vie
Mais ton coeur n'y était pas.

Peut-être qu'avec les années
Mon amour s'estompera
Mais une partie de ton coeur s'est soudé au mien
Avec des fils de soie

Je ne vivrais plus jamais ça
Car l'oiseau qui est en toi
Ne m'aime malheureusement pas!

Ananas
Ananas
   Posté le 15-01-2005 à 21:24:20   

Je suis seule

Je suis seule, seule au monde,
comme les mots qui passent
dans la nuit si froide
Seule au monde,
Une terre devasté,
de tout espoir denudé
une race, déchirer....
Je suis seule, seule au monde
comme les mots qui passent dans la nuit froide
je sens frémir l'espoir
au coeur de tout être
souviens toi de la lumière
et non de l'ombre
souviens toi..
La si belle planete...
La planete bleu...
Je suis seule, seule au monde,
Comme les mots qui passent dans la nuit froide....

Liana Koma
Ananas
   Posté le 15-01-2005 à 21:24:52   

Les rayons lunaire...

Les ...rayons....lunaire...
Qui font étinceler les larmes,
Qui dalent tes joues
Moi, t'oservant à ton insu...
Je frémis de froid
Les rayons de la luuuune
D'un blanc si froid
si dur
laisse échappé sur toi
Les couleurs nacrées de la lune
Rayons lunaire...qui font étinceler les larmes
qui dévalent tes joues
Je frémis de froid...
je frémis pour toi.....

Homaykaido Avril
Ananas
   Posté le 15-01-2005 à 21:25:42   

Mon amour

Tout ce qui me rattache à la vie
C'est ton corps et ton esprit
Et passer ma vie près de toi
Est tout ce qui compte vraiment pour moi

Mais je n'ai pas su te retenir
Et je t'ai laissé t'enfuir
Loin, très loin de moi.
Reviens, j'ai besoin de toi.

Ton sourire et le son de ta voix
La puissance et la douceur de tes bras
Ton courage et ta générosité,
Voila ce qui m'a manqué.

Mais je ne t'ai pas retrouvé.
Alors je m'en vais
Je pars dans un autre univers
Où je te protègerais comme une mère.

Eubeul
Ananas
   Posté le 15-01-2005 à 21:26:16   

Fleur de pritemps

Ce sont de fine fleurs,
Qui vole dans le vent,
Dans la brise fraiche du printemps,
Il en existe, de toute les couleur,
Du jaune ou du vert, et meme du orange,
Les nuages sont rose, Les arbres bleu
Les tulipes rouge, marguerite blanche...
C'est le primtemps...
L'été, les fleurs virevolte, mais un seule manque à l'appel
Mais la noire n'est pas là,
Avant, j'était la plus belle...se dit t'elle
Je rayonnais l'hiver!
Maintenant, je dois me cacher, et
entendre les autres chanté!
Ce poeme apprend...
qu'arrive touours le printemps...

Homaykaido Avril
Ananas
   Posté le 15-01-2005 à 21:27:06   

Au Cieux

Dis maman...dis, maman...
dis moi maintenant,
Est ce que tu crois,
oh, que papa est heureux?
Tout las bas, au cieuxx...

Elle trouna, vers moi, un visage emprain,
d'une tristesse peiné,
de me dire la vérité...
elle sait, qu'elle ne peut attendre demain...

Dis maman, dimaman, di maman
maman, dis moi mantenant....
Elle m'a dit, un sourire faux,
accrochait a son visage peiné :

OU, vraiment, bien sur a present,
il sait que tu ne l'aoubliera pas,
n'est ce pas?

Et moi, j'ochai la tete,
pleine d'une naiveté qi était ...
enfoui au fond de mon etre...
Et je criai :

Papa, oh papa papa...
'n'oublie pas....je suis là...
je veillereais sur toi...

Oh maman , oh maman maman,
rdis moi la vérité à présent,
tu crois que papa est heureux,
tous la bas, vers les cieux?

Homaykaido Avril
Ananas
   Posté le 15-01-2005 à 21:27:41   

La fin

Ceci, mon amour, est la preuve
La preuve que tu n'es plus
Que tu as fait de moi une veuve
Car à présent tu ne vis plus

Jamais je n'y avais pensé
Et je n'y croyais pas
Mais pourtant c'est arrivé
Et tu es parti sans moi

Je ne pourrais pas survivre
Ma vie est avec toi
Je n'ai plus de raison de vivre
Je te rejoins, attends-moi

Je sens mon corps s'envoler
C'est comme une délivrance
Je viens juste de tirer
J'ai quitté la piste de danse

Mais l'autre monde est grand
Et je peine à te retrouver
Cela m'est égal, j'ai du temps
Pour te chercher et te ramener

Je te veux à mes côtés
Et je ne te quitterai plus
Car, comme la vie nous a été ôtée
Le temps, pour nous, n'existe plus.

Eubeul
Ananas
   Posté le 15-01-2005 à 21:32:02   

Je pars

Je ne pouvais plus supporter
Ton absence
Passer tous mes jours à espérer
Ta présence

Alors tout c'est décidé
Mais ne regrettes rien
Car après que je me sois tuée
Tu retrouveras quelqu'un de bien

Le poison coule dans mes veines
Je le sens qui me brûle
Je ne ressens plus l'amour et la haine
Ne regrettes rien, il est trop tard pour que le temps recule

La délivrance est là
Je la sens qui me prend
Qui m'emporte loin de toi
J'ai quitté le monde des vivants.

Mon âme te surveille, te protège
Je suis devenue ton ange gardien
Et là haut, sur le nuage où je siège
Je te protègerais, crois le bien.

Ca y est, tu es rentré
Et tu découvres ce qui m'est arrivé
Tu secoue mon corps inanimé
C'est trop tard, jamais je ne reviendrai.

Le temps a passé
Et tu t'es enfin trouvé quelqu'un
Mais tu as gardé à jamais
La trace d'un amour sans fin

Eubeul
Ananas
   Posté le 15-01-2005 à 21:32:37   

Au dela des camps


Au dela des camps,
au dela de la douleur,
ou ne subste que la peur,
je veux te le dire maintenant,
malgré les difference,
malgré la religion,
nous serons réuni dans ce monde

Tu n'est pas different des autres!
Tu as une croix jaune ...
mais pour moi sa ne compte pas...car en fait...
cette croix ne compte pas
ce ce qui nous lies!
a jamais pour la vie!

Tu n'est pasdifferent des autres,
seul ton nom te differe,
Isaac, Isaac...
Malgré la souffrance,
qe tu va me causer,
qyand ils vont t'emmener..
Malgré les difference,
malgré la religion
dans cemonde comme dans l'autres,
nous nous réunirons

Tu n'est pas different des autres...
mais on croit parfois...
que par dela les mots,
se cache pas laa foi...
Je ne t'oublierai jamais...
Je n'oublieras pas ta veste...
ton sourire, ton regard,
et la haine que tu porte en toi....

Tu n'est pas differtnt des autres....
Mais tu porte une croix jaune..
cela n'empeche pas...
que je pleure pour toi...

Homaykaido Avril
Ananas
   Posté le 15-01-2005 à 21:33:11   

Ta vie en dégradé

Une vie multicolore s’annonçait,
On te prédisait un futur rose et bleu
Tu avais toutes ces qualités
Qui redonnent sa couleur au monde.

Mais lors d’une nuit sombre
Une nuit noire, une nuit sans lune,
On retira de tes yeux l’étincelle
Fierté de tes parents, reflet de l’univers.

Depuis ce jour pour moi tout est gris,
Je hère sans but dans un long couloir noir,
Je ne vois ni lumière, ni couleur,
Rien que cette tâche sans fin…

Eona
Ananas
   Posté le 15-01-2005 à 21:33:44   

Ton départ…

Maintenant que tu n’es plus,
Je suis comme un arbre nu,
Un de ces arbres d’hivers
Sans feuille et sans chair !

Mais pourquoi m’a tu laissée ?
Et pourquoi m’abandonner ?
As-tu compris que pour moi,
Rien ne comptait plus que toi ?

Lorsque ton souvenir point
Dans mon cœur éteint
Ce sont mes larmes qui, les premières,
Traduisent mes sentiments les plus sincères

Je ne sais pas si je pourrais,
Un jour, te chasser à jamais,
T’interdire l’entrée de mon cœur,
Car cela m’emplirait de douleur.

Si tu m’avais parlé,
Je t’en aurais dissuadé
N’avais tu donc aucune espérance
Pour avoir ainsi gâché notre enfance ?

Eona
Ananas
   Posté le 15-01-2005 à 21:34:19   

réGénérations.

Viendra ce jour, où
Les ailes déployées,
Le regard fier, la tête haute
Vers d’autres cieux partirez.
Terres inhospitalières,
Ecueuils frappés des embruns,
Par monts et par vaux,
Seront vos refuges
D’un soir, lointains.

Ce jour là, chaque instant,
chaque lettre le rapproche -
Le départ est déjà pour demain…
Et c’est d’un autre ici
que nous partîmes
dans celui-ci que nous vécûmes
et naguère vous naquîtes…

Viendra ce jour où les mots
qui votre enfance ont bercé,
berceront celle des vôtres en leur sein…
Et comme nous,
ceux-là mêmes
que vous avez bercé,
vont un jour vous trahir.
Le destin qui leur est écrit
pourra alors s’accomplir :
tremblez, car, appelés à vous défaire,
ils reprendront vos empires!

Naiad
Ananas
   Posté le 15-01-2005 à 21:34:57   

Le départ

Aujourd'hui, quand je t'ai vu
Tu n'avais pas l'air bien
Car tu avais déjà prévu
De t'en aller très loin.

Tu me l'as annoncé
D'un air triste mais convaincu
Et dans tes bras je me suis mise à pleurer
Car peut-être que je ne te reverrai plus.

Je ne voulais pas te laisser partir
Mais rien ne pouvait t'arrêter
Car tu ne comptais revenir
Que lorsque tu saurais aimer.

Tes paroles m'ont brisé le coeur
Jamais je ne te pardonnerai
Car de ma vie tu as chassé le bonheur
Et jamais je ne le retrouverai.

Et je t'ai laissé partir
Je t'ai regardé t'éloigner
Emportant avec toi ma vie, mes souvenirs
Pour ne plus jamais m'oublier

Je ne sais pas si j'aurais la force d'attendre
En tout cas tu sais que moi je t'aimais
Maintenant, je n'ai plus qu'à me rendre
Et laisser les flots m'emporter.

Eubeul
Ananas
   Posté le 15-01-2005 à 21:35:28   

Le retour

Les années sont passées
Je ne t'ai jamais revu
J'ai arrêter d'espérer
Et pourtant tu es revenu.

J'ai senti ta présence
Mais je ne t'ai pas reconnu
Car lors de ton absence
Ton visage a peu à peu disparu

Mais la mémoire est revenue vite
Et je n'ai pu mesurer ma joie
Là, je suis redevenue petite
Et je me suis blottie dans tes bras

Mais tu n'as pas bougé
Alors j'ai tout de suite su
C'est parce ce que tu as changé
Que tu m'es revenu

Ton amour pour moi s'était envolé
Le chagrin m'a envahi
J'ai vu la vie autour de moi s'effondrer
Je n'ai plus rien à faire ici

Tu as essayé de me retenir
Mais je ne t'écoute pas
Si tu es revenu pour me voir mourrir
Tu vas y avoir le droit

Je m'avance vers la falaise
Je vois ma vie devant mes yeux
Je sens en moi monter un malaise
Je revois nos jours heureux

Je saute et sens la délivrance
M'envelopper petit à petit
C'est fini, je pars en transe
Car de moi il ne reste que mon esprit

Ne pleure pas, tu n'y es pour rien
Car cet amour n'était immortel
Mais ne regrettons rien
Et volons de nos propres ailes

Mon corps vient de se tuer
Et tu es reparti
Cette fois, jamais je ne te reverrais
Car je suis là haut, et toi ici

Eubeul
Ananas
   Posté le 15-01-2005 à 21:36:02   

J'avais longtemps cherché, mais je l'avais trouvé
Il était devant moi, je ne le voyait pas
Puis il s'est éloigné, et je l'ai remarqué
Il était à mes pieds, et je l'ai écrasé
Il a crié, je me suis écartée
Il m'a regardé, je me suis éffondrée
Puis il m'a embrassé, et je me suis envolée.

Ona passé de bons moments, certainement
Mais tous sont passés, en peu de temps.
Puis, la lassitude nous emportant,
Je n'étais plus ta princesse d'avant
Tu n'étais plus mon prince charmant.

Et seule, pleurant mon désespoir,
De ne plus pouvoir te voir
Que dans la vie teinte en noir,
Par toute la magie illusoire
Réfléchie comme dans un mirroir
Partie, envolée, en perdant sa gloire.

Me voyant ainsi frémir et blémir,
Tout seul, tu as décidé de partir
L'amour m'a fait souffrir
Toujourss présent en mon empire.
Enfin, un jour dans un soupir
J'ai décidé de ne plus te chérir
Et mon visage a retrouvé son sourire

Ananas
Ananas
   Posté le 15-01-2005 à 21:37:15   

La tristesse

Le bras fatigué, le corps meurtri,
Cent fois il mérite le repos -
Valeureux guerrier, auréolé de gloire,
Couvert de lauriers, et pourtant si las, si hagard…
Que n’a-t-il donc le droit, le temps d’un soir,
De s’abandonner à de plus douces lois…
Déjà, son devoir l’appelle vers d’autres combats.
Te reverrais-je jamais, mon beau soldat…

Déjà, on bat le rappel, hâte-toi, repars
Mon âme, et là-bas, sur le champ de bataille,
Puisses-tu le veiller, et guider ses pas…
Un jour viendra, mon enfant,
Il n’y aura plus de guerres,
Plus de combats, mais d’ici-là,
Aucun guerrier n’oubliera la douce-
Amère et éternelle étreinte d’une mère.

Naiad
Ananas
   Posté le 16-01-2005 à 13:51:35   

Festins

-1- Solos de cœurs, grincements de voix…
S’étirent, s’effacent les corps las.
L’attaque intense du désir
martèle les tempes, fige les pas…
La mort, la vie, l’attente.
Le trépas.

-2-
Toi et moi, sommes nous si pareils ?
Plus le temps passe je m’émerveille
Des similitudes, et des différences
Qui, par nature, pimentent une romance…

Toi, si ardent, fougueux, et impatient
Moi, hautaine, glaciale, puritaine…
Nous étions deux extrêmes -
Et ne formons qu’un dilemme.

Aimer ou paraître amoureux
Pour toi est un appel du corps.
Mais moi je sais, il n’est pas de bonheur
Qu’un beau jour ne doive se payer…

-3-
On n’a qu’une vie, abusons donc de ses bienfaits
Et quand bien même ceux-ci se feraient rares,
Eh bien, ce jour, chantons, buvons, rions et que nos peines
S’exilent loin, car c’est du vin qui coule dans nos veines !

Naiad
Ananas
   Posté le 16-01-2005 à 13:53:08   

Hypocrisies.

Il me plait d’être gai, aujourd’hui.
Le printemps chante, l’été fleuri…
Oui, je veux être banal, enjoué
Et pour cela, je suis masqué.

Gardez vous de m’ôter ce masque !
Dans un instant, un mois, un an…
Ce n’est pas encore le moment…
De toutes façons, il tombera avant.

Et une fois démasqué, mon visage sanglant
D’un rictus déchirera les mensonges
Et crucifiera les menteurs.

Mais parlez donc, pauvres insouciants,
Le masque est bien fixé -
Et le bourreau attend son heure.

Naiad
Ananas
   Posté le 16-01-2005 à 13:53:50   

Devise

Je m'amuse... et je trime...
Les deux vont de pair...
On s'ennuie vite à s'amuser
Et à trimer on désespère...

Et les bienfaits de cette joie
Remontent le cœur
Et on travaille avec ardeur…
Un rire suffit à redonner la foi.

Rions, amis, chantons,
Que nos ennemis se joignent à nous,
Et célébrons l’espoir, le vin et la chanson.

Et que l’alliance ainsi scellée
Perdure en joie à tout jamais !
Adieu, malheur et trahison, bonjour, bonheur!

Naiad
Ananas
   Posté le 16-01-2005 à 13:54:25   

Courte séparation.

Notre adieu vespéral approche...
Demain une dure journée attend...
Pour vous, d’infranchissables obstacles
Pour moi, regrets des pénitents…
Ah, si ce temps passé trop vite,
Refluait, remontait son cours…
Mais hélas, déjà la nuit m’abrite.
Inéluctable est son retour.
L’impatience d’un lendemain
Pour retrouver son âme,
S’empare de mon chagrin
Et transforme mes larmes.
En un soupir, en un sourire
Lointains…

Naiad
Ananas
   Posté le 16-01-2005 à 13:55:07   

Les monstres
(fabliaux cyniques)

- en guise de préambule.-

Une drôle de faune habite mon esprit,
Je dis ces contes à mes enfants
Ils pleurent, ils rient .. puis, ils ont peur :
Et si ça existait vraiment, maman ?

Est-ce là des contes,
Ou suis-je cynique ?
Les deux sans doute,
Je le crains…
Que ceux qui purent
à contrecœur s’y reconnaître
Prient comme moi, pour ne jamais
Avoir un jour à les conter.

-1- La reine sans cœur et cent reproches.

Dans un lointain royaume,
Où les femmes portaient
Armures, épées et heaumes,
Survint une curieuse d’histoire.
Une légende ancienne raconte
Qu’une jeune princesse régnait
Sans pouvoir rire, ni pleurer…
Elle savait tout - parler, se battre
Chanter, danser, mais…
Son splendide visage d’albâtre
Etait un masque aux traits figés.
Pas d’émotion, pas de sourire
Pas de colère, ni de soupir…
De tous les princes l’ayant connu
Aucun d’entre eux
Ne l’eut voulu pour femme
A ses côtés, et mère de l’Héritier.
Son âme vide, et vierge de larmes,
Sa blanche peau semblait livide…
Cent reproches, avait-elle entendu
Des prétendants et leurs refus...
Le cœur vaillant, et son âme morte,
Elle décida, ô temps modernes…
D’élever seule l’enfant qu’elle porte.

-2- L’ héritier couard.

Elle priait pour une fille à son image
Puis eut un fils, à l’opposé…
Craintif, docile, volage
De ce royaume il héritait…
Un doux rêveur, un papillon –
La cour des Grands se chargerait
De lui brûler ses ailes légères
Et de tuer les belles pensées.
Il devint grand, cynique, pervers…
Aussi sombre, que sa mère claire,
Elle fut le vent puissant, tempétueux,
lui - l’onde noire, profonde, tumultueuse.

-3- Un prince.

Inattendu, inespéré bonheur !
Un noble prince du lointain
Ravit le cœur de notre reine…
Sa légendaire pâleur
Laissa la place à des couleurs
Qui respiraient la joie, l’entrain…
Mais qui est donc, ce prince ?
Mystère…On l’attendit…
Enfin, il vint!
Majestueux, image d’une force,
Plein d’assurance, mais sans morgue…
Il demandait la main…
O, mœurs curieuses !..
Du prince.

Naiad
Ananas
   Posté le 16-01-2005 à 13:55:48   

Dans mon antre de ténèbres vivent des lumières.
Plus belles que ce que vous pouvez imaginer.
Ces lumières sont ma vie, mon bonheur et mon espoir.
Ces lumières, ce sont vous mes amies.
Je pourrai vous le dire en face, mais je crains de tomber dans la lueur de vos yeux, me perdre dans la douceur de votre être, ou de succomber d'admiration.
Mon désir le plus cher, serai de pouvoir rester, rien qu'une heure, dans vos bras.

Mon dieu...! Je suis à vos pieds.
Vous êtes toutes des étoiles dans le ciel que je souhaiterai visiter,
mais mon esprit sait que ce ciel ne sera qu'admiré.
Vous êtes chacune différente, et pourtant, je vous aime toutes.
Mon coeur est trop profond pour que je puisse tout dire, et ces quelques lignes ne valeront jamais tout ce que je ressens pour vous.
Mais je tenais à dire aux perles qui recevront ce message, que je les aime.
Que Richard les aime et les idolâtre... Toutes.

Ceci est une ode à l'amour, un hymne à la beauté, les louanges que je vous réservent, vous êtes des anges, mes anges,
et moi je ne suis qu'un homme. Rien qu'un homme.
Pas l'élite de la Nation, mais quelqu'un de franc et d'honnête.

La Beauté ne se résume pas à du maquillage, ou un décolleté, c'est quelque chose de plus profond.
Quelque chose au fond des yeux, et au fond du coeur.
Et, cette chose, vous l'avez toutes.

Pour vous, mes amies, de la part d'un coeur amoureux...

Blaz
Ananas
   Posté le 16-01-2005 à 13:56:42   

Le petit oiseau mélancolique
A tire d'aile et en oblique
Vola vers toi pour t'annocer
Que toute ma vie je t'ai aimé

Le cheval fort et fougueux
En caracolant, tout heureux
Galopa vers toi pour te déclarer
L'amour pour toi qui m'a animé

Le beau Cupidon volage
Arriva vers toi sur son nuage
Pour t'annocer tristement
La mort de ton très cher amant.

Eubeul
Ananas
   Posté le 16-01-2005 à 13:57:17   

Pure est la neige

"

Pure est la neige,
Qui descent directement du ciel
Qui a vu les Semaines;
S'ecoulaer, s'ecouler dans un champs de haine
La neige qui descent l'hiver

Pure est la neige,
Blanche comme un ange,
qui rellone au cieux
Pure est la neige,
Pure comme reyon de soleil

je l'a sent tombé sur ma face
Je l'a sent sur mon visae,
Eclairé, éclairé par la joie

Save me, save me, neige
neige qu descent du ciel
Qui est tombé sur des kilometre
Sauve moi Save me !
Sauve ma joie,
Eteind l'ombre,
etaint les moquerie !
Qui sont pendant l'hiver

Save me...Sauve moi !
Enleve moi, de toute cette tristesse
De toute cette colère ! De la haine !
Enleve moi deqs autres,
Et emmene moi au ciel,
Vite Neige, je t'attend !
Dans ton lqiuide balnc !

Pur est la neige,
qui descent directement du ciel
Save me, suave moi..
emmene moi, emmene moi...

Avril
Ananas
   Posté le 16-01-2005 à 13:57:56   

Telle une rose sans épines
Fraîche comme la rosée du matin
Et royale comme Joséphine
Je t'ai pris au creux de ma main

Tu m'as ouvert ton coeur
Je t'ai donné le mien
Nous avions connu tous les malheurs
C'est ce qui nous est commun

La souffrance m'est égale
Maintenant que je te connais
La mort, la peste ou la gale
Je ne m'en soucierai plus jamais

Tu es l'ange de ma vie
Celui qui m'a appris à aimer
Ne me quitte plus, je t'en prie.
C'est avec toi que je veux rester

Blafemp
Ananas
   Posté le 16-01-2005 à 13:59:19   

en hommage à Dostoïevski...


pourquoi ces gens écrivent des vers?
à quoi bon ces belles phrases...
pour en éblouir l'univers?
ou pour nous assommer d'emphase?

non, un poète n'est pas que cela - il vit,
il souffre, il doute, puis un beau jour,
l'écrit... dès cet instant il redoute
que sa plume le trahisse et sa muse ne le fuie...

tu peux ne pas être poète, mais souviens-toi, citoyen,
tu te dois d'être honnête! si ce n'est pour les autres -
fais-le pour toi, au moins! et si tu es poète, eh bien...

accepte donc ta croix, et porte-là!
par ta souffrance le monde devient plus beau
et la beauté un jour nous sauvera...

Naiad
Ananas
   Posté le 16-01-2005 à 13:59:54   

mais qu'est donc la souffrance?
sinon un amour mal vécu
qui a laissé un gout amer et rance
de l'être cher qu'on a perdu?

la douleur n'est-elle point
que le résultat du sacrifice?
celui d'un amour sans fin
au profit d'une vie sans vices?

Blafemp
Ananas
   Posté le 16-01-2005 à 14:00:27   

à un ange.

Un ange, par choix, abandonna ses ailes.
Il vit – il souffre, il pleure, il rit, il aime…
Mais par-dessus tout, il crie :
« C’est pour Toi que je suis.

Pour cet amour perdu d’avance,
J’engage une lutte sans espoir !
Pour vivre si près, et sans une chance,
De l’être aimé, dans l’ombre noire.

Pour lui, par lui, je vivrai et mourrai…
En cet instant – à jamais
Son ange-gardien je deviendrais ! »

Mais hélas, desseins divins
Pour tous impénétrables…
Pauvre ange, ton sacrifice fut vain!

Naiad
Ananas
   Posté le 16-01-2005 à 14:01:00   

Le Diable est venu ici
Pour me proposer un marché
Je devais lui donner ma vie
Pour que tu ais la plus grande beauté

Mon amour pour toi est sans limites
Ainsi ai-je accepté
Ne m'en veux pas, et de cette beauté profite
Car tu trouveras un autre à aimer

Je n'aurais pu te dire à quel point
Mon amour pour toi était fort
Mais je sais qu'absolument rien
Ne le brisera, ne lui fera tort

Ce cadeau fut le dernier
Venant de mon coeur amoureux
Je le fis pour te prouver
Que tu es fille des dieux.

Blafemp
Ananas
   Posté le 16-01-2005 à 14:02:39   

Je ne puis avoir de préférences
Vos écrits étant tous aussi beaux
Tels deux amoureux dans une danse
Rythmée par le chant des oiseaux.

Votre muse est partie?
La mienne est toujours ici.
A vrai dire ce sont plusieurs beautés
Qui portent ma plume sur le papier.

Blafemp
Ananas
   Posté le 16-01-2005 à 14:03:11   

la muse vous préfère, jeune Apollon...
et m'est donc infidèle,
tel est mon sort
et je m'incline à son verdict cruel..
j'erre dans le noir,
cherche mes mots,
ceux-là capables,
d'exorciser tous mes maux.
hélas... la beauté n'est pas
celle qui m'inspire...
je cherche plus au fond...
dans l'âme noire et ses tréfonds
dans un coeur, blessé, car trop ouvert,
dans les yeux, pleins d'étonnement devant la trahison
meurs donc, poète, la ciguë est dans la coupe
mais... c'est Elle, ma Muse, mon doux poison!

Naiad
Ananas
   Posté le 16-01-2005 à 14:03:45   

Je ne sais plus que dire
Devant tant de finesse
Même le son de ma lyre
Ne saurait faire de telles prouesses.

Je m'incline bien bas
Devant tant de talent
Vous êtes meilleure que moi
Qui ne suis pourtant pas débutant

Tant de talent m'éblouit
Vous êtes vraiment douée
Car même la beauté de la nuit
Ne saurait vous surpasser

Les mots sortent de vous
Tels des papillons dorés
Je m'incline, je l'avoue
De nous deux, vous êtes la plus douée.

Blafemp
Ananas
   Posté le 16-01-2005 à 14:04:27   

En réponse à un éloge

Orphée un jour prit sa lyre…
Un chant divin s’en écoulait.
Les dieux jaloux l’écoutaient.
Et projetèrent – la lui ravir,
En éloignant à jamais
Eurydice, sa bien-aimée
Et lui ôtant le goût de vivre,
De rêver et chanter.

Efforts et lutte contre le destin
Sont vains, il mourut de chagrin.
Comment sa lyre vous revint…
Peu importe, jouez-en bien.

Abstenez-vous de ne rien dire
Dehors, la complaisance…
Et quitte à faire couler le sang -
Otez la lame de son fourreau,
La plume légère de l'oiseau -
Et affûtez-en le tranchant
Et telle une dague,
Lancez les mots !

Cette lyre sublime vous revient.
Je ne vous avoue pas victoire.
Et n’accablerai pas le destin
De partager votre gloire.

Naiad
Ananas
   Posté le 16-01-2005 à 14:05:01   

Ma lyre enchantée
Ne peut se comparer
A tant de grace et de beauté
A une main si inspirée

Si la victoire ne vous plait guère
Soit, continuons la joute
Mais n'allons pas jusqu'à la guerre
Ne nous perdons pas en route

Votre plume est celle d'un cygne
Qui répand l'amour et la peine;
La mienne est moins digne
Mais l'encre est le sang de mes veines.

Blafemp
Ananas
   Posté le 16-01-2005 à 14:05:39   

J'allais vous proposer
de joindre nos efforts
Comblant une Muse frivole,
et de cesser cette joute
désormais sans fondement...
amis? ennemis? frères? étrangers?
n'avons-nous pas tous deux
les mêmes armes,
même si nos munitions diffèrent?
votre sang est encre ...
mon encre est sang.

Naiad

----------

J'accepte cette proposition
Et me réjouis de cette collaboration
Allions nous dans cette bataille
Construisons ensemble quelque chose de taille
Une arme efficace et redoutable
Une oeuvre dont la force sera palpable
Quelque poème fort
Précieux comme un trésor
Qui sera le fruit unique
De cette relation pacifique

Blafemp
Ananas
   Posté le 16-01-2005 à 14:06:31   

Un autre genre, nouveau pour moi. En écoutant un gospel tout simple (angels watchin'over me), j'ai écrit cela, j'aimerais tenter le mettre en musique.

Je ne baisse pas les bras.

Le sort s’acharne contre moi
Mais peu m’importe - je me bats
Jamais je n’abandonne.
Je ne baisse pas les bras

Refrain 1 et 2 :
jamais, jamais,
non, jamais je ne baisse les bras. (2 fois à chaque refrain)

Et quand la fatigue me plombe,
Et quand la douleur m’abat
Je me relève droite et fière
Je ne baisse pas les bras

Et si un beau jour je tombe,
Oh non, ne m’enterrez pas,
Même dans la mort, jamais
Je ne baisserais les bras!

Refrain 3 :
jamais, jamais,
non, jamais je ne baisse les bras.
Jamais, jamais,
Non, je ne t’abandonne pas!

Naiad
Ananas
   Posté le 16-01-2005 à 14:07:02   

Je pleure cet amour perdu
Cet être cher qui m'a quitté.
Un de perdu, dix de retrouvé?
Je n'y crois même plus.

Il me faisait trembler
Par le son de sa voix
Quand il s'adressait à moi
D'un ton toujours guilleret

Je l'ai suivi partout
Je serais allé au bout du monde
Mais il est parti tout à coup
Me laissant seule au monde

Il n'a prévenu personne
Il est mort d'un seul coup
Mon cri de désespoir encore résonne
Et porte mon malheur partout

Eubeul
Ananas
   Posté le 16-01-2005 à 14:07:38   

La peur, l'amour, la haine
Que de sentiments insignifiants
Face à un monde si grand
Envahi par la détresse humaine

Je ne puis être gaie
Quand je sais que là-bas
Quelqu'un a franchi la Grande Haie
Et ne reviendra pas

Tant de morts pour rien
Tant de vie gâchées, pour quoi?
L'espoir d'un monde meilleur n'existe pas
Car nous l'avons détruit de nos mains

Quand l'Univers viendra nous sauver?
Nous enlever de cette planète pourrie
Nous amener en chariot enflamé
Ailleurs, pour recommencer les mêmes âneries.

Ce ne sont pas des idées noires
Juste la réalité, une réalité affreuse
Je ne suis pas ici pour la gloire
Mais pour ouvrir des paupières peureuses

Affronter la réalité
Ce dur monde si cruel
Représente un pas démesuré
Mais pour tous essentiel

Eubeul
Ananas
   Posté le 16-01-2005 à 14:08:15   

Deux acrostiches signées Naiad

M agnifiques heureux et sanglants.
O rdonnés vivants et chaotiques
N oirs, effrayants, miroirs cruels
D oux-amers, sucrés et utopiques,
E ncore les nôtres, trop virtuels
S i imparfaits, pourtant.

I dylles, brutes et cyniques
M audits, joyeux et féériques,
A pprivoisés ou sauvages
G lorieux, fidèles ou volages
I mpérieux, ou faméliques
N aissant en vaines suppliques.
A rbitrairement immoral
I rrévocablement fatal
R ouages et bassesses immondes
E ternellement lointains et pourtant
S i proches, si proches de notre monde...
Ananas
   Posté le 16-01-2005 à 14:10:03   

L'amour brisé

Je ne sais pas quoi dire
Pour te retenir dans mes bras
Je ne veux pas te laisser partir
Je veux rester avec toi

Je sais, j'ai gaffé
Mais depuis j'ai changé
Peux-tu me pardonner?
Donne moi une chance de me rattraper.

Je ne peux vivre sans toi
Tu es ma raison d'exister
Je t'en prie, ne t'en vas pas
Reste avec moi, pour l'éternité

Blafemp

----------

tu m'as trahie, abusée
et tu demandes le pardon?
je ne pourrais te le pardonner
que je perds soudain la raison

tu as tué un être cher
celui que j'aimais
tu t'es nourri de sa chair
alors que je l'attendais

tu m'as ensorcelée
je n'ai pas résisté
tu m'as trop abusée
jamais je ne pourrais te pardonner

tueur, menteur, profiteur
voila ce que tu es
la liste est longue, il y en a pour des heures
je n'ai pris que ce qui m'a touché

Eubeul

----------

les larmes coulent sans cesse
rien ne peut arrêter
ce débordement de tristesse
que tu as causé

je te croyais un dieu
mais tu n'es qu'un démon
qui a abusé mes yeux
pour me cacher une trahison

tu n'as que moi, dis-tu?
je m'en moque éperduement
si tu m'avais vraiment voulue
tu n'aurais pas tué mon amant

tu ne me connaissais pas
tu étais un loup-garou
tu n'avais qu'à limiter les dégâts
en mettant fin à ta vie de fou

tu affirmes te controler
je n'en crois plus un mot
si seulement tu pouvais me prouver
que tu es plus qu'un simple idiot

tu m'a offert la preuve vivante
que personne n'est maître de soi
contredis-moi si ça te chantes
je ne veux plus de rapports avec toi

Eubeul

----------

je sais que je t'aime
mais je ne peux l'avouer
après tout tu as tué mon bien-aimé
je t'aime et te déteste quand même

cruel dilemne! pauvre de moi
je ne sais que choisir
entre une promesse qui est au fond de moi
et l'être qui m'a redonné le sourire

c'est à toi de me montrer
que tu mérites d'être aimé
et de me prouver malgré tout
que l'amour est plus fort que tout

Eubeul

----------

Aimer ou détester
Vivre ou mourir
Tant de choses compliqués
Que l'on doit choisir

J'ai choisi de t'aimer
Pour le meilleur et le pire
Mais ce qui vient d'arriver
M'oblige à choisir

Te perdre ou te garder
Choix cruel de la vie
Je ne sais plus pour quoi opter
ni de quoi j'ai envie

Prouve-moi que je m'égare
Dis-moi que tu m'aimes
Ramène-moi à bonne gare
Au son de tes doux poèmes

Je veux t'aimer
Toute ma vie
Mon choix est fait
Je te dis oui

Eubeul

----------

Tu me donnes ton coeur
Mais je ne sais
Si je dois avoir peur
Ou simplement t'aimer.

Déverse sur moi toute ta colère
Insulte-moi de tous les noms
Mon amour pour toi jamais ne diffère
Même sous les coups de canons

Je vois venir ton drapeau blanc
Tu veux faire la paix?
Tu as réfléchi à présent?
Ou tu veux toujours me tuer?

Blafemp
Ananas
   Posté le 16-01-2005 à 14:11:41   

Dédié à Ananas ...

J'ai rencontré un ange
Il te ressemblait
Ce qui m'a paru étrange
C'est qu'il m'a dit que tu m'aimais

Je n'y ai pas cru immédiatement
Mais il m'a dit de te rejoindre:
Il fallait que je traverse le Firmament
Et un monde que je devais craindre

Eubeul
Ananas
   Posté le 16-01-2005 à 14:12:16   

Dédié à Morguie ...

J'ai croisé la plus belle des Elfes
Une poète qui chantait tristement
Une histoire d'amour entre Elfes
La plus belle du Firmament

Elle répandait amour et joie
Mais aussi mélancolie et tristesse
En comptant les histoires d'autrefois
Celles des Grands princes et princesses

Elle m'a guidé à travers son monde
Me contant des légendes épiques
Elle était la plus belle Elfe blonde
Et avait une voix magnifique

Eubeul
Ananas
   Posté le 16-01-2005 à 14:13:09   

Dédié à Naiad ...

Je suis ensuite arrivée
Dans un monde sombre et malsain
Sur une harpie je suis tombée
Au beau milieu d'un souterrain

Elle était immense et majestueuse
Ses paroles étaient glacées
Mais malgré sa nature hargneuse
Elle a consenti à m'aider

Elle parlait de mort, de vie
Comme on parle du beau temps
Mais dans la voix d'une harpie
Ces mots résonnent différemment.

Elle répandait la tristesse et la haine
Mais savait être joyeuse
Elle lançait des mots à la chaîne
Et ça la rendait heureuse

On s'est séparé au bout du monde
Là où je devais te retrouver
Finallement, elle n'est pas immonde
J'espère de nouveau la rencontrer

Eubeul
Ananas
   Posté le 16-01-2005 à 14:13:43   

Dédié à Blaz ...


Je te vois au loin
Je cours vers toi
Tu te retourne à point
Pour me prendre dans tes bras

Je t'aime de tout mon coeur
J'ai fait tant pour toi
Sois responsable de mon bonheur
Si tu veux m'avoir avec toi

Eubeul
Ananas
   Posté le 16-01-2005 à 14:14:19   

Ode à la modération.

Charismatiques et craints à juste titre
vous nous veillez dans nos propos
au juste partage des épîtres
atermoyez le quiproquo.

Héros vengeurs, de la violence sonnez le glas !
par ta venue les impudents s’effacent
car par la Charte impose respect des lois
que trop souvent l’on outrepasse.

Arrêtons donc toutes les disputes stériles
car la raison de la sagesse
à celle du fort est plus subtile.

Restons alliés, respectueux dans le débat,
dont la querelle la moins futile
détournerait nos humbles pas.

Loyaux et droits, toujours présents,
dans votre combat au quotidien…

Y en a-t-il un que vous ne puissiez
remettre, pour le livrer le lendemain ?

Naiad
Ananas
   Posté le 16-01-2005 à 14:15:00   

Manque d'amour
Tristesse inconsolable
Qui revient chaque jour
Ouvrir une blessure ineffaçable

Que faire contre cette maladie?
Y a-t-il un remède? Un vaccin?
Ou faut-il souffrir pour la vie?
Souffrir pour rien...

La haine n'est elle pas salvatrice?
Lorsqu'elle nous offre une sortie
Sortir de cette souffrance, de ce vice
Pour profiter enfin de la vie...

Eubeul
Ananas
   Posté le 16-01-2005 à 14:15:35   

Une goutte

...Une goutte d'eau salé...éternelle
Un rêve brisé, irréel
Un amour perdu
Je t'aime

Je ne pense qu'a toi
Jour et nuit
Meme dans mon someil
Tu me poursuit dans mes reves

J'aurai tant voulu etre plus forte,
Que tu ne me regarde pas
J'aurai tant voulu mourir sans que tu me voie
Je me sens m'oublir au fond de toi

J'auria tant voulu eviter,
Cette échéance maléfique,
Je t'aime, mais la maladie
Est plus forte que notre amour
Le temps et le jour...plus forte que l'amour..

J'ai tout quitter pour toi
Et aujourd'hui,
Tu abandonne
Tu veux mourir ?

Me laisser dépérire,
Me laisser vomir
Le gout de la rancoeur
Que je porte chaque heure

Une goutte d'eau salé...
Eternelle
Un rêve brisé...
Irééel
Je t'aime, je te suivrai

Avril
Ananas
   Posté le 16-01-2005 à 14:16:15   

La vie est éphémère

A la prochaine aube hivernale,
Tu t'endormiras sur cette Terre
Au fin fond de ta tannière.
Mais ce sommeil là te sera fatal.
En effet, tu ne te réveilleras pas
Car la mort approche et t'emportera.
Je te vois déjà dans le ciel
Portant une oréole sur la tête ainsi que des ailes.
Au dessus d'un nuage je t'aperçois
Tout bien vétu d'une robe de soie.
Ces lignes pour dire que la vie est éphémère
Et que chaque action peut-être la dernière.
Ceci n'est qu'une petite fiction
Mais il arrive peut-être,
Parfois, que jamais ne s'éveille
Un petit ourson.

Babou
Ananas
   Posté le 16-01-2005 à 14:16:50   

Uniquement essayer

Je voudrais me noyer dans un lac glacé.
J'aimerais brûler sous la chaleur de l'été.
Je voudrais geler dans le froid de l'hiver.
J'aimerais m'enfoncer dans l'eau salée de la mer.
Je voudrais sauter du haut d'une falaise.
J'aimerais avoir un malaise.
Je voudrais être écraser par une auto.
J'aimerais être sous l'emprise d'un jeu vidéo.
Je voudrais me sacrifier pour vous sauver.
J'aimerais être inviter à un concert privé.
Je voudrais monter et rouler dans une limousine.
J'aimerais casser l'intégralité d'une usine.
Je voudrais voler comme une fée.
J'aimerais ensorceler le monde comme un sorcier.
Je voudrais cesser de penser.
J'aimerais chanter sur scène avec Alizée.
Je voudrais uniquement essayer,
Pour savoir ce que ça me et vous ferait.

Babou
Ananas
   Posté le 16-01-2005 à 14:17:40   

Bois sans soif...


fontaine
je ne boirai pas
de ton eau
je me saoûlerai
de mon vin

fontaine
je me saoûlerai
de ton eau
je ne boirai pas
de mon vin

fontaine
de mon vin
je ne boirai pas
de ton eau
je me saoûlerai...

fontaine
j'en boirais
des tonneaux
et me saoûlerai
de mon vin
à oublier les "demain"!

Naiad
Ananas
   Posté le 16-01-2005 à 14:18:12   

Noyez-les. J’ai soif.
(delirium)

Un ver au bout d’une ligne
Se noie dans l’océan vert.
Que je bois, verre après verre,
A la naissance de vers indignes.

Deux vers de réserve,
Un océan désert…
Un inventaire à la Prévert…
Mais je n’ai point sa verve.

Je les garde, en contre ou envers,
Au fond de nombreux verres…
Je n’en ai rien à faire.

Mes strophes ratées d’hier…
Oups, la bouteille entière…
Quoi, ça ? la belle affaire !

Naiad
Ananas
   Posté le 16-01-2005 à 14:18:50   

"Usé, fini, bon à rien…"

Que celui qui ne l’a jamais pensé
Me jette la première pierre
Usée, finie, bonne à rien, vidée
Il n’y a plus rien à y faire.

Un jour sans une ligne – repos
Deux jours – paresse, mais
Déjà, s’impatiente le cerveau
A l’affût d’images nouvelles.

Une semaine passe. Puis
Deux . Inquiétude, angoisse…
Plus une ligne. Quelle poisse!
Usée, bonne à rien, finie…

Puis, une ligne. Velléitaire.
Ecrits pitoyables. A jeter
Platitudes, surenchères…
Métaphores, usées-rapiécées…

Un mois, bientôt… une éternité
Quelle torture, par pitié,
Faites-la cesser…et abattez
Cette pauvre bête, mortellement blessée

Usée, finie, plus bonne à rien, qu’à jeter.

Naiad
Ananas
   Posté le 16-01-2005 à 14:19:49   

A la mi-octobre…

je me suis retrouvée dans un parc à l'automne
où, dans une ronde infinie,
valsaient tout doucement sur un air monotone
les feuilles de l'été parti.

L’automne, quittant sa parure d’ors et de bruns,
Ploie sous un ciel gris- mouillé
Et les passants, encapuchonnés, fuient le grain,
Et le vent, de neige mêlé.

Je reste sous la pluie, émerveillée de la danse
Qui m’entraîne, qui m’envole...
Insensible aux hivers promis, mon cœur s’élance
Comme une feuille frivole.

la nuit tombe en brume, sous une lune voilée
se poursuit la danse, effrénée...
et la vie, aux parfums de l'hiver arrivé,
jusqu'au printemps, puis à l'été...

Naiad
Ananas
   Posté le 16-01-2005 à 14:20:29   

Légions.

Mercenaire, je n'ai jamais aimé...
d'une envie meurtrière
je tuerais la guerre,
mais quelle serait cette paix ?..

Guerre Sainte, ou sale guerre
je ne veux pas qu’il y ait…
ne pas pleurer amants, amis ou frères,
enfants, parents, proches ou éloignés.

Je ne peux oublier, ceux et celles
Qui sont déjà passés, mais réels
Sur ma famille, de ses membres amputée.
Je veux, tu veux, nous voulons et ils veulent la paix.

ne jamais oublier...
meurtrière repentie,
la paix doit être librement consentie.
sinon, ce n'est qu’une autre guerre.

Naiad
Ananas
   Posté le 16-01-2005 à 14:21:23   

oui, j'ai lutté...

j'ai suivi Gandhi,
mort pour la non-violence...
j'ai vu fleurir les fusils...
mais toujours, la guerre recommence...

chaque victoire de la paix,
nous livre une nouvelle ère de guerre... hélas,
ainsi est l'enfance de l'humanité...
inhumaine... sanglante trace... vorace...

je lutte encore,
tout espoir n'est pas mort...
et toujours lutterais,
pour que nos enfants connaissent la paix.

je suivrais Gandhi, mort de violence
et déposerais des fleurs dans les canons des fusils
pour que jamais ne recommence
une histoire dont on n’aurait rien appris.

Naiad
Ananas
   Posté le 16-01-2005 à 14:22:13   

Putsch

-1- On a tiré sur le parlement…

les murs blancs, noircis aux tirs des missiles…
l’explosion du silence,
l’odeur âcre qui plane sur la ville…

vulgaires animaux,
les hommes, les femmes,
tous se terrent…
même les enfants,
parlent et rient moins,
qu’à l’ordinaire…
ah, l’instinct de survie,
la belle affaire !

La peur. La mort.
Sourds et aveugles
des appâts du pouvoir
quelques hommes
déchirent d’un trait de plume,
d’une décision,
les vies de millions, dérisoires,
qui leur ont offert,
inconscients, leurs voix,
et scellé leur sort.


-2- Un illustre anonyme.

j'ai vu des chars, en sortant du métro. tout près.
ils étaient là... mes amis, enrôlés,
soldats d'une sale guerre qu'ils ne voulaient pas...
le pavé marqué des chenilles…
la foule en liesse, la foule avide de combats,
et une petite fille…
qui traversait, sans se soucier de cette folie guerrière…

il était face à moi,
il l’a vu, comme moi…

je fus figée, stupéfaite d’horreur,
il le lut dans mes yeux…

il s’est élancé, sans rien dire,
sans écouter… que son cœur d’enfant,
encore, et déjà si grand…
je ne connais pas son nom…
la petite fille s’appelait Xenia… lui...
il disparut, son geste accompli,
je ne le connaissais pas.

De ce temps son image me poursuit, me hante, me crie… agis !


-3- la raison de la déraison triomphe…

la radio, la télévision… en boucle « le lac des cygnes »…
Encore et encore...
heureusement pour lui,
Tchaïkovski est mort…

pas une information officiellement ne filtre…
mais les réseaux parallèles existent…
ainsi, j’apprends la fin…

les putschistes sont mis aux fers,
aux arrêts…
pas de bain de sang…
le nouveau pouvoir est fier...
juste trois morts…
piétinés.

Moins que dans un match de foot.
Beau score.
J’ai honte.
Et j’oublie ce triste épisode de ma vie,
où figée je n’ai rien su faire,
où l’animal a gagné sur l’esprit.

« c’est fini, vous pouvez éteindre votre télévision et reprendre une vie normale. »

C’est fini…

Moins trois jeunes vies…

Pourrez-vous avoir une vie normale ?

Naiad
Ananas
   Posté le 16-01-2005 à 14:22:48   

Entre deux guerres. (extrait de 4 cavaliers)

Entre deux guerres tu choisis laquelle ?
Celle où tu défends une idée, et en son nom
brandi en étendard, défies l’intemporel
espoir de l’humanité… sinon…

tue frères et sœurs,
égorge père et mère…
violente les enfants …
au fer rouge
marque ton cœur
saigne à blanc
les peurs
de ton âme en enfer.
guerre civile ?
ou guerre mondiale ?
cavalier impitoyable.
Rivalité.
Ananas
   Posté le 16-01-2005 à 14:23:23   

Impressions de voyage.

-1- Venise du Nord
Néva qui serpente, et se fend en delta enjambé de ponts aux splendeurs égyptiennes et au faste oriental.
Par moments, impétueuse, quand le ciel renversé surprend ses invités, envoûtés de ses charmes… Communion d’émotion et submergée de larmes…
Offrant ce spectacle se fait pardonner - divin dessin, tracé fidèle au dessein impérial - ville romantique où siègent les Muses, et règne Apollon.
Dans son cours se reflètent trois cent et un ans d’histoire, où, en son heure, le musagète enfanta et guida artistes et poètes, anéantissant leurs espoirs d’une contradictoire lumière. Ville mirage, ville miroir aux alouettes… aux attraits clinquants et à la vie courtisane… misère et solitude au milieu de la foule, elle même composée de milliers de solitaires…
Aux crépuscules de ses enfants fiers fantomatique vaisseau, surnaturelle gloire… La
ville-naïade, sur les canaux encense son créateur et ses héros.

-2-…
Venise, Versailles, quelque autre ?

Le tout, sans doute… canaux, palais, faste et dénuement, misère se côtoient, sans se toucher… les jours de pluie, torrentielle, la ville renaît, absoute, de son pêché originel… la putréfaction du passé, des marais, ici, cette ville fut fondée, par la seule et suprême volonté.

Ciel gris – blanc, sur eaux noires, infidèles capricieuses… emprise de la glace, illusoire…quand arrive le printemps. Nature, sauvageonne domptée, mais rebelle. Inondant le pavé, les bas quartiers, approchant les palais… se dresse contre l’Homme…impuissant, face aux éléments déchaînés.

J’entend la complainte du vent, et m’imagine les gréements fiers des premiers vaisseaux de la flotte de Pierre, bâtisseur et prophète qui imposa l’Occident en son pays. Les rivales abattues… vaincues… Visionnaire.

Un cavalier de bronze pour rappeler… les deux grands… Un Pierre, une Catherine…tous deux, ont changé la face d’un empire…presque aussi grand que celui d’Alexandre, autre grand, autres temps…

3- au fil de l'eau...

des bateaux. encore. toujours. Partout. de l'eau. de toutes parts...
noire. gris acier. Aurore, le croiseur, témoin rescapé de Tsushima... révolution.

la nuit blanche sur l'eau noire... un fantôme du présent. abreuvé de passé, lourd d'histoire.
là, en ce palais, une fête est donnée... accostons. de but en blanc, de voiles en voile... de mer en bal...

le palais d'hiver, désert en été... plein à craquer les murs du musée... tous fous.
laisse-toi porter... par la foule? par le vent... vers l'eau...
des lumières artifices fastueux de luxure, à l'oubli de l'eau noire, troublée de reflets, de notre mémoire...

le gris domine... pas quelconque, puissant. magistral. pourtant, mille couleurs égayent le quotidien -
bleu baroque, jaune, ocre, rose, vert... toute une palette... quel peintre fou et génial!
compositions richesses textures... tout se fond. tout fond. l'eau est solution.

dissolution. brume... embrun... emprunt.
et renaît l'hiver, l'eau, veuve et vive, s'habille en mariée, figée.
tandis que le lait du ciel sombre dans le café noir.

reflets... négatifs... photos... c'est l'été.

Naiad
Ananas
   Posté le 16-01-2005 à 14:23:58   

Hivers

Nuit noire.
la tempête aux tempes grises
de la bête qui hurle et qui pleure.
les flocons-shurikens sur la chair
en brûlures ardentes sous la bise.
un froid mord le corps qui se brise.


un arbre, noir
décharné et tordu
comme un vieillard
perclus de malheurs
soudain,
sous le poids du manteau,
ses os se rompent de douleurs...
comme du verre, il explose.


les tourbillons redoublent d'entrain.
exulte la force bestiale...
repenser aux amis, la chaleur, et au vin...
un frisson. l'issue est fatale.


..............................
silence.......................
..............................
une aurore boréale............
..............................
petit matin...................


la rivière...sublime mariée de diamants,
reflets colorés, rayons d'un pâle soleil
l'abre mort, enseveli, oublié du temps,
sous le givre des branches de merveilles...


un manteau vierge, resplendissant horizon.
le jour se lève, sur la morte saison.
baignée de lumière, recouverte, étincelle...
ce n'est pas la même, si furieuse et si belle!

Naiad
Ananas
   Posté le 16-01-2005 à 14:24:34   

Avril.

plic!
une gouttelette qui annonce...
l'explosion... l'appel...
suspendu dans l'air.
le coup de semonce...

ça y est... c'est le dégel
la débâcle...
gouttelettes en rafales...

poreuse...
la glace, la neige fond.
l'hiver, sorcière, aux joues creuses.
rumine sa vengeance, se morfond.

mon amour!
au réveil des sens, emphases...
la verdoyante lumière du jour.
en chants de joie, extases.

Naiad
Ananas
   Posté le 16-01-2005 à 14:25:09   

compter sa vie en étés...

pour la plénitude...
pour les joies, la beauté
la béatitude...
pour compter ses jours en étés

comme une prière
pour l'éternité
ne penser hier
qu'en un jour d'été.

d'erreurs en essais
ne pas regretter
les saisons passées
raconter ses jours en étés

d’automnes, printemps,
d’hivers, défier le temps
mesurer sa vie en étés
pour ne plus compter.

Oublier de compter,
commencer à vivre
chaque moment
pleinement.

Naiad
Ananas
   Posté le 16-01-2005 à 14:25:40   

Hors Saison
(premier jet.)

cette princesse blanche à la robe de soie
au manteau et à l'avalanche des éclats de voix
ronde enjouée dessin de l'espoir et du temps
qu'offre la neige livrée aux mains des enfants

souveraine, implacable majesté, d'argent,
de cristal revêt, tristes branches dénudées
soudainement parés les noirs filaments
recouverts de lumière et dansants de reflets.

enfin en vipère, s'insinue dans ce corps
d'engelures et de piques glaciales
gangrènant le bonheur, y installe
une lande dévastée comme décor.

pourtant, dans ce froid, vit un coeur de printemps
en gardant sa foi, une fleur, habillée de givre
lentement, à mi-voix, puis plus fort, nouveau chant,
érigeant en croix peur et mort qui l'enivrent.

sous la cape de l'hiver, bat le coeur du printemps,
contre le sel de la terre, dans le ciel atone
sublime vanité, en offrandes se répand
corps d'un été, frisson d'une larme d'automne.





Hors Saison.
remix1, hommage à DJ Alex

cette blanche princesse à la robe de soie
au manteau bleu acier de ses éclats de voix
ronde enjouée dessin de l'espoir et du temps
neige froissée de son sein aux mains d'un enfant

souveraine implacable majesté d'argent,
cristal qui revêt branches d'illusions fanées.
souffle de rêve éthéré, les noirs filaments
recouverts de lumière et dansants de reflets.

sifflante vipère, s'insinue dans ce corps
éclair d'engelures et piques glaciales.
gangrenant un bonheur fragile y installe
vaste lande stérile en unique décor.

et pourtant, dans ce froid, vit un coeur de printemps
gardant foi, une fleur, habillée de givre
lentement, à mi-voix, puis plus fort, nouveau chant,
érigeant en croix peur et mort qui l'enivrent.

sous la cape d'hiver, bat le coeur du printemps,
le sel de la terre, dans un ciel atone...
l'instant défait, repentant, l'offrande répand
corps d'un été, frisson d'une larme d'automne.

Naiad
Ananas
   Posté le 16-01-2005 à 14:26:22   

Que le temps…

Silence suspendu dans l’air…gouttelettes au ralenti
Ah ! que passe le temps d’hier, et que s’éveille la vie !
Combat printemps hiver, issue incertaine aujourd’hui.

Quand tombe soudain le bruit, explosion de puissance déchaînée
Que soit le temps de l’oubli, du pardon, de la grâce accordés !
En éclats de silence et de nuit, éventrés, débordent les lits glacés


Dans un sursaut de hargne, glacial rictus figeant le bonheur,
Que fuie le temps du bagne, la haine, et la douleur !
La saison hideuse n’épargne ni le bourgeon, ni la fleur.

Elle ricane, la vieille marâtre, de pleurs et de morts !
Ah ! que passe le temps sur l’âtre éteint de son corps !
Sous une triste cape grisâtre un affligeant décor.


Souriant éphèbe, au printemps d’une caresse de lumière
Ranime, quand viendra le temps, les offensés de l’hiver.

Naiad
Ananas
   Posté le 16-01-2005 à 14:27:08   

Ce que vivent les roses...

nous le savons, nous sommes bien peu de chose...
et nous vivons, inconscients, inconstants, violents.
nous éprouvons, par moment, émotions et sentiments...
solidaires, nous nous croyons, ah ce que vit une rose...

les guerres, la paix, la nature, l'amour, l'amitié
tout cela fait des morts, adultes ou enfants
sans regarder... la vie ne connaît pas de pitié
pas de remords, subissons en les sacrements.

nous nous tuons à coup d'indifférence,
mais fièrement, arborons la fleur
de notre compassion le signe extérieur
et le reflet d'un flou vide de tout sens.

je ne crois plus en la fraternité, ce jour, ,j'ose
m'insurger contre l'hypocrisie du mouvement...
foule sans âme ni cœur, un relent, dégradant,
de pitié à distance, de ce que vivent les roses...

je refuse d'arborer une fleur, pour afficher
une solidarité du malheur, je fleurirai la paix
je veux partager le bonheur, l'espoir, l'amitié
je veux que les roses fleurissent en liberté.

je récuse l’illusion d’une fleur fanée, virtuelle,
qui n’a plus de valeur, n’est pas plus rédemption, ni cause
qu’un souvenir tailladé à vif, dans le cœur, au scalpel…
cela vaut bien une épine, de ce que vivent les roses.

Naiad
Ananas
   Posté le 16-01-2005 à 14:27:55   

Une rose qui se fane, tout doucement...
Une larme coule sur ma joue, lentement...
Pourquoi est-tu parti? Qu'ai-je fait pour cela?
Tu étais vraiment tout ce qui comptait vraiment pour moi...

Une passion qui se consume, tristement...
Un coeur meurtri qui se vide de tout son sang...
J'étais une ombre mais là je ne suis plus rien,
Rien qu'une âme perdue qui cherche son chemin...

J'errerai, sans but, le coeur insensible et lourd
Jusqu'à ce que je rencontre à nouveau l'amour...

Eubeul
Ananas
   Posté le 16-01-2005 à 14:30:33   

Ce poème parle d’un enfant nommé Lucas, il est mort récemment d’un cancer et sa mère lui écrit des poèmes pour soulager sa douleur


Lucas

Le jamais plus
Le toujours plus
Jamais plus mon enfant tu seras
Toujours tu me manqueras
Tu es ma blessure éternelle
Tu habites à jamais en moi
Au creux de mon cœur
Blessé à jamais et toujours
Toujours plus de temps
Non pas pour t'oublier
Jamais assez de temps
Pour penser à toi
A tous ces moments jamais
A tous ces moment sans toi
A t’imaginer grandir toujours
A jamais te voir devenir un homme
Tu seras toujours ce petit garçon
A jamais petit enfant
Mais si grand dans ton cœur
Et si courageux dans ta douleur
Et si doux dans ton cœur
Adieu mon enfant dans cette vie
Et peut être à bientôt dans une autre
A jamais, à jamais
A toujours à toujours

Morguie
Ananas
   Posté le 16-01-2005 à 14:31:07   

Morgane à Lucas

Non tu n’es pas totalement mort
Car en moi tu vis encore
Tu es décédé je le sait
Et je ne te ramènerais jamais
Mais toujours en moi tu seras

Non tout n’est pas finit
Tu seras toujours dans ma vie
Le temps soignera la douleur
Ainsi que mon cœur
Mais il n’effacera pas mes souvenirs de toi
Ni les instants de bonheur que tu as partagé avec moi

Non tu n’es pas que mon frère tu es une des étoiles de mon univers
Mais toi tu as trop souffert
Et toi petite étoile, tu t’es endormie
Tu as quitté notre galaxie

C’était l’heure de la délivrance
Terminées les souffrances
C’est peut être mieux comme ça
Car plus jamais Lucas tu ne souffriras !

Morguie
Ananas
   Posté le 16-01-2005 à 14:31:53   

Le dernier vol

Je suis sur un pont
Il fait nuit
Aucune étoile n’éclaire le ciel
Seul la pleine lune me permet de voir le fleuve
J’observe cette eau dans laquelle je m’apprête à sauter

Le vent souffle et balais mes cheveux
Mes larmes coulent
Mon visage est en feu
Ma gorge est sèche
Mes mains sont moites

Le corps tremblant je m’approche du vide
La souffrance m’a submergé

Comment pourrai-je vivre la peur au ventre
Cette affreuse peur de perdre une autre partie de mon cœur

Je me sens perdue, seule
Je crie au secours
Mais jamais personne ne répond

Je ne veux plus pleurer
Je m’apprête à sauter

Je me trouve égoïste mais je dois le faire
Je dis adieu à la vie et à ceux que j’aime
Voilà mes pieds ont quittés terre
Non, je n’ai pas peur
La chute est longue le vent transperce ma chaire

Je revois tous ceux que j’aime,
Je les regrette déjà
Mais il est trop tard
Je ferme les yeux et m’endort à tout jamais.

Morguie
Ananas
   Posté le 16-01-2005 à 14:32:26   

Dehors la vie,
En moi la mort

Dehors il fait froid, le vent soufflant sur les toits,
Le parc est gelé, toute la ville est enneigée.
Mais alors pourquoi, est ce encore plus froid en moi ?
Mes membres sont glacés, mon cœur est comme arrêté.

Dehors j’entends rire, ceux qui jouissent encore du plaisir,
Les bancs sont remplis, de gens sans aucuns soucis.
Moi j’endure le pire, sans réussir à sortir,
Ma joie s’est enfuie, mon corps est privé de vie.

Dehors une colombe, prend son envol telle une ombre,
Elle part dans les airs, libérée de toute misère.
Moi je creuse ma tombe, je bascule dans la pénombre,
Je reste prisonnière, plus rien ne me libère.

Dehors le soleil, tout doucement se réveil,
Les rayons éclatent, révèlent mon corps encore moite.
Moi mon ange veille, et me plonge dans le sommeil,
Le froid qui m’exalte, me propulse loin de l’asphalte.

Tout est bien finit, j’ai enfin quitté la vie,
J’ai tout retrouvé, je suis enfin avec l’être aimé.
Entre mort et vie, j’ai depuis longtemps choisis
Pour l’éternité, je repose en paix.

Morguie
Ananas
   Posté le 16-01-2005 à 14:32:59   

Pour lui

Pour lui je veux tout
La tendresse de ma main qui effleure sa peau
Les mots qui réconfortent et soulagent le mal
Son sourire éclatant d’enfant heureux son regard qui me dit : je suis en vie

Pour moi je veux peu
Que mon souffle léger et mon cœur qui bat
Que mon esprit ouvert aux richesses de l’âme
Que mon corps qui se lie à l’homme aimé
Que l’amour d’une mère qui guide et entoure

Pour lui je veux tout
Les galaxies lointaines, la comète brillante
Une fraction de seconde, une éternité de vie
La connaissance ultime, la vacuité totale
L’amour infini, des univers entiers

Pour moi je veux peu
Une grotte cachée pour pleurer en silence
L’immuable beauté d’un lac froid et profond
Un mouvement qui s’arrête et reprend sa course
Une poussière d’étoile pour me fondre et me confondre

Pour lui je veux tout
Ce qu’il n’aura jamais

Pour moi je veux peu
Ce que je ne désire plus

Morguie
Ananas
   Posté le 16-01-2005 à 14:33:31   

Un enfant malade sur le point de mourrir parle à ses parents


C'est quoi la mort?


Dis maman, c'est quoi la mort?
Je ne sais pas mon enfant
Mais j'imagine un vaissseau d'or
Et toi, en capitaine éblouissant

Dis maman, je sais la mort
elle m'a parlé dans ma tête
prépare-toi maman, le sort
m'appelle, plus de requête

Dis papa c'est quoi la mort?
Je ne sais pas mon enfant
Mais imagine un lumineux port
Ton voyage qui s'acheve près des grands.

Dis papa, je sais la mort
J'ai hérité force et volonté
Mais je suis si fatigué encore
Nulle peur, seulement le regret

Mais oui papa, mais oui maman
Je franchis les portes du temps
Le calme m'envahit, j'ai grandi
Laissez moi partir maintenant!

Morguie
Ananas
   Posté le 16-01-2005 à 14:34:08   

Encore…..

Encore un jour qui s’écoule
Encore ces heures sombres
Où tout autour de moi s’écroule
Et mes rêves s’envolent comme des ombres.

Plus le jour se lève
Et plus la dure réalité apparaît
Non ce n’était pas un rêve
Nous sommes bien séparés à jamais.

Moi condamnée à vivre
Dans ce monde qui sans toi n’a plus de sens
A quoi bon tenter de survivre
Privée de ton essence.

Chaque jours qui s’écoulent
M’éloignent de toi
Ne me reste que ce silence sourd
Que ta mort a provoquée en moi.

Et pourtant tous les jours j’approche de ma mort
Et du jour où soulagée, je te rejoindrais
Je partirais sans aucun remord
Te rejoindre dans ton paradis doré à jamais.

Mais l’heure des retrouvailles n’a pas sonnée
Et je vais vivre pour toi
Chaque instant de ta vie volée
Je vais les savourer pour toi.

Morgane
Ananas
   Posté le 16-01-2005 à 14:34:41   

Mon étoile

Une étoile brille dans le ciel
Eclairant mon teint vermeille
Telle un oiseau sans ailes
Devant sa beauté je m’émerveille

Elle est la seule lumière
Eclairant mon univers
Toujours un peu plus rempli de misère
Mais, elle, sans arrêt elle m’éclaire

Et pourtant une nuit
Elle me quitta sans bruit
Dévasté par la maladie
Ma petite étoile laisse un vide infini

Mais encore ce soir
Je garde en moi l’espoir
De quelques secondes la revoir
Assise dans le noir

Je voudrais lui dire une dernière fois
Combien elle compte pour moi
Et pouvoir de nouveau la contempler d’en bas
Lui dire qu’a jais elle vivra en moi.

Morgane
Ananas
   Posté le 16-01-2005 à 14:35:30   

Les mois

Ca fait plusieurs mois que tu es parti
Et je suis toujours dans ce couloir infini
Je voudrais que tu reviennes

Que tout reprenne
Mais pour l’heure
Je nage dans un océan de douleur

Je voudrais moi aussi monter à tes coté
Mais je reste prisonnier
De mon corps qui ne veut me libérer

Je revois sans cesse nos derniers mois réunit
C’était les plus heureux de ma vie
Cela peut te sembler étrange

Mais c’est parce que nous savions que tu allais être un ange
Que tous mes moments auprès de toi étaient plus intenses.
Tous les instants sans souffrance

Me comblais d’une joie immense
Merci à toi mon frère
Car nous savons que malgré toutes tes misères

Tu as tenu le coup pour nous
Jusqu'à ce qu’enfin
Nous soyons prêts à te laisser partir !

Tu n’es plus là
Et aujourd’hui nous pleurons pour toi
Mais le jour viendra où nous rirons avec toi

Morguie
Ananas
   Posté le 16-01-2005 à 14:36:32   

La montagne

Devant moi une montagne
Elle est raide et glissante
Et je viens de tomber du haut
De cette montagne

J’ai dévalé pendant 2 ans cette falaise
Je suis à terre blessé, meurtrie
Presque morte

J’ai froid, peur
Tout est vide autours de moi
Je reste longtemps à terre, sans force
La vie commence à me quitter

Mais soudain une main se tend vers moi
Je vois maintenant ma famille, mes amis
Chaque sourire me ramène à la vie

Un à un ils m’ont pris sur leur épaules
M’ont réchauffée et soigné
Mais le temps à passé
Ils ont oublié à quel point j’étais blessée

Je suis de nouveau seule
Je crie mais on pense que la douleur est passée
J’essai de me redresser
Mais dès les premiers pas je retombe à nouveau
Et plus dur est la chute

Mais je n’ai pas le droit de reculer
Je suis obligé d’avancer
Sinon je risque de sombrer à tout jamais

Je me demande si un jour je vaincrais cette montagne
Pourrais je à nouveau rire, être heureuse ?

Mais je ne pense pas pouvoir m’en sortir seule
Entendez mes appels, venez me sauver
Je me perds, vous seul pouvez m’aider.

Morgane
Ananas
   Posté le 16-01-2005 à 14:37:54   

POURQUOI

Pourquoi dites vous que je ne suis que sa sœur ?
Et que lui n’était que mon frère
Comment pouvez vous juger ma douleur
Et me dire que je ne suis pas sa mère

Pourquoi ne pourrais je pas, comme vous,
Vouloir mettre fin à mes jours ?
Que savez vous de mon amour
Comment pouvez vous jugez mes sentiments
Sans savoir réellement ce que je ressens

Je sais que ce n’était pas mon enfant
Que vous souffrez plus
Et ça je le comprend
C’est vous qui l’avez conçu

Mais s’il vous plaît arrêtez
Qu’il me sera plus facile d’oublier
Je n’ai que 15 ans
Je ne suis qu’une enfant

Même si ces deux dernière années
Vous avez tendance à l’oublier
Mais je dois toujours être là

Moi je ne peux pas partir pleurer au cimetière
Je dois attendre d’être seule dans ma chambre
Je n’ai plus de repères

Je ne vous juge pas
Vous êtes extras
Mais comprenez moi
J’aime autant que vous Lucas

Morgane
Ananas
   Posté le 16-01-2005 à 14:39:34   

La vie

La vie est une succession d’épreuves
Chaque jour un peu plus elle s’abreuve
De toutes nos peur
Et finit par nous plonger dans la douleur

Il faut toujours l’affronter
Il est interdit de s’arrêter
Et impossible de reculer
Nous sommes condamnés à lutter

La vie n’épargne aucune âme
Pas même les personnes sans armes
Elle ne nous laisse que des larmes
Et pourtant elle a tant de charme

Elle nous fait croire qu’elle est belle
Mais dans son coin elle nous surveille
La bête patiemment veille
Puis d’un coup le bonheur elle enlève

Un jour vous vous réveillez
Mais trop tard tout a basculé
Il faut du temps pour l’accepter
Vous commencez à comprendre que la vie l’a décidé

Mais l’homme est tel qu’il se bat
Et vous engagez le combat
Contre la vie que vous ne comprenez pas
Au fond de vous, vous savez bien que vous ne gagnerez pas

Et pourtant vous continuez
Chaque jour vous vous battez
Mais la vie vous a retiré
Celui que vous aimiez

Mais d’autres personnes ont besoin de votre présence
Ce n’est pas une question de préférence
Mais les autres ont eux aussi le droit à la chance
Et vous restez pour préserver leur enfance

Une partie de vous mourra
Mais la vie ne vous aura pas
Car vous vivrez pour ceux qui ne sont plus là
Et malgré tout la vie sera toujours là

Peut importe les épreuves qu’elle nous impose
Nous serons toujours plus fort
Car en nos cœurs les absents reposent
Et nous aident à affronter cette vie qui nous à causé tant de tords.

Morguie
Ananas
   Posté le 16-01-2005 à 14:40:10   

LA DERNIERE BATAILLE

Entouré de milliers de personnes
Je suis pourtant si seul
En moi les tambours de la mort résonnent
Car je sais que les démons me veulent

Les mains moites je contemple l’horizon
C’était bien la dernière fois
Que je voyais la mousson
Car la mort est juste là devant moi

Les souvenirs me reviennent
Je revois mes instants de paix
Et les visages de ceux que j’aime
mais plus jamais je ne les contemplerais

Un son éclate alors
Me ramenant à la réalité
C’est le signal de ma mort
Et j’avance vers elle les yeux fermés

Je tends mon épée
Décidé à enfin l’affronter
Mais elle vint me frapper de plein fouet
Je fus le premier à tomber

Maintenant je suis au sol
Mon corps est piétiné de tous cotés
Je sens que la vie m’abandonne
Trop tard le souffle va me quitter

Je ferme les yeux lentement
Je m’endorts à jamais
Mon corps baignant dans le sang
Je quitte ce monde sans plus de regrets

Morguie
Ananas
   Posté le 16-01-2005 à 14:41:31   

C’était une fille bien sage
Et très mûre pour son âge
Elle connaissait trop de choses de la vie
Exepté l’amour qu’elle à toujours bani

Elle avait connu trop de souffrance
Et tellement de déceptions
Elle ne voulait plus leur faire confiance
Elle évitait tout contact avec les garçons

Et pourtant un jour
Elle fut frappé par l’amour
Celui-ci venait de très loin
Et il lui parlait tellement bien

Lentement elle succomba
Aux charmes de celui qui lui semblait différent
Ainsi sa totale confiance elle lui accorda
Elle pensait avoir trouvé son prince charmant

Chaques jours un peu plus elle l’aima
Et même jusqu'à son corps elle lui donna
Mais si rapidement il l’a trompa
Et laissant son cœur en mille morceaux il l’abandonna

C’est durant des années
Que cette fille a eu peur
Elle vit désormais condamnée
A ne plus laisser parler son cœur

Morguie
Ananas
   Posté le 16-01-2005 à 14:42:04   

Quel est le sens de l'amour?
Est ce un sentiment de tous les jours?
L'amour existe t'il encore?
Donne t'il envie de donner son corps?

Je ne peut pas croire
qu'un jour on puisse m'aimer
je ne peut concevoir
qu'un coeur pour moi soit brisé

je parle du vrai amour
celui qui fera oublier mon contour
veras ton un jour au delà des apparence?
quelqu'un verra t'il ma souffrance?
qui sauras me faire avoir à nouveau confiance?

pourrais je aimer et l'être en retours?
Tout simplement vivre le grand amour?

Morguie
Ananas
   Posté le 16-01-2005 à 14:43:05   

Où es tu mon amour?
Assise sur le haut de ma tour
je perd espoir
la nuit est si noire

mon étoile s'est brisé
je sent la vie me quitter
je m'étends sur le lit
dans lequel nous avons crée une vie

l'enfant est né
mais toi tu m'as abandonné
tu es parti à la guerre
afin de nous préservez de la misère

mais le résultat est encore pire
car je ne fais que souffrir
je vais bientôt sombrer
car je comprend que tu es tombé

les larmes coulent sur mes joues
alors que notre enfant s’amuse sur mes genoux

je souffre de le voir heureux
alors que je m’apprête à rejoindre les cieux

je pose le fruit de notre amour dans un berceau
et m’effondre au sol le cœur en milles morceaux

mon souffle ralentit
l’enfant pleure dans son lit

la vie commence à me quitter
car mon destin à toi était lié

mon âme s’élève et qui cette terre
pour te rejoindre dans l’autre univers

je laisse ici notre héritier
pour que notre nom ne soit jamais oublié

Morguie
Ananas
   Posté le 16-01-2005 à 14:44:10   

Híriel l'elfe qui ne pleurait pas


C’était notre étoile du soir
Elle nous redonnait espoir

Elle affrontait tous les dangers
Jamais elle n’avait pleuré

La seule elfe à mener des soldats
A leur faire gagner tous les combats

Jamais sa lame ne manqua sa cible
On disait d’Híriel qu’elle était invincible

Mais elle fut frappée par l’amour
La transformant pour toujours

Elle ne vivait plus que dans la peur
De perdre à tout jamais son bonheur


Et le pire vint à arriver
Car par la mort son amour fut emporté

Dans le silence de la nuit
Celui qu’elle aimait fut tué par l’ennemi

Son cœur se brisa
Puis près de son bien aimé elle tomba

Celle pour laquelle on disait qu’elle ne pleurait pas
De toute les larme de son corps se vida

Elle mourut ainsi
Le cœur et le corps meurtri

Notre Híriel s’éteignit
En nos cœurs le silence se fit

Mais malgré tout le mythe perdura
D’ Híriel l’elfe qui ne pleurais pas

Morguie
Ananas
   Posté le 16-01-2005 à 14:45:47   

Dédié à "nananouille"...

Maeril au coeur de pierre


A la lumière des étoiles je pleure de toute mon âme

Mon cœur est déchiré
Détruit par celle qui n’a jamais aimé

Maeril l’elfe au cœur de pierre
A rempli ma vie de misère

Elle princesse égoïste, hautaine et fière
Moi pauvre manant simple et solitaire

Elle, aussi courageuse que ténébreuse
Je ne rêvais que de la rendre heureuse

Maeril n’avait ni cœur ni âme
Elle ne vivait que par les armes

Elle se promenait fièrement sur son cheval d’argent
Regardant négligemment les mendiants

Moi je la considère telle une déesse
Cette reine que tant de personne déteste

Eperdu d’amour a ses pied je me jetait
Lui avouant tout ce que mon cœur désirait

Maeril me jeta à terre d’un air dégoutté
Elle descendit de son destrier pour mieux m’observer

A genou je m’élançais
Et d’un baiser sa main j’effleurais

D’un geste ample son épée elle attrapait
Et dans le ventre elle me l’enfonçait

Elle repartit sans un regard envers moi
Elle m’abandonna me laissant sans voix

Tous s’enfuir devant tant de violence
Je reste au sol brisé par la souffrance

Les larmes coulent je perd mon sang
Je sent le mal grandir en moi doucement

Je cris mon amour déchu
Je crache ma joie désormais perdue

Je t’ai aimé autant que tu m’as détesté
Mais tu as tout perdu et moi j’ai gagné

Tu resteras ici prisonnière
Moi je suis libre et quitte cette terre

Morguie
Ananas
   Posté le 16-01-2005 à 14:46:32   

Dédié à Eubeul et "Blaz"...

je voit dans vos yeux mes amis
que votre coeur s'est brisé en partie

laissez moi vous éclairer
car votre amour est fort je le sais

il a fait une terrible erreur
et à fait saigner ton coeur

mais il a eu l'honneteté
de tout t'avouer même la plus cruelle des vérité

mérites t'il d'être pardonné
sais n'est pas à moi de décider

mais n'oublie pas qu'il avait réussit
à de nouveau te redonner la vie

Morguie
Ananas
   Posté le 16-01-2005 à 14:47:04   

Lotóreo et Beraiel

Sur le haut de ma tourelle
Je chante l’histoire de Lotóreo et Beraiel

Elle était belle et pauvre servante
Il était prince mais d’une laideur repoussante

Elle était elfe et adorait la rosée du matin
Il détestait la lumière et était fils de nain

Elle aimait chanter et aller dans les forêts
Il préférait le silence et les mines où il se terrait

Pourtant par un sentier ils se rencontrèrent
Et dès la première seconde ils s’aimèrent

En secret ils se voyaient et se découvraient
Ils apprenaient à connaître ce monde encore secret

Mais tapis dns l’ombre les parents veillaient
Et en eux la méfiance s’éveillait

Peu importe Beraiel et Lotóreo s’aimaient
Et ils commirent le pêché originel

En Beraiel grandissait la vie
Mais sur leur route le ciel s’assombrit

Les amants furent démasqués
Et par leurs parents furent séparés

Le destin de Lotóreo était de se marier
On lui donna une naine de grande lignée

Beraiel fut fouettée
Mais en elle le fruit de leur amour grandissait

Un soir d’orage elle s’enfuit dans la nuit
Près d’un arbre elle prit appui

C’était là qu’elle avait rencontré son amour
A cet endroit qu’elle fut transformée pour toujours

Lotóreo qui errai et en vain la cherchait
Trouva son aimée qui accouchait

De longues minutes passèrent
Où les 3 corps fusionnèrent

C’est sous une abondante pluie
Que le prince Halron naquit

Alors qu’en lui brûlait la vie
L’ombre en beraiel se fit

Elle avait trop souffert
Elle quittait cet univers

Beraiel périt dans les bras de celui qu’elle chérissait
Et lotóreo se laissa mourir auprès d’elle

Je retrouvais l’enfant Halron
Et le conduisit jusqu’au trône

Il était fils de Lotóreo et Beraiel
Il fut un seigneur sans pareil

Fruit d’un amour interdit
Il donna un héritier lui aussi

Ainsi perdura la lignée de Lotóreo et Beraiel
Leur histoire devint une légende immortelle

Tout comme leur amour plus fort que tout

Morguie
Ananas
   Posté le 16-01-2005 à 14:47:42   

Dédié à Naiad...

Esteleth


Au coin du feu je chantonne
La chanson d’Esteleth je fredonne

L’histoire de la plus brave des créatures
Considérée comme un monstre de la nature

C’était une harpie irréfléchie
Qui fut transformée par la vie

C’était une bête cruelle et sans vergogne
Avant que l’amour ne l’emprisonne

La vie les avaient réunit
Le guerrier intrépide et la terrible harpie

Que de souffrances elle endura
Car Fairion en aimait une autre déjà

Par tous les moyens elle voulu le récupérer
Mais tous ses plans ont échoués

L’amour d’Esteleth était tellement fort
Qu’elle lui jeta un sort

Durant quelques minutes ses lèvres il partageait
Mais trop tôt la raison lui revenait

Il la laissa et l’abandonna à sa peine
Esteleth était remplie de haine

Mais leur destin était déjà tracé
Et par un accident leurs vies furent liées

Elle perdait son amour
Et devenait sa sœur de sang

Fairion l’aimait comme le meilleur des frères
Mais dans le cœur d’Esteleth s’étaient envolées les lumières

Elle avait perdu espoir qu’un jour il lui offre son cœur
En Esteleth le mal grandissait

Elle était perdue, son âme se brisait
Seul la mort la comblerait

Un soir de brume, dans le silence elle sombra
Dans un lac elle sauta

Elle emportait avec elle tout son amour
Pour le seul qu’elle aimera pour toujours

Dans l’eau glaciale la mort emportait
Le corps de la seule harpie qui aimait

La plus triste des harpies
Qui pourtant vécu la plus belle des vies

Car elle connu l’amour l’espace d’un instant
Et cela durera éternellement

Morguie
Ananas
   Posté le 16-01-2005 à 14:48:18   

Dédié à Linla...

Eruana, l’immortelle

Je chante ce matin à la gloire d’Eruana
A la mémoire d’une elfe qui toujours brillera

De toutes elle était la plus belle
Son sourire était tel que le soleil que s’élève

Elle était des plus courageuse
On la trouvait merveilleuse

On la disait immortelle
Elle était notre étoile qui étincelle

Mais un jour le destin la trompa
Et dans l’amour sur un chemin elle sombra

C’était le plus beau des elfes noirs
Il lui prit son cœur en un soir

Le beau Garlor elle aimait
Et pour lui, les siens elle quittait

De longs semaine de bonheur elle connu
Mais l’ombre s’approchait sans être vue

Il leva la main sur elle pour la première fois
Puis tous les jours ce geste il recommença

Elle n’avait pas le cran de partir
Car elle sentait en elle son enfant grandir

Par une nuit froide elle enfanta
Sa fille et la nomma Erunesta

Blotti dans les bras de sa mère l’enfant pleurait
Pendant que sur elles la main de Garlor s’abattait

Atteint par la folie
Il brisa Eruana et sa vie
La plus belle des elfes, éperdue courrait
Près de son cœur Erunesta elle serrait

Le souffle court d’une falaise elle s’approcha
Rongé par la peine et la tristesse elle songea

Pourquoi rester sur cette terre, battue par celui qu’elle a tant chéri ?
Voyant s’approcher cet homme qui l’avait maudit

Embrassant une dernière fois Erunesta
Elle se jeta dans le vide son enfant dans les bras

Longue fut la chute, mais au contact du sol elle fut libérée
Et avec son enfant au paradis elle put s’envoler

Condamnant son amant à vivre une éternité
Banni, et ne pouvant que regretter

Ainsi est l’histoire d’Eruana l’elfe la plus aimée
Celle dont on chante encore l’immortalité

En nos cœurs elle et Erunesta seront
Pour l’éternité ces deux étoiles brilleront

Morguie
Ananas
   Posté le 16-01-2005 à 14:48:54   

Dédié à Ben et Linla...

Eruvae et Haraldion

Au coin du feu une pleure son amour perdu
Elle est comme morte, elle ne parle plus

Elle fredonne l’histoire d’Eruvae et Haradion
D’un amour qui ne peut porter de nom

C’était un homme juste et droit
Capitaine des armées, faisant respecter la loi

C’était une elfe au cœur d’or
Pourtant la vie lui a causé tant de tords

Haradion succomba à Eruvae
L’espace de quelques heures leurs corps ont fusionnés

Mais le mari d’Eruvae, Garlor veillait
Il l’aimait autant qu’il la détestait

Un soir il surpris les amants
Il tenta de tuer Haradion vainement

Garlor était un elfe aux pouvoirs étonnants
Pourtant il ignorait qu’en Eruvae grandissait un enfant

Arveldir fils d’Haradion et d’Eruvae naquit
L’enfant poussa un cri perçant le silence de la nuit

Les amants s’étaient enfin retrouvés
Ils s’aimaient en serrant leur bébé

Garlor les poursuivaient et n’avais pour seul but que de les tuer
Haradion voyant son ennemi approcher sortit son épée.

Alors le combat il engagea criant à son amour de s’enfuir
Elle pleurais toutes les larmes de son corps et ne pouvais s’enfuir

Sur Eruvae Garlor se jeta
Mais à temps Haradion s’interposa

D’un geste ample la tête de garlor il tranchait
Mais de son cœur le sang abondement coulait

A genou sur la terre sèche il tomba
Désespérée Eruvae l’embrassa

Mais Haradion mourrait
Il avait donné sa vie pour celle qu’il aimait

Il a fait promettre à sa dulcinée de survivre
D’élever leur enfant pour qu’il puisse vivre
Sur ces dernieres paroles dans il sombra dans l’ombre
Laissant Eruvae et Arveldir seuls au monde

Après des jours passés à pleurer Eruvae se relevait
Et de leur fils elle s’occupait désormais

Les années passèrent mais Eruvae pleurait encore son désespoir
Leur fils était cependant couvert de gloire


Assise près du feu Eruvae lentement mourrait
Après tant de mois séparés d’Haraldion, elle partit le retrouver

Morguie
Ananas
   Posté le 16-01-2005 à 14:49:41   

La condamnation

Lentement je me meurs
Je me libère de mes peurs

Etendue sur le sable froid
Le vide commence à se faire en moi

Mon corps et mon cœur sont meurtris
Mon âme part petit à petit

Ma propre existence j’ai gâché
Le malheur sur moi j’ai provoqué

J’étais si folle que de mes mains je l’ai tué
Persuadée d’avoir été trompé

Firiath l’homme que j’aimais
L’un à l’autre nous nous étions donné

Mais je fus envahie par la jalousie
Et injustement je mis fin à sa vie

Depuis j’erre dans un profond couloir
Je n’ai plus aucun espoir

Je suis telle un corps sans âme
Même le soleil n’a plus de charme

Enfin et pour toujours je m’éteints
Je m’endors à la rosée du matin

Après ces longues années
Je suis désormais libérée

Je craints pas la mort, ni l’enfer
Car je le connais en restant sur cette terre

Ainsi finit mon histoire, moi la meurtrière
J’ai payé ma dette et m’envole dans mes airs

J’ai enduré la pire des punitions
Celle de rester ici de pouvant chérir que ton nom

Morguie
Ananas
   Posté le 16-01-2005 à 14:50:25   

Le dernier voyage

Ce soir en moi le mal gronde
Et d’images mon esprit s’inonde
Le long de mes joues coulent les larmes
Au son de la musique qui dans ta mort m’accompagne

Je me revois assise dans une peine infinie
Contemplant ton corps sans vie
Je caressais tes mains gelées
Ainsi que le peu de cheveux qu’il te restait

Comme j’ai souffert ! je voulais te voir à nouveau respirer
Je voyais ton corps froid et raide mais ne voulais l’accepter
J’avais tant envie de te réchauffer tout contre moi
D’une dernière fois te prendre dans mes bras

Malgré tout tu étais tellement beau
Ton visage d’enfant était détendu et sans défauts
Tu semblais enfin heureux
Car tu désirais plus que tout rejoindre les cieux

J’aurais tant voulu te ramener
Je ne voulais te laisser me quitter
Mais c’était trop tard et malgré ton jeune âge
Tu effectuais déjà ton dernier voyage.

Morguie
Ananas
   Posté le 16-01-2005 à 14:51:11   

A trop donner

Ce soir sur son pauvre cœur, s’abat tellement de mœurs
Elle est si fatiguée, d’avoir tellement donné
Elle a recueillit leur peurs, souvent séché leur pleurs
Elle veut tant les aider, mais elle a oublié

Sa propre souffrance, qui la plonge dans l’errance
A sauver ses amis, elle sombre dans l’oubli
Elle n’en a plus conscience, elle s’isole et compense
En écoutant leurs vies, ainsi que leur soucis

Chaque fois ils viennent la voir, pour confier leurs déboires
Elle les comprend toujours, et les apaises chaque jours
C’est grâce à son histoire, qu’elle leur redonne espoir
Elle leur offre son amour, sans chercher un retour

Elle à vécu ainsi, durant sa courte vie
Elle a sans cesse donnée, mais tellement absorbée
Ses amis sont partit, elle est seule dans son lit
Egoïstes ils étaient, pour ça ils l’ont laissé

A trop vouloir donner, ils se sont détournés
La tristesse l’envahit, elle s’en va c’est finit
En une dernière gorgée, elle s’endort soulagée
Plus rien en elle ne vit, elle part vers l’infini

Morguie
Ananas
   Posté le 16-01-2005 à 14:51:46   

Partir

Un désir de partir, et d’enfin s’endormir
N’avoir envie de rien, sauf de s’envoler loin
Ne plus jamais souffrir, et désirer mourir
Ne plus voir le matin, même pas sa douce main

Sentir son cœur vidé, et son corps fatigué
Avoir perdu l’espoir, d’enfin sortir du noir
Etre désespéré, ne pouvant que pleurer
Et quand même les revoir, ne calme pas vos déboires

Vivre toujours enfermé, dans un monde clôturé
Ne pouvoir en sortir, ni pouvoir s’en enfuir
Etre en train d’asphyxier, à n’en plus respirer
Et se sentir mourir, ne plus désirer vivre

Tomber soudain à terre, se laisser soudain faire
Ne plus avoir de peurs, ni entendre son cœur
Voir l’âme qui se libère, et s’envole si légère
Ne plus vivre le malheur, renoncer au bonheur

Ne plus rien ressentir, ne plus devoir mentir
Et ne plus respirer, pour enfin tout quitter

Morguie
Ananas
   Posté le 16-01-2005 à 14:52:17   

Je suis une rêveuse

Je suis une rêveuse
On me surprend souvent songeuse
Je me perds dans ce monde si différent
Dans lequel je réalise mes désirs d’enfant

Je suis une rêveuse
Je m’imagine cavalière courageuse
Je me vois grande héroïne
Maniant parfaitement une lame fine

Je suis une rêveuse
Je m’imagine folle amoureuse
Je me vois mourrant par amour
Ou alors heureuse pour toujours

Je suis une rêveuse
Je me voix jeune femme pieuse
Je me vois sauver des milliers d’enfants
Je me vois parfois dans des bains de sang

Je suis une rêveuse
Et cela me rend bien malheureuse
Car je me perds dans ces rêves
Je ne vis plus dès qu’ils s’achèvent

Je suis une rêveuse
J’entends vos voix rieuses
Que me dise que c’est normal
Que rêver n’a jamais fait de mal

Je suis une rêveuse
Mais qui deviens peureuse
Car je crains de choisir la facilité
J’ai peur de rêver pour ne pas me confronter à la dure réalité

Je suis une rêveuse
Une aveugle qui se crois heureuse
Lorsque que les images d’une fausse vie
M’envahissent le soir dans mon lit

Oui je suis une grande rêveuse
Et ce soir je suis soucieuse
Ne suis-je pas en train de fuir ?
Tout simplement pour ne pas souffrir

Morguie
Ananas
   Posté le 16-01-2005 à 14:52:55   

Ma chère et tendre petite sœur
Petit ange de douceur
Toi que j’aime de tout mon cœur
Qui a su apaiser mes douleurs

J’ai pris soin de toi dès ta naissance
Pour te consoler j’ai parfois oublié mes souffrances
Combien de fois toi si jeune âme
Tu as séché mes larmes

Sans toi nous ne serions peut être plus là
Tu nous as sauvé
Tu nous en donné la foi
Tu nous as poussé à continuer

Tu es née dans tes temps de malheurs
Tu as été confrontée à la pire des douleurs
Tu as accompagné chacun de nos pleurs
Tu as grandis dans notre peur

Malgré ton insouciance
Tu as perdu une part de ton enfance
Car tu as vu la voleuse d’âme
Comme nous devant elle tu étais sans armes

Malgré ton jeune âge
Tu as compris tout ce qui s’était passé
Tu as souffert plus qu’on ne le croit
Oui la vie ne t’a pas épargné

De longues étreintes nous avons partagé devant l’adversité
Nous sommes encore plus lié
Il y a entre toi et moi
Un lien qui jamais ne s’effacera

Morguie
Ananas
   Posté le 16-01-2005 à 14:54:28   

Mon courage m’a abandonné
Peut être n’en ai-je jamais eu
Mais ma rage de vaincre a disparu
Mon envie d’avancer s’est envolée

J’en ai assée de me battre
Je ne veux plus faire face
Parfois j’aimerais que l’on m’abatte
Je voudrais que mon existence s’efface

Dans mes larmes je me noie
Je voudrais ne plus pleurer
Redécouvrir de nouvelles joies
Et de nouveau exister

Sinon à quoi bon rester sur cette terre
Si je passe mon temps à vivre dans le passé
Je n’ai pas d’utilité si dans ma douleur je me terre
Mais je n’arrive plus à me relever

Cela dure depuis si longtemps
J’en ai assé de tout cela
Je n’ai plus le désir d’aller vers l’avant
De toute façon la vie se dresse contre moi

Le destin veut m’éloigner de ceux que j’aime
En cet instant je voudrais mourir
Mettre fin à ce combat que je mène
Oui, fermer les yeux pour m’endormir

Morguie
Ananas
   Posté le 16-01-2005 à 14:55:43   

Petite fille veut mourir


Petite fille s’assoit dans son lit
Elle ne désire pas passer la nuit

Petite fille est trop fatigué
Elle ne veut plus avoir à lutter

Petite fille à oublié ce qu’était vivre
Elle ne sait plus ce que signifie rire

Petite fille n’a plus d’amis
Elle plonge dans le silence sa vie

Petite fille est trop différente
On ne peut l’aider à remonter la pente

Petite fille pense que personne ne pourra la sauver
Ses parents sont dans leur propre souffrance noyés

Petite fille n’a plus goût à rien
Elle ne connaît plus la faim

Petite fille veut seulement s’endormir
Elle n’en peut plus de souffrir

Petite fille n’est pas ce que l’on croit
Elle dans son esprit si mure déjà

Petite fille à grandit trop rapidement
Elle a perdu tous ses rêves d’enfant

Petite fille a vu la mort
Elle s’endort avec ce souvenir encore et encore

Petite fille se noie dans sa douleur
Elle se perds dans es peurs

Petite fille ne veut plus de tous ces cauchemars
Elle ne désire plus avoir peur du noir

Petite fille veut mettre fin à cela
Elle se saisit de la lame de son papa

Petite fille n’a pas peur
Elle est déjà morte dans son cœur

Petite fille repense à ses parents
Elle sait qu’ils ne survivront pas à la perte d’un autre enfant

Petite fille enfonce le couteau dans sa peau
Elle le retire dans un sursaut
Petite fille voit couler son sang
Elle ne sent pas la douleur pour l’instant

Petite fille veut donner le coup fatal
Mais elle renonce à cet acte lamentable

Petite fille est le pilier de la famille
Elle sait qu’elle les fait tenir

Petite fille lâche le couteau qui devait la tuer
Elle restera pour eux…elle continuera à lutter

Petite fille ne sait pas de quoi sera fait demain
Elle rencontrera peut être le bonheur un matin

Petite fille souffrira encore et encore
Elle affrontera la vie au corps à corps

Petite fille n’est pas éteinte
Elle vivra cependant en partie défunte

Mais petite fille est là, et encore se bat
Chaque jour est une victoire sur son combat

Non petite fille n’a pas abandonné
Elle vit pour ceux qui sont tombé
Elle vit pour ceux dont le cœur a cessé
Elle vit pour que les morts ne soient pas oubliés.

Morguie
Ananas
   Posté le 16-01-2005 à 14:57:06   

Deux ans aujourd’hui
Que tu as perdu la vie
Vêtue de noir je repense à ce jour
Où tu ases mort pour toujours

C’était il y a deux ans
Je sentais tes mains si froides en cet instant
Que n’aurais-je pas donnée
Pour te voir à nouveau respirer

C’était il y a deux années
Tes yeux pour toujours ce sont fermé
Sous un drap tu as été caché
Au dépositoire ton corps j’ai retrouvé

Finit tes rires
Finit tes sourires
Finit ta petite voix
Il nous faut avancer sans toi

C’était il y a deux ans
Nous étions face à ta mort si impuissants
Les larmes coulants je caressait tes petits cheveux
Tu avais un visage serein, heureux

C’était il y a deux années
Vers ton corps éteint je m’approchais
Rongée d’une douleur qui ne s’exprime pas
Et qui deux ans après est encore là

C’était il y a deux ans
Revenir en arrière j’aimerais tant
Pour encore voir ton visage doré
Pour caresser tes petites mains, les réchauffer

Finit tes rires
Finit tes sourires
Finit ta petite voix
Il nous faut avancer sans toi

Je voudrais te prendre dans mes bras
Mais c’est une tombe que j’ai devant moi
Je souhaite tellement encore te regarder
Mais ce ne sont que des souvenirs que j’ai

C’était il y a deux années
Le temps a passé mais rien n’est effacé
Tu es toujours tellement présent
Dans mes gestes, à chaque instant

Oui c’était il y a deux ans
Est décédé un enfant innocent
Malgré tout, en nous il vit encore
Jamais il ne sera totalement mort

Petit frère de sang, de chaire
Je t’aime petit ange, ma lumière
Deux aujourd’hui et tu es encore là
Dans mon cœur brisé ton image est gravée en moi

Morguie
Ananas
   Posté le 22-01-2005 à 14:28:56   

The black tigress is come back

Le silence règne dans la grande prairie
Mais soudain une ombre surgit dans la nuit.
Elle se déplace tel le vent
Si silencieuse que personne ne l’entend.

Ses yeux débordent d’une passion ardente
Elle revient dans ses terres après des années d’attente.
Chacune de ses inspirations est un retour à la vie,
Elle a tirée un trait sur le passé…tout est finit.

C’est l’heure de sa renaissance,
Elle veut oublier les souffrances.
Elle entame soudain sa course frénétique
Elle libère son corps en un instant magique.

Elle retrouve toutes ses sensations perdues
Elle ne retombera jamais plus.
Elle est de retours, plus vivante que jamais,
La savane peut de nouveau trembler.

Elle a reprit sa destinée en main,
Pour vivre encore des centaines de lendemains.
Elle ne se laissera plus jamais abattre.
Le black tigress is come back.

Morguie